Wall Street vue dans le désordre, l’Europe prudente avec le Moyen-Orient
24 avril 2026Reuters.com
24 avril 2026Analyse : Nous mettons en lumière certains aspects de cette actualité.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « immersion auprès des livreurs Uber Eats et Deliveroo – franceinfo ».
Résumé rapide
Publié
Temps de lecture : 2min – vidéo : 3min
Sur leurs vélos, ils livrent des repas à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Cadences infernales, revenus dérisoires… Une plainte vise les deux géants de la livraison, UberEat et Deliveroo, accusés de traite d’êtres humains. Immersion dans un quotidien sous pression.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Sept jours sur sept, Bafodé enchaîne les courses contre la montre. Il sillonne à vélo les rues de Bordeaux (Gironde) depuis six ans pour livrer des repas à domicile. Bafodé n’a aucune autre source de revenu pour vivre. Alors, difficile pour lui de refuser une course. « 7,81 euros. On n’est pas le choix, on fait ça pour gagner un peu d’argent« , dit-il. Pour ce tarif, il doit effectuer deux livraisons dans la banlieue de Bordeaux, plus d’une heure aller-retour au total, avec la pression permanente d’éventuels mauvais avis des clients. « Si tu ne mets pas bien [la nourriture], ça va se renverser. Il y a certains clients qui vont demander à être remboursés », signale-t-il.
De jour comme de nuit, il faut faire vite et bien, ignorer la fatigue et éviter les risques d’accidents, constants. Livreurs à vélo est un métier solitaire, où l’isolement est parfois pesant. Alors le soir, après dix ou douze heures de travail, ils ont l’habitude de se retrouver sur une place, l’occasion de comparer leur maigre salaire du jour. « Moi, j’ai fait quatre courses aujourd’hui, 18 euros« , confie l’un d’eux. « Toi, tu fais deux courses, toi tu gagnes 20 balles », lui rétorque un livreur. « Mais les deux courses, il m’a fallu aller loin », répond son camarade.
Ces livreurs très précaires sont contraints d’accepter leurs conditions de travail. « Les plateformes nous maltraitent, c’est de l’esclavagisme. Parce que les commandes sont mal payées. Si j’annule cette commande, une première fois, une deuxième fois, le compte est banni. C’est ça le système. Avec les plateformes, vraiment, c’est pas facile », témoigne un livreur.
Selon Médecins du Monde, 64% d’entre eux sont sans titre de séjour. Pour travailler sur les plateformes, ils louent les comptes de livreurs déclarés, et leur versent une partie de leur salaire. Une plainte pour traite d’êtres humains vient d’être déposée par quatre associations. Contacté, Deliveroo « réfute avec la plus grande fermeté toutes allégations en lien avec la qualification visée par cette plainte ». Uber Eats affirme que le dépôt de plainte ne repose sur aucun fondement.
Comme Bafodé, de très nombreux livreurs survivent à la rue. Tous les soirs, ils cherchent un nouvel abri pour la nuit. « J’ai très peur, mais je n’ai pas le choix. C’est pour ça que je dors ici », confie-t-il. Ironie de son sort, après avoir livré des repas pendant des heures, c’est souvent le ventre vide qu’il tente de trouver un peu de répit.
Étude de Médecins du monde
Liste non exhaustive
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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