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25 avril 2026Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « l’armée russe est-elle en train de s’essouffler? ».
Ce qu'il faut retenir
La situation de l’Ukraine sur le front de l’est s’améliore tandis que l’armée russe enregistre des gains territoriaux moins importants ces derniers mois. Pour autant, Kiev n’est toujours pas en mesure de renverser la dynamique russe de grignotage.
En grande difficulté face aux assauts russes l’an dernier, l’armée ukrainienne serait-elle en train de retrouver un peu d’air sur le front? C’est en tout cas ce que laissent entendre les autorités ukrainiennes ces derniers jours.
« Notre position sur le champ de bataille est (…) la plus forte, ou la plus solide, qu’elle ait été au cours de l’année écoulée », a déclaré à la presse le chef de la diplomatie ukrainienne Andriï Sybiga, dans un entretien diffusé ce mercredi 22 avril.
Ces propos semblent corroborés par les observateurs du conflit. Selon la dernière analyse par l’AFP des données de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), l’armée russe qui envahit l’Ukraine depuis 2022, n’a enregistré quasiment aucun gain territorial dans ce pays en mars. Une première depuis deux ans et demi.
« En meilleure posture, mais pas en bonne posture »
Les déclarations ukrainiennes, tout comme les données chiffrées, sont toutefois à analyser avec prudence. « Nous sommes en situation de guerre, donc il faut toujours se méfier de ce que disent les uns et les autres et prendre du recul sur les éléments de communication », temporise Didier Gros, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) et enseignant Science Po Aix-en-Provence.
« Depuis cet hiver et ce début d’année, l’Ukraine semble être en meilleure posture. Mais c’est à relativiser, parce que dire qu’on est en meilleure posture après une année qui a été la plus difficile, ça ne veut pas forcément dire qu’on est en très bonne posture », explique le chercheur.
L’armée russe avait en effet réalisé en 2025 sa plus importante avancée depuis la première année de la guerre en Ukraine, en s’emparant de plus de 5.600 km² de territoire (près d’1% de l’Ukraine), soit davantage que les années 2024 et 2023 réunies, selon les données de l’ISW. Moscou a également revendiqué l’an dernier les prises de ville importantes du Donbass, comme Pokrovsk, dans l’oblast de Donetsk qu’elle cherche à conquérir entièrement.
Cette année, les chiffres montrent au contraire une armée russe ralentie, voire à l’arrêt pour le mois de mars. Sur les trois premiers mois de 2026, les gains territoriaux russes sont deux fois moins importants qu’en 2025 sur la même période. Une réalité qui doit aussi être contextualisée.
« L’Ukraine a pris du terrain au sud du Donbass, vers Houliaïpole, mais la Russie continue d’avancer en direction des deux grandes villes régionales de Kramatorsk et Sloviansk, une zone qui constitue leur priorité », souligne Ulrich Bounat, spécialiste de l’Europe de l’Est et chercheur auprès du think tank Euro Creativ. « Au final, les avancées des uns et des autres se compensent ».
L’Ukraine « remonte la pente »
Plutôt qu’un basculement du conflit en faveur de Kiev, « on assiste à une forme de rééquilibrage après une ou deux années très difficiles pour l’Ukraine », estime Didier Gros.
Selon le chercheur associé à la FRS, la situation reste très évolutive. « Il y a toujours des hauts et des bas. Certes, la Russie a peu avancé en mars, mais si on regarde les dernières informations, courant avril, on aurait eu, par exemple, près de 100 km² pris en une semaine par les forces russes ».
Le dernier point de situation de l’armée française sur le front ukrainien, daté du 20 avril, mentionne notamment une « progression » des forces russes vers Soumy à la frontière nord du pays et Koupiansk dans le nord du Donbass.
Ces précautions étant prises, les deux experts interrogés par BFM s’accordent à dire que l’armée russe se montre moins performante ces derniers mois. « Du moins, elle n’avance pas aussi vite qu’elle l’espérait au cours de cette offensive de printemps », indique Ulrich Bounat.
Côté ukrainien, « on remonte la pente », note Didier Gros, même si la guerre continue d’emporter la vie de nombreux jeunes soldats. Cette relative embellie à plusieurs causes, identifiées par les autorités ukrainiennes elles-mêmes.
Supériorité technologique
« Nous avons minimisé l’avantage russe en effectifs grâce à l’utilisation de drones », s’est ainsi félicité face à la presse le ministre des Affaires étrangères ukrainien Andriï Sybiha.
Forte de son expérience de guerre, l’Ukraine a en effet développé une puissante industrie de drones. Selon Volodymyr Zelensky, le pays produit 1.000 drones intercepteurs par jour et est en capacité d’en produire 2.000 par jour. Sous réserve toutefois qu’elle doit disposer des financements nécessaires. Cette forte capacité de production a « manifestement permis de reprendre l’ascendant sur les actions de drones russes qui, elles, avaient pris l’ascendant en 2024-2025 sur les Ukrainiens », rappelle Didier Gros.
Grâce à ses innovations technologiques, l’armée ukrainienne reprend donc le contrôle du ciel, mais s’impose aussi au sol. « On observe de plus en plus l’usage de drones terrestres qui vont pouvoir ravitailler et faire de l’évacuation médicale dans la ‘zone de mort’ située entre les deux armées », souligne l’analyste Ulrich Bounat. » Ça leur permet d’économiser des hommes, ce qui est probablement la chose la plus précieuse pour eux pendant cette guerre ».
Ces drones terrestres peuvent aussi être équipés de canons pour mener eux-mêmes des opérations de combat. « Pour la première fois dans l’histoire », une position russe a été reprise dès l’été 2025 grâce à ces robots, avait révélé Volodymyr Zelensky mi-avril.
« L’ingéniosité technologique associée à l’inventivité tactique a permis aux Ukrainiens de reprendre un peu le dessus », résume Didier Gros.
L’armée russe toujours dans le noir?
Face à eux, l’armée russe semble toujours pâtir de sa déconnexion du réseau satellitaire d’Elon Musk Starlink, crucial pour ses communications et la coordination de ses mouvements militaires.
« La Russie est aussi préoccupée par les frappes ukrainiennes en profondeur sur son territoire, qui monopolisent des moyens de défense puisque l’Ukraine cible des sites stratégiques, soit militaires, soit civils comme des raffineries », complète Didier Gros.
Selon les services de renseignement ukrainiens, le pouvoir russe souhaiterait s’emparer du Donbass d’ici septembre, un objectif irréaliste au vu de la dynamique qui dure depuis plusieurs mois.
Quatre ans après le début de l’invasion russe de l’Ukraine, Moscou en occupe un peu plus de 19%, dont une majorité acquise pendant les premières semaines du conflit. Environ 7%, comprenant la Crimée et des zones du bassin industriel du Donbass, étaient déjà sous contrôle russe ou de séparatistes pro-russes avant l’invasion de février 2022.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

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