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25 avril 2026“Aujourd’hui, la situation ne nous fait envisager aucune pénurie” de carburant en France, assure Macron
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Emmanuel Macron lors d’un déplacement à Athènes, en Grèce, le 25 avril 2026. COSTAS BALTAS / ANADOLU VIA AFP
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Une pénurie ? Quelle pénurie ? Emmanuel Macron a assuré ce samedi 25 avril à Athènes que la guerre au Moyen-Orient ne laissait aujourd’hui « envisager aucune pénurie » de carburant en France, mettant en garde contre les scénarios qui risquent de provoquer des « comportements de panique ».
Le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné avait estimé la veille que si le blocage du détroit d’Ormuz, dans le Golfe, perdurait « encore deux ou trois mois », la France entrerait « dans une ère de pénurie énergétique ».
• Pouyanné évoque une pénurie dans les « deux ou trois mois »
Invité à la World Policy Conference organisée par l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Chantilly, près de Paris, Patrick Pouyanné a appelé à la « résilience » face au blocage du détroit d’Ormuz, évoquant des investissements « probablement dans de nouveaux pipelines » afin de réduire la dépendance à ce passage maritime stratégique.
Mais c’est surtout son alerte sur les conséquences à court terme pour la France qui a retenu l’attention, alors que seuls quelques navires, en majorité liés à l’Iran, ont emprunté le détroit d’Ormuz depuis février pour les exportations d’hydrocarbures du Golfe. « Nous avons désormais absorbé tout le surplus (des stocks, NDLR). Si la situation perdure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans une ère de pénurie énergétique, comme celle que subissent déjà certains pays asiatiques », a alerté le patron de TotalEnergies.
« La pénurie n’est pas encore présente dans le bassin atlantique (…) mais on ne peut pas se permettre de laisser 20 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz inaccessibles sans conséquences majeures », a-t-il ajouté. « Tout dépend donc de la durée. (…) La résolution du problème du détroit d’Ormuz est un enjeu crucial », a-t-il poursuivi, rappelant que son entreprise avait « perdu 15 % de (sa) production au Moyen-Orient » avec cette guerre.
• Un scénario qui n’est « pas le plus probable », tempère Macron
« On n’est pas dans le scénario qui est un des scénarios du pire que vous avez décrit, qui n’est aujourd’hui pas le plus probable et qu’il ne m’appartient pas de commenter », a affirmé le président, interrogé sur l’hypothèse évoquée par Pouyanné lors d’une conférence de presse dans le cadre de sa visite à Athènes.
Selon lui, « la pire des choses, dans ces moments-là où il y a des tensions, de l’incertitude géopolitique, c’est que ces tensions soient accrues par des comportements de panique ». « Et bien souvent, la pénurie, on la crée par ces comportements de panique eux-mêmes », a-t-il estimé.
« Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation est contrôlée », malgré l’impact sur les prix, et qu’« aujourd’hui, la situation ne nous fait envisager aucune pénurie », a encore affirmé Emmanuel Macron.
• L’inflation en forte hausse dans la zone euro
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la navigation dans le détroit d’Ormuz – où transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde – est quasiment paralysée par l’Iran, un blocus auquel s’ajoute celui décidé par Donald Trump sur les ports iraniens.
Le conflit a également entraîné une hausse de l’inflation dans de nombreuses régions, notamment dans la zone euro où elle a été révisée en hausse en mars, à 2,6 % sur un an contre 2,5 % initialement annoncé, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis juillet 2024.
Il s’agit d’une forte progression par rapport à février, où l’inflation ressortait à 1,9 %, les prix ayant été tirés à la hausse le mois dernier par le conflit au Moyen-Orient et l’envolée du pétrole et du gaz.
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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