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25 avril 2026Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « de retour en Alsace, Cécile Kohler et Jacques Paris racontent leur détention en Iran ».
Les points essentiels à retenir
Jacques Paris et Cécile Kohler, emprisonnés dans une prison à Evin, en Iran près de Téhéran, reviennent sur leur détention. Ce samedi 25 avril, les deux anciens otages sont à Soultz, ville d’origine de Cécile Kohler, dans le Haut-Rhin, pour retirer leurs portraits de la mairie.
Plus de trois ans de détention et une vie à rattraper. Arrivés en France le 8 avril après avoir été détenus en Iran pendant près de quatre ans, les anciens otages Cécile Kohler et Jacques Paris sont ce samedi 25 avril à Soultz, ville d’origine de Cécile, où ils doivent retirer leurs portraits de la mairie affichés depuis leur rapt.
C’est au mois de mai 2022 que les deux touristes sont arrêtés par les autorités iraniennes pour « espionnage ». Six mois plus tard, la télévision d’État diffusera des aveux forcés de Cécile Kohler confirmant des faits « d’espionnage ».
Les deux otages resteront emprisonnés pendant plus de trois ans dans la prison d’Evin, près de Téhéran. Ce samedi 25 avril, ils reviennent sur cette période et donnent les détails de leur détention pour nos confrères des Dernières Nouvelles d’Alsace.
« Traitement extrêmement dur »
Dans cet entretien, Cécile Kohler et Jacques Paris évoquent leur arrestation après deux semaines de voyage « à travers le pays » et une rencontre avec des forces armées à seulement « quelques kilomètres » de l’aéroport le soir de leur retour. Ensuite, c’est le trou noir. Les voilà les yeux bandés, transportés sans information, avant d’être incarcérés à l’isolement.
C’est à ce moment que les deux otages seront régulièrement torturés psychologiquement, subissant un « traitement extrêmement dur ». « Des techniques très étudiées. On vous isole, on trouble votre sommeil, on dort par terre et une lumière intense est allumée 24 heures sur 24. Ça déclenche des troubles digestifs », raconte Jacques Paris.
« C’est insupportable d‘être à l’isolement 24 heures sur 24. C’est une épreuve humaine terrifiante », ajoute Cécile Kohler.
Les deux Français font également le récit d’heures de repas « fluctuantes pour nous désorienter », de douches de dix minutes par semaine « montre en main », de sorties strictement encadrées et surveillées les yeux bandés.
« Votre univers se résume à 9 m². le situation de vivre dans une toute petite pièce comme ça est très difficile. N’avoir droit qu‘à deux douches par semaine est insupportable », explique celle qui était enseignante avant sa détention.
Six mois à l’ambassade de France
Puis vient la détention en cellules partagées avec d’autres détenus. Mais Jacques Paris et Cécile Kohler ne se verront que très peu. « Les dix-sept premiers mois, on s’est vus quatre minutes, filmés pour une vidéo dont ils avaient besoin », précise Jacques Paris.
Après cette période, les deux otages ne se reverront que rarement, jamais longtemps. Cette période de détention a aussi été marquée par un procès, neuf séances au tribunal et un verdict, le 14 octobre 2025: 17 et 20 ans de prison pour « espionnage ».
Malgré ce coup de massue, les deux détenus sont finalement libérés le 4 novembre 2025. Une fois sortis de prison, ces derniers sont emmenés à l’ambassade française de Téhéran. Avant d’en ressortir six mois plus tard direction la France. Une bulle d’air.
« Au moment où les portes de l’ambassade se sont refermées sur nous, je me suis enfin sentie en sécurité, un sentiment que je n’avais pas éprouvé pendant trois ans et demi », explique Cécile Kohler.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

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