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Logement, « démarchandisation »… Les Informés du matin de franceinfo du vendredi 24 avril 2026 – franceinfo
24 avril 2026ENQUETE. Livraison de téléphones ou de, stupéfiants… Comment la police tente de lutter contre les drones aux abords des établissements pénitentiaires – franceinfo
Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
Selon notre équipe, l'article intitulé « ENQUETE. Livraison de téléphones ou de, stupéfiants… Comment la police tente de lutter contre les drones aux abords des établissements pénitentiaires – franceinfo » mérite un regard attentif.
Ce qu'il faut connaître
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Mis à jour
Temps de lecture : 3min – vidéo : 4min
En prison, les trafics passent désormais par les airs : des drones livrent des téléphones, de la drogue et d’autres objets interdits, parfois jusqu’aux fenêtres mêmes des cellules. Plus de 2 000 livraisons illégales ont été recensées en 2025, en forte hausse sur un an. Enquête à la prison de Beauvais, dans l’Oise.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
La scène ne dure que quelques secondes : une livraison par drone dans une prison. C’était il y a quelques semaines à peine, à Lille (Nord). Sur les images, on aperçoit l’aéronef et suspendu au bout d’un fil, un colis de couleur blanche. Après s’être stabilisé, il largue son paquet à l’intérieur de l’enceinte. Ce type de livraison est de plus en plus courant, un fléau que les autorités essaient d’endiguer.
Cette nuit-là, une nos rédacteurs de France Télévisions suit une patrouille de police à Beauvais (Oise). Un centre pénitentiaire se trouve à proximité. Il ne faut pas attendre longtemps avant d’avoir une alerte : un survol de drone au centre pénitentiaire, aux abords d’une partie boisée. Ils sont en communication permanente avec le centre pénitentiaire. Le droniste se trouve potentiellement dans une zone, l’équipage part à sa recherche. Après de longues minutes, plus aucune trace : le drone et son pilote sont introuvables.
Mais la nuit ne fait que commencer. Les policiers reprennent leur patrouille, à la recherche du moindre comportement suspect. « Ça peut être très proche comme ça peut être très loin, et ça malheureusement, on ne peut pas le savoir. C’est en contrôlant des véhicules, en écoutant essentiellement, et en essayant de voir un drone survoler« , explique une policière. « C’est comme si on était à la chasse. Il faut qu’on attende que le gibier arrive, on va dire », poursuit son collègue.
En 2025, plus de 2000 livraisons ont été effectuées dans des prisons en France. Sur des images, les malfaiteurs se mettent en scène. Ils ont eux-mêmes tourné la vidéo grâce à une caméra fixée sur le drone. Un colis est attaché à une corde fixée sur l’appareil. Le drone s’approche des fenêtres de la cellule. Avec un bâton, le détenu réussit à récupérer le paquet. Une livraison, là aussi, en quelques secondes.
Les dronistes n’hésitent pas à aller au plus près des centres pénitentiaires. Les policiers de Beauvais connaissent les meilleurs endroits. Ils ont réussi à interpeller un homme il y a quelques jours au bout d’un chemin, à la lisière du centre de détention. « On a eu un droniste qui est monté à ce niveau-là, juste ici, en fait, et qui a posé son drone là pour le faire voler. Là, ils ont un visuel direct sur le centre pénitentiaire. Du coup, pour livrer, c’est beaucoup plus simple pour eux », explique une agente.
La présence de l’équipe est vite repérée. Les détenus crient pour avertir leurs éventuels complices. Rien qu’en 2025, une centaine de livraisons ont été effectuées ici. Une quarantaine de personnes a été interpellée dans le secteur et une vingtaine de drones saisis. Une partie est stockée dans la salle des scellés du commissariat de Beauvais.
Depuis plusieurs années, le matériel utilisé par les dronistes est de plus en plus sophistiqué. « On est vraiment sur du très haut de gamme, à peu près 1 500 euros l’acquisition. Et là, oui, vous pouvez transporter aisément et faire plusieurs livraisons sur le centre pénitentiaire. Si vous n’êtes pas détecté, vous livrez toute la nuit. Ce type de modèle permet notamment de transporter du matériel assez lourd, dont des téléphones portables en nombre, et également de la matière stupéfiante« , explique Jérémy Inard, le chef de la Police nationale de la circonscription de Beauvais.
Le ministre de la Justice a annoncé débloquer une enveloppe d’un million d’euros pour l’installation de nouveaux dispositifs de lutte contre les drones dans les établissements pénitentiaires.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L’équipe continuera à analyser les points saillants.

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