
« Boys don’t cry » dépasse le milliard de streams et s’offre un nouvel EP
25 avril 2026Les États-Unis affirment que le Venezuela peut financer la défense de Nicolas Maduro et de son épouse
25 avril 2026Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Au Mali, d’importants combats éclatent entre l’armée et des « groupes terroristes » ».
Résumé des éléments principaux
Des combats d’ampleur étaient en cours à la périphérie de la capitale malienne, Bamako, et dans plusieurs villes importantes du pays entre l’armée malienne et des « groupes terroristes » ayant mené des attaques coordonnées, ce samedi 25 avril. Le Mali, pays sahélien dirigé par une junte, est en proie depuis plus d’une décennie aux conflits et aux violences jihadistes, mais il s’agit des attaques les plus sérieuses contre la junte par les jihadistes et la rébellion touareg du FLA depuis des années.
« Nous faisons face à une vaste offensive coordonnée dans tout le pays à un niveau inédit depuis 2012, lorsque le gouvernement a perdu la moitié du pays. (Il y a eu de ) graves défaillances de sécurité à Bamako », a commenté auprès de l’AFP Charlie Werb, analyste du cabinet de conseil Aldebaran Threat Consultants (ATC).
Samedi après-midi, les combats entre l’armée et les assaillants, entamés à l’aube, se poursuivaient intensément en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes, en particulier à Kidal, bastion historique des groupes armés indépendantistes dans le Nord. La rébellion touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA) a revendiqué sa prise de contrôle.
Kidal avait été reprise en novembre 2023 par l’armée malienne, appuyée par des combattants du groupe paramilitaire russe Wagner, mettant fin à plus d’une décennie de contrôle par des groupes rebelles.
Le FLA revendique en outre avoir pris le contrôle de plusieurs positions dans la région de Gao (nord), selon des déclarations publiées sur les réseaux sociaux. Dans des messages sur X, son porte-parole, Mohamed Elmaouloud Ramadane, indique que « plusieurs positions sont déjà passées sous le contrôle des forces de l’Azawad », ajoutant que celles-ci « poursuivent leur progression à l’intérieur de la ville » de Kidal.
Les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ont également revendiqué samedi la série d’attaques coordonnées avec la rébellion touareg. Dans un communiqué, le JNIM, qui lutte depuis des années contre les militaires au pouvoir à Bamako, proclame une « victoire », estimant qu’elle est le fruit d’un « travail acharné », d’une coordination avec ses « partenaires » et « grâce à la participation active de nos frères du Front de libération de l’Azawad ».
« Ensemble nous opérons une véritable transformation, au service de la religion, du pays et du peuple », déclare le groupe dans son communiqué. Le JNIM déclare assumer « la responsabilité » pour les attaques ayant visé samedi « le siège du président malien Assimi Goïta, le siège du ministre malien de la Défense Sadio Camara, l’aéroport international » de Bamako, la capitale, et « les sites militaires dans la ville de Kati » voisine, fief de la junte. Les jihadistes disent aussi avoir pris « le contrôle total de la ville de Mopti (centre) et contrôler la plupart des bastions de l’armée et des mercenaires à Sévaré (centre) et à Gao » (nord).
De son côté, l’Union africaine (UA) a dit « condamner fermement » ces attaques par des groupes armés, estimant qu’elles « risquent d’exposer les populations civiles à des dangers importants ». Après avoir annoncé que « des groupes armés terroristes, non encore identifiés », avaient « pris pour cibles tôt ce matin certains points et casernes de la capitale et de l’intérieur » et que des combats étaient en cours, l’armée malienne a déclaré plus tard dans un nouveau communiqué que la situation était « sous contrôle », en dépit de tirs toujours entendus, et que « plusieurs terroristes ont été neutralisés et des équipements détruits ».
« Le JNIM et le FLA ont lancé des attaques coordonnées au Mali. De nombreuses positions de l’armée et de l’Africa Corps (organisation paramilitaire russe) continuent d’être prises pour cible à Kati, Kidal, Sévaré et Gao », a résumé Hasret Kargın, chercheur Afrique au cabinet d’intelligence Mintel World. « Les chances de reprendre des villes comme Kidal et Gao sans appui aérien militaire sont très faibles. Le soutien aérien sera le facteur décisif pour les deux camps », a-t-il relevé.
Le Mali est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir par deux coups d’État en 2020 et 2021. Le pays est confronté depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires et des indépendantistes.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

9999999
