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25 avril 2026Derrière l’engouement pour l’Hyrox et le culte du « dépassement de soi », un business florissant – franceinfo
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette nouvelle selon nos journalistes.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « Derrière l’engouement pour l’Hyrox et le culte du « dépassement de soi », un business florissant – franceinfo ».
Ce qu’il faut observer
L’Hyrox a rassemblé 100 000 afficionados en France, en 2025, soit une hausse de 42 % en un an. Cette pratique sportive en plein essor génère des millions d’euros de chiffre d’affaires.
Publié
Temps de lecture : 3min
L’Hyrox est devenu très tendance en France depuis quelques années. Créée en Allemagne en 2017 par la marque du même nom et arrivée en France en 2023, cette compétition consiste en une course de 8 km entrecoupée à chaque kilomètre par une épreuve de fitness. Depuis jeudi et jusqu’au 27 avril 2026, 22 000 compétiteurs vont participer à l’épreuve organisée au Grand Palais, à Paris.
En France, 1 300 salles de sport sont partenaires avec la marque Hyrox. Rendez-vous dans le Ve arrondissement de Paris, chez RITM, une salle qui propose deux à trois entraînements par jour. Kyrian, l’entraîneur, démarre la séance : « Ça va être du run. C’est du sprint, je veux que ça aille à fond.«
Il y en a minimum deux par phrase et c’est normal puisque toutes les épreuves ou presque ont des noms anglais : « Station numéro une, les wall balls ; station numéro deux les push press et ensuite farmer carry« , poursuit Kyrian. Le farmer carry, c’est le occurrence de porter dans chaque main un poids d’une vingtaine de kilos appelé kettlebell. Dans la salle, deux participants poussent une luge lestée, un exercice qui s’appelle le sled push, et de son côté Julien s’exerce au wall ball, un ballon qui pèse plusieurs kilos. Il faut le lancer à deux mètres cinquante de haut, le rattraper et faire une flexion.
Ce kiné du sport a pris un ballon de neuf kilos : « Sur les trois minutes, ça va être long. La première déjà est dure, les deux autres vont être horribles. » On retrouve Julien trois quarts d’heure plus tard, dégoulinant de sueur : « En fin de séance, on est carbonisé, mais ça fait du bien.«
« On sécrète de l’endorphine, hormone du plaisir, donc on est content. »
Julien, adepte de l’Hyroxfranceinfo
Ce qui diffère globalement de la pratique de la course à pied ou de la musculation, c’est le côté social de l’Hyrox, estime Sandra, qui participe à l’entraînement : « On se fait des amis, et puis ce qui est sympa, c’est que c’est multigénérationnel. Il y a des gens qui ont 25, 30, 40 ou 50 ans. On s’échange nos Instagram, on discute, il y a une vraie émulation. On va faire ça en groupe, on essaye de se challenger avec la voisine ou le voisin : prendre plus de poids, aller plus vite. » D’ailleurs, pour les compétitions, il y a plusieurs formats possibles. Vous pouvez participer seul, en duo, mixte ou pas, et enfin en relais dans un quatuor.
En 2025, 12 000 personnes avaient pris part à l’Hyrox du Grand Palais. Le chiffre a presque doublé cette année et 100 000 personnes étaient sur liste d’attente. L’Hyrox a généré 15 à 20 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025 en France, et tout un écosystème s’est créé autour de ce sport.
Sur le campus de Vélizy-Villacoublay, à 20 minutes au sud de Paris, l’entreprise Dassault Systèmes entraîne 250 de ses salariés à l’Hyrox avec machines, terrain spécifique et coach personnalisé, comme Clélia. Elle remarque de plus en plus que le monde de l’entreprise s’empare, depuis un an, du phénomène Hyrox : « Je travaille ici une fois par semaine sur les périodes d’entraînement Hyrox. Et au sein de ma salle, on travaille régulièrement avec cinq entreprises qui viennent toutes les semaines. On a des grosses boîtes. C’est dur d’exister si on ne prend pas ce virage. » Toutes les salles partenaires comme la sienne payent un abonnement de 130€ par mois à Hyrox France et, en échange, elles sont référencées sur son site internet.
À l’origine, « c’est une marque qui a créé un sport, explique Maxime Villalongue, patron d’Hyrox France, qui organise cette année six compétitions dans l’Hexagone. C’est ça qui est assez unique. Il faut bien comprendre que l’Hyrox répond à un besoin qui était présent, mais que personne n’avait identifié.«
« Il y a un marché à aller chercher. »
Maxime Villalongue, patron d’Hyrox Franceà franceinfo
Si on regarde bien, à l’année, la pratique de l’Hyrox peut vite vous coûter cher. Le dossard pour l’Hyrox de Paris coûte 150€, le pack de photos souvenirs, 40€. À cela, il faut ajouter les chaussures, les vêtements de sport, les déplacements pour les compétitions, l’abonnement à la salle… Sandra estime qu’elle débourse 2 000€ par an pour pratiquer son sport. En tant que cadre, elle est représentative du public cible de l’Hyrox, un modèle orienté vers les CSP+, confirme l’économiste et sociologue du sport, Guillaume Vallée. « On voit que 40 % des participants aux compétitions d’Hyrox en France sont des cadres ou des cadres supérieurs, deux fois plus que dans la population française.«
« On a un examen au corps qui renvoie à une certaine forme de performance, de valorisation du toujours plus. «
Guillaume Vallée, économiste et sociologue du sport, Guillaume Valléeà franceinfo
Les grandes marques ne s’y trompent pas. Puma est le sponsor officiel d’Hyrox. Adidas est arrivé un peu tard dans la course et vient de sponsoriser depuis quelques mois un autre sport semblable à l’Hyrox, pour surfer sur l’émergence de ces nouvelles pratiques.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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