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25 avril 2026
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25 avril 2026Analyse : Notre équipe offre une vue générale sur cette actualité récente.
Selon nos experts, « la stratégie du coucou gris, l’oiseau qui parasite le nid des autres » mérite une attention particulière.
Points essentiels de l’article
Son ombre plane sur 2027. Redevenu député il y a deux ans, François Hollande continue d’affiner son ambition pour la future élection présidentielle. L’ancien chef de l’État socialiste a expliqué dans les colonnes de Marianne mi-avril « se préparer » à l’échéance : ses soutiens commencent à récolter des fonds, tandis qu’il multiplie les rencontres ou déplacements.
Il est en Bretagne, ce samedi 24 avril, pour participer à un incident politique aux côtés de Bernard Cazeneuve, Raphaël Glucksmann et plusieurs autres prétendants de la gauche dite « réformiste. » L’occasion de passer encore quelques messages, et d’entretenir l’idée d’une nouvelle candidature à l’Élysée, dix ans après l’avoir quitté.
Improbable il y a quelques mois, l’opération se dessine assez clairement ce printemps, au gré des interventions du principal concerné. Pour être candidat, François Hollande va tenter de rattraper son retard sur ses concurrents en récupérant l’espace politique qu’ils auront tenté de construire, sans avoir su le défendre. C’est la technique du coucou gris, cet oiseau migrateur qui parasite le nid des autres.
Campagne au centre
Ici, la cible n’est autre que Raphaël Glucksmann, et le socle social démocrate que l’eurodéputé essaie d’agréger depuis sa campagne prometteuse de 2024. Il avait alors réussi à convaincre des électeurs déçus d’Emmanuel Macron, sans perdre de plumes chez les derniers socialistes, pour récolter quelque 14 % des voix et s’imposer en tête à gauche.
François Hollande confirme viser le même espace exigu, sans le dire vraiment. « Le centre a toujours fait l’élection présidentielle depuis 1965. Ce qui a changé, c’est qu’il n’est plus incarné et qu’il faut donc aller chercher son électorat dès le premier tour », confie ainsi l’ancien chef de l’État, stratège politique hors pair, dans les colonnes du Figaro. Rien à voir, donc, avec sa première campagne de 2012, terminée très à gauche au premier tour.
Alors, pour réussir ce retour et envisager une qualification en mai prochain, le socialiste de 71 ans ne peut que miser sur l’effondrement de son concurrent aujourd’hui mieux placé selon les sondages. Comment ? En pariant sur son expérience, en ces temps troublés. Et là aussi, François Hollande ne s’en cache pas, malgré des expressions publiques plutôt positives à l’égard du fondateur de Place Publique.
« Le sujet, c’est de réussir à être président. (…) J’ai une différence avec les autres. J’ai déjà été président, et je n’ai pas été candidat à ma propre succession. Je n’entretiens pas de relation personnelle avec le pouvoir, mais avec la France », a-t-il ainsi répondu à Marianne, qui l’interrogeait sur les autres prétendants dans l’aréopage social-démocrate. Quelques mois plus tôt, en décembre, il avait déjà ramené son rival à son statut d’eurodéputé, en expliquant devant lui avoir « pratiqué » l’Europe, mais « pas comme Raphaël, au niveau des chefs d’État. »
Mission difficile
Dans ce contexte, Raphaël Glucksmann se sait surveillé. « À chaque signe de fébrilité, il va venir : et bim. Il attend que je tombe », a-t-il récemment déclaré à l’un de ses proches, selon le récit du Parisien, conscient que l’ancien chef de l’État saura exploiter ses erreurs ou ses difficultés, s’il reproduit la même prestation que son débat face à Éric Zemmour en novembre 2025.
Depuis l’automne, les courbes des deux prétendants (pas encore officiellement déclarés) semblent légèrement se rapprocher dans les sondages. Face aux mêmes candidats, François Hollande est passé de 6 % d’intentions de vote à 8 % environ, quand Raphaël Glucksmann plafonne autour des 12 %. Autant de données propices à encourager l’ancien locataire de l’Élysée et ses actuels soutiens.
Sa quête n’en reste pas moins très incertaine. Car si François Hollande parvient à obtenir le fameux croisement des courbes, et réussit à récupérer le nid du favori, il lui faudra encore composer avec les ambitions de nombreuses autres personnalités dans son camp. Citons par exemple son ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve, ou Boris Vallaud, son ancien conseiller à l’Élysée et aujourd’hui président du groupe PS à l’Assemblée.
D’autres coucous gris sur lesquels François Hollande semble là aussi avoir un avantage : l’expérience. Pour revenir à l’Assemblée l’été 2024, il avait profité du retrait de son ami corrézien Bernard Combes pour récupérer une investiture que la direction du PS ne lui aurait jamais accordée. Drôle d’oiseau.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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