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24 avril 2026« Les Américains se sont interdits d’intervenir dans les eaux pakistanaises »: la parade iranienne près du détroit d’Ormuz
Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
Un regard éditorial sur « « Les Américains se sont interdits d’intervenir dans les eaux pakistanaises »: la parade iranienne près du détroit d’Ormuz » pour mieux comprendre l'article.
Points clés à connaître
Donald Trump a déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi 24 avril, « avoir tout son temps » dans la guerre contre l’Iran.Ouverture dans un nouvel onglet Le président américain avait, d’ailleurs, déjà annoncé cette semaine la prolongation du cessez-le-feu sans donner d’ultimatum. Si Donald Trump temporise et dit avoir tout son temps, un troisième porte-avions américain, le George H.W. Bush, vient d’arriver à proximité du Moyen-Orient. L’un des deux porte-avions déjà déployés pourrait retourner à sa base après près d’un an en mer, estime le général Jean-Claude Allard. Ce chercheur associé à l’IRIS, estime que l’objectif des États-Unis reste, néanmoins et malgré le cessez-le-feu en vigueur, de maintenir « des capacités américaines dans le Golfe pour frapper l’Iran » en cas de fin du cessez-le-feu.
franceinfo : L’arrivée d’un nouveau porte-avions sur cette zone est-elle une façon de maintenir la pression sur le régime iranien ?
Général Jean-Claude Allard : Naturellement, mais il faut noter que le George H.W. Bush est arrivé en passant par le sud de l’Afrique. Cela traduit une certaine méfiance quant à la circulation en mer Rouge. Il est là pour multiplier les capacités de frappe américaines. Il faut, néanmoins, aussi rester prudent, car l’un des deux porte-avions pourrait retourner à sa base après près d’un an en mer sans interruption pour l’équipage. Cela signifierait un relâchement temporaire de la pression sur les équipages afin qu’ils puissent tenir le rythme, tout en maintenant des capacités américaines dans le Golfe pour frapper l’Iran si les menaces de Donald Trump devaient être mises à exécution.
Le blocage du détroit d’Ormuz se poursuit, avec seulement quelques navires qui passent encore au compte-gouttes. Donald Trump affirme que les États-Unis contrôlent totalement le détroit, tandis que les gardiens de la révolution iraniens revendiquent eux aussi ce contrôle. Alors, qui dit vrai ?
Général Jean-Claude Allard : Ceux qui sont le mieux placés pour contrôler le détroit lui-même, ce sont les gardiens de la révolution, puisqu’ils sont installés sur les rives nord et disposent d’un certain nombre de moyens légers, comme des vedettes rapides ou des missiles d’une portée de 35 kilomètres, capables de couvrir l’ensemble du détroit. Les Américains, eux, ne sont pas positionnés dans le détroit. Ils se trouvent à la sortie et tentent d’empêcher les bateaux en provenance des ports iraniens de passer. Les Iraniens ont, toutefois, trouvé une parade : leurs bateaux, une fois sortis du détroit, entrent dans les eaux territoriales pakistanaises et pratiquent ce que l’on appelle le cabotage, c’est-à-dire qu’ils naviguent au plus près des côtes. Or, jusqu’à présent, les Américains se sont interdits d’intervenir dans les eaux territoriales pakistanaises pour arrêter ces bateaux-là. Le Pakistan joue un rôle de levier diplomatique pour la reprise des négociations à Islamabad. Les Américains évitent donc toute incursion dans ses eaux territoriales.
Le Pakistan joue actuellement un rôle d’intermédiaire entre les États-Unis et l’Iran. Donald Trump affirmait encore, jeudi 23 avril, avoir ordonné à la marine américaine d’abattre et de détruire tous les bateaux qui poseraient des mines dans le détroit. Alors que beaucoup d’experts estiment qu’il est, en réalité, assez peu probable que les Iraniens aient posé des mines, que sait-on réellement d’un éventuel minage du détroit d’Ormuz ?
Général Jean-Claude Allard : Le minage du détroit gêne également le trafic des navires, y compris ceux qui tentent de passer au profit de l’Iran et de son commerce pétrolier. Mais le CENTCOM (Commandement central des États-Unis) a publié cette nuit une actualité selon laquelle quelques mines auraient vraisemblablement été posées, en précisant que leur localisation serait à peu près connue. Alors, pourquoi ces bateaux n’ont-ils pas été empêchés de poser ces mines ? Certainement parce que, si l’on tire sur un bateau qui transporte des mines, celui-ci coule et les mines restent dans l’eau, sans que l’on sache où elles se trouvent. La mine est un outil qui peut servir à empêcher le trafic international que les États-Unis cherchent à rétablir. Il est donc évident que les ordres sont d’empêcher la pose de mines. Les États-Unis affirment désormais vouloir rétablir la sécurité dans la zone. Il faut d’ailleurs souligner qu’outre le porte-avions George H.W. Bush, deux navires démineurs ont quitté le Japon et seraient actuellement en train d’arriver sur la zone.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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