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24 avril 2026Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Voici les éléments principaux de « La ville belge de Namur veut rompre son jumelage avec Menton, passée à l’extrême droite » pour nos lecteurs.
Éléments à garder en tête
Le citron mentonnais est devenu bien trop amer pour la ville belge de Namur. La capitale de la Wallonie a décidé, le 21 avril dernier, de mettre fin à son jumelage de 70 ans avec la ville de Menton dans les Alpes-Maritimes. En cause : l’élection un mois plus tôt à la mairie d’Alexandra Masson, la candidate du Rassemblement national.
Le jumelage entre les deux villes n’était avant cela guère florissant. En 2023, une cérémonie a même été organisée pour « renouer » les liens « après 35 ans de sommeil », pour citer un communiqué publié sur le site officiel de Menton. Et trois ans plus tard, le voilà définitivement enterré. Le conseil communal de la ville belge a décidé de « suspendre, à titre conservatoire et avec effet immédiat, les relations entre la ville de Namur et la ville de Menton, dans leur dimension institutionnelle », rapporte la RTBF.
Auprès de France 3 Côte-d’Azur, Charlotte Déom, adjointe au bourgmestre (l’équivalent du maire en Belgique), explique que la décision a été prise au nom du respect du « cordon sanitaire » en vigueur chez nos voisins contre les partis et représentants d’extrême droite.
Le cordon sanitaire contre l’extrême droite, plus simple en Belgique qu’en France
De plus en plus sujet à discussion et à distorsion en France, le principe du « cordon sanitaire » est bien plus strictement appliqué en Belgique, où il a été conforté par une décision du Conseil d’État en 1999, rapporte l’INA. Instauré après la percée d’un parti local au début des années 90, il se traduit d’une part au niveau politique par l’engagement des partis traditionnels à ne pas gouverner avec l’extrême droite, et d’autre part, au niveau médiatique, par l’obligation de ne pas donner librement la parole à un de leurs représentants, sans possibilité de contextualiser ou recadrer leurs propos.
Concrètement, l’extrême droite est, outre-Quiévrain, privée de direct sur les médias audiovisuels et sa parole se fait plus rare que chez nous dans les médias écrits.
Le cordon sanitaire n’englobe pas spécifiquement le jumelage des villes. Mais Charlotte Déom justifie la décision du conseil communal par un souci de « cohérence ». « En avril 2025, la ville de Namur a voté une motion qui réaffirme clairement notre attachement aux valeurs démocratiques, à l’État de droit, à l’égalité et au respect des droits fondamentaux. Cette motion nous oblige, en cohérence, à veiller à ce que nos relations extérieures ne contredisent pas ces principes », détaille l’élue.
Un courrier doit être prochainement envoyé à la municipalité française pour acter le divorce. Contactés par France 3, les services de Menton ont indiqué n’avoir rien reçu à ce stade. « Tant que nous n’avons pas reçu de courrier officiel, rien n’est acté », fait-on valoir, sans davantage de commentaires.
Députée des Alpes-Maritimes, Alexandra Masson a porté les couleurs du Rassemblement national dans cette ville acquise à la droite. Donnée favorite, elle l’a emporté sans difficulté, battant au passage l’un des fils de l’ancien président Nicolas Sarkozy.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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