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25 avril 2026Avec la série « P*tain de soirée » de Roman Doduik, France Télévisions fait le pari du vertical
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels à retenir.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Avec la série « P*tain de soirée » de Roman Doduik, France Télévisions fait le pari du vertical ».
Résumé synthétique
C’est bien connu : les jeunes ne regardent plus la télévision. Pour la Gen Z, le petit écran est celui de leur smartphone, où ils passent (trop) leur temps à scroller. Alors pour conquérir cette audience qui déserte la télé traditionnelle, France Télévisions va les chercher là où ils sont : sur les réseaux sociaux.
Le service public lance ainsi sa toute première série entièrement verticale, P*tain de soirée, diffusée sur aucune chaîne télé. Aux manettes de cette création originale : Roman Doduik et Quentin Pissot, qui se sont rencontrés sur le tournage de Zonz, une série France TV Slash.
P*tain de soirée déroule la fête d’anniversaire surprise d’Angèle (Lou Howard), organisée par son meilleur ami Simon (Roman Doduik). Lorsqu’il apprend qu’elle s’envole pour le Canada sans billet retour, il décide de lui déclarer sa flamme. Un peu trouillard, Simon est épaulé par son meilleur ami Théo (Denez Raoul) et sa sœur de douze ans, Sasha (Katell Varvat). Mais il va rencontrer plusieurs obstacles, à commencer par l’ex d’Angèle, Ben (Léo Vazzoler).
Toute l’équipe était au festival Canneséries pour présenter les vingt épisodes de trois minutes avant leur diffusion, qui débutera à partir du 27 avril. Un épisode sera publié chaque jour sur les comptes TikTok, Instagram, Snapchat, YouTube et Facebook de Slash, ainsi que ceux de Roman Doduik.
Le comédien, également humoriste et influenceur, est suivi par près de trois millions d’abonnés sur TikTok et un million sur YouTube, où il publie déjà des sketches et fictions faits maison. Avec P*tain de soirée, le niveau monte d’un cran. « Il fallait trouver comment raconter une histoire d’amour en vertical, dans un format très court, et sans faire du sketch », nous explique Roman Doduik à Cannes.
La première série France TV pensée en verticale
Car France Télévisions tenait à produire une série « premium », à l’opposé des micro-dramas chinois à la mode sur TikTok, réalisés à la va-vite et en partie par IA. Visuellement, P*tain de soirée a tout d’une série classique, et la réalisation est même meilleure que de bon nombre de fictions longues sur les plateformes de streaming.
Pour le réalisateur Félix Guimard, la verticalité n’était pas une contrainte, loin de là : « On ne poserait pas la question pour un film en 1:1, ou 4:3 ou 2:35. Le vertical, c’est juste un format. On a eu la chance de pouvoir l’exploiter parce que ce n’est pas de l’horizontal dans lequel on viendrait chercher du vertical ». Il a quand même dû penser à laisser de la place pour la légende et les boutons likes et commentaires qui apparaissent sur TikTok et Instagram.
« C’est intéressant à travailler en tant qu’acteur, ça donne d’autres axes de caméra et des mouvements différents », note de son côté Léo Vazzoler. L’actrice principale Lou Howard souligne que le format nécessite un peu de gymnastique devant la caméra : « Si on a un objet dans la main, comme un verre, on ne le voit pas tant qu’il n’est pas au niveau de notre poitrine, donc c’est un peu bizarre parfois pour le faire intervenir dans la scène ». Et les mouvements latéraux sont évidemment proscrits. Mais la proximité qu’offre le format vertical aide à entrer très vite dans l’histoire et les personnages, même sur un écran de téléphone.
Regarder plutôt que scroller
Le rythme est aussi calibré aux réseaux sociaux. Pour capter l’attention en déclin de la Gen Z, la série ne laisse aucune place aux temps morts. L’intrigue avance à mille à l’heure, le montage est ultra-dynamique et chaque épisode se termine par un cliffhanger (ce qui en fait, au total, dix-neuf en moins d’une heure).
Comme les dernières, les premières secondes sont cruciales pour stopper les spectateurs en plein scrolling, dans un flux de vidéos conçu par les plateformes pour ne jamais s’arrêter. « L’idée, c’est d’essayer de bloquer les gens qui n’ont pas forcément l’envie ou le courage de regarder une fiction », développe Félix Guimard. Les épisodes démarrent donc tous par une story Snapchat, filmée au téléphone par un personnage pendant la soirée. Le temps que la série bascule sur une réalisation chiadée et que le spectateur comprenne qu’il s’agit d’une fiction, il sera déjà captivé.
Une façon habile de s’adapter aux pratiques des jeunes, plutôt que de leur jeter la pierre : « Le scrolling n’est pas plus débile que regarder la télé en rentrant chez soi il y a 20 ans », insiste le réalisateur. « C’est une question de temps de cerveau. Si on scroll plutôt que d’aller au musée, c’est qu’on est juste fatigué, on a chacun nos problèmes. Je pense que cette génération le sait, elle l’a conscientisé et c’est difficile pour elle parce que c’est une vraie addiction ».
Un Projet X à la française
En dehors des spécificités du format vertical, la série reprend tous les codes des comédies romantiques et teen movies américains, à commencer par Projet X pour sa soirée démesurée. « On est aussi allé chercher du côté de Quand Harry rencontre Sally et 500 jours ensemble, dont le personnage de la petite sœur est très clairement inspiré », explique Quentin Pissot au HuffPost.
Félix Guimard cite, lui, Juno, SuperGrave, American Pie ou encore Garden State « pour les papiers peints ». Le réalisateur souligne aussi les similitudes avec Scott Pilgrim d’Edgar Wright, sorti en 2010, « parce que c’est une comédie romantique à l’ancienne, où la comédienne n’est pas un faire-valoir du comédien ».
Comme ses sources d’inspiration, P*tain de soirée utilise de grosses ficelles et ne fait pas toujours dans la subtilité mais c’est normal. Pour une série à destination d’un public très jeune, elle arrive même à tirer son épingle du jeu surjoué des acteurs. Alors tant pis si elle ne plait pas aux habitués de leur poste de télé. Ça tombe bien, ils ne sont pas conviés à cette P*tain de soirée.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

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