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24 avril 2026Reuters.com
24 avril 2026« Le centre-ville est la plus grande galerie marchande ouverte de Carcassonne » : ces irréductibles commerçants qui résistent aux fermetures en centre-ville
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Points saillants
Récemment, la rédaction de L’Indépendant faisait état d’un contexte commercial difficile dans les rues de la Bastide Saint-Louis à Carcassonne. Bien que ce constat soit partagé par l’ensemble des commerçants, quelques irréductibles résistent, espérant parvenir à redynamiser le centre-ville avec l’aide de l’association des commerçants du centre-ville et de la nouvelle mairie.
« Le centre-ville est la plus grande galerie marchande ouverte de Carcassonne ! Nous avons plus de 200 boutiques au sein de la Bastide », rappelle Céline Sanchez, co-présidente de l’Association des commerçants de la Bastide de Carcassonne. Naissance, meubles, beauté, mode… Les boutiques du centre-ville affichent une belle diversité dans leurs vitrines, reste que passer le cap crucial des cinq ans demeure, pour beaucoup, loin d’être acquis.
Présents depuis plusieurs années malgré les turbulences, quelques commerçants du centre-ville ont accepté de dévoiler leur secret de longévité : « Faire de belles vitrines, c’est ça qui nous sauvera et il faut maintenir un produit de bonne qualité, d’un certain prix », avance André Breffeil, retraité et ancien président de l’Union des commerçants.
Ornella Pagliarella, de l’épicerie italienne Chez Fulvio, ouverte depuis octobre 2025 rue Clemenceau, a, elle, remarqué que les modes de consommation ont changé. Les clients sont plus regardants sur l’origine des produits, surtout pour l’alimentaire. « On propose des produits italiens, c’est atypique et cela marche plutôt bien. On doit sans cesse s’adapter même si ce n’est pas dans nos conditions et surtout, avoir un bon conseil client, prendre le temps. » Elle marque une courte pause pour servir une cliente : « Anne, je vous offre un tiramisu, vous m’en direz des nouvelles ».
Il ne faut pas rester assis et attendre, il faut être dans l’action.
Son voisin, Guy, ébéniste sculpteur et tourneur, travaille le bois dans la vitrine de son magasin. « Cela attire toujours le regard des gens, mais je suis un grand timide », plaisante-t-il. Comme Ornella, lui aussi est partisan de la diversification et de l’atypicité : « Je fais de la garde de bagages, les gens déposent leurs sacs et reviennent les chercher après leur balade. J’ai aussi des commandes particulières comme des tables ou des statues et de la vente en ligne, les gens aiment le événement main », poursuit-il. Selon lui, pour faire vivre un commerce, « il ne faut pas rester assis et attendre, il faut être dans l’action ».
La majorité des commerces du centre-ville sont des indépendants, cela « apporte une certaine authenticité et une belle expérience aux clients qui poussent nos portes », affirme Céline Sanchez, co-présidente de l’association.
Les idées des commerçants pour redynamiser le centre-ville
Si la dernière municipalité a pu profiter de l’Action Cœur de Ville mise en place par l’État dans près de 240 communes de moyenne strate en 2025, les effets peinent pour l’instant à se faire ressentir.
Les loyers constituent l’une des plus grosses charges des boutiques. Sur la place Carnot, une centaine de m² peuvent coûter près de 1 500 euros. « Les loyers sont trop importants. Les bâtiments ont été rachetés par des sociétés foncières à Paris qui imposent leurs prix sans tenir compte du contexte ni du foncier », soupire Céline Sanchez. Dans d’autres villes, les municipalités ont choisi de racheter les bâtiments afin de maîtriser les prix de location et ainsi donner un coup de pouce aux commerçants.
Cette année, l’Association des commerçants du centre-ville a fait une demande de subvention à la nouvelle municipalité afin de mettre en place des actions pour redynamiser les rues de la Bastide. « On veut créer des animations une fois par mois, essayer de faire venir des bandes et mettre en place des achats remboursés », détaille Céline Sanchez. « Pourquoi pas mettre des portants devant les magasins pour habiller les rues et donner de la visibilité aux commerçants », ajoute Ornella Pagliarella, de l’épicerie Chez Fulvio.
André Breffeil ne manque pas de rappeler que les choses pourront évoluer à condition de mettre en place une politique de rénovation de l’habitat.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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