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25 avril 2026l’avenir du rugby féminin se trouve-t-il au sein des structures professionnelles masculines pour avancer ? – franceinfo
Analyse : Les rédacteurs ont identifié les éléments essentiels de cette actualité.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « l’avenir du rugby féminin se trouve-t-il au sein des structures professionnelles masculines pour avancer ? – franceinfo ».
À retenir absolument
Sur les 23 Bleues qui joueront samedi contre l’Irlande pour leur troisième match du Six nations à Clermont-Ferrand, toutes évoluent dans des villes où il y a un club professionnel masculin.
« Rien n’arrête le rugby féminin », revendique le grand groupe d’assurances français Axa, celui même qui a financé cette saison le premier naming de l’histoire du championnat français, l’Elite 1. Sauf peut-être le statut des joueuses dans un championnat encore amateur, où les dix clubs de l’élite cherchent la meilleure recette pour exister. Sur les 23 Bleues qui affrontent l’Irlande, samedi 25 avril au stade Marcel-Michelin de Clermont-Ferrand, la majorité bénéficie d’un contrat avec la Fédération française de rugby (FFR).
Mais à l’instar de la Toulousaine Pauline Bourdon Sansus, la plus capée des Tricolores, qui assure un temps partiel dans un Esat (établissement accueillant du public en situation de handicap) ou de la centre bordelaise Aubane Rousset, étudiante « en Master 1 MEEF [Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation], pour être professeure des écoles« , le rugby ne leur permet pas de vivre à plein temps. Même si leurs clubs de Toulouse et Bordeaux, en tête du championnat derrière le leader, l’ASM Romagnat, bénéficient des infrastructures et des encadrements des deux géants du rugby masculin : le Stade Toulousain et l’Union Bordeaux-Bègles (UBB). La solution pour faire entrer le rugby féminin français dans le très haut niveau ?
Aujourd’hui, sept clubs féminins sur les dix que compose l’Elite 1 pour la saison 2025-26 sont accolés ou fusionnés avec des clubs professionnels masculins, la plupart de Top 14, d’autres de Pro D2 comme c’est le cas à Grenoble. « Aujourd’hui, les Amazones sans le FCG, non, on ne peut pas fonctionner, affirme Léo Brissaud, l’entraîneur de l’équipe féminine. Il faut être conscient du contexte du rugby féminin actuel : tous les clubs se structurent pour être en capacité de suivre le rythme nécessaire à l’Elite 1« , ajoute-t-il auprès de franceinfo: sport.
Actuelles septièmes du championnat, les joueuses de Grenoble avec cinq internationales dans leurs rangs, alignées en bleu contre l’Irlande, sont en pleine restructuration. Passées près du dépôt de bilan la saison dernière, elles engagent cette année un nouveau projet avec à leur tête, un nouveau président, Laurent Pélissier, un des actionnaires du FCG, le club masculin qui évolue en deuxième division, arrivé avec une enveloppe conséquente.
« L’association côté féminin accumulait ces dernières années des pertes financières qui ont failli nous coûter très cher en fin de saison dernière ».
Léo Brissaud, entraîneur des Amazones de Grenobleà franceinfo: sport
Désormais, avec un budget stabilisé, les Amazones retrouvent des ambitions, d’autant que le volet financier n’est qu’une partie. « Être associées au FCG dans sa globalité nous ouvre de nombreuses opportunités, poursuit le coach isérois. On s’entraîne sur les mêmes installations que les professionnels, dans le même stade, et qu’on bénéficie de la mutualisation des compétences« . Même son de cloche du côté de l’ASM Romagnat, qui a signé une convention avec son homologue masculin en 2016 mais dont le rapprochement effectif date « de la saison dernière« , selon l’entraîneur clermontois Fabrice Ribeyrolles. « Les séances de musculation se font sur les installations professionnelles, François Gélez [l’entraîneur des Espoirs] qui s’occupe du jeu au pied avec les pros, passe aussi deux heures d’entraînement par semaine avec les filles« .
Avec le resserrement du championnat à dix équipes, le naming d’Axa, le contrat de diffusion de certains matchs avec Canal+, le rugby féminin est en train de grandir en France. « Le championnat est de plus en plus équilibré, analyse Safi N’Diaye, ancienne internationale tricolore et consultante pour France Télévisions. De petits clubs arrivent à créer des surprises, il y a de moins en moins d’énormes scores en Elite 1, je trouve que les forces s’équilibrent ».
Mais pour y parvenir, les quelque 400 joueuses cheminent sur un fil. « Elles ont entre sept et douze entraînements par semaine, et doivent jongler entre études ou travail, et le rugby, puisqu’elles n’ont pas le statut professionnel« , constate le Clermontois Fabrice Ribeyrolles.
Je suis un peu en colère qu’il n’y ait pas d’avancée plus importante entre les clubs et la Fédération. Aujourd’hui, j’ai des joueuses qui se lèvent à 6h30 et terminent leur journée à 21h30 après l’entraînement. On ne peut pas parler de conditions de travail de qualité ».
Fabrice Ribeyrollesà franceinfo: sport
« Depuis quelques années, on a atteint un plafond de verre, qu’on ne peut demander aux joueuses de franchir sans de meilleures conditions salariales« , abonde Laura Di Muzio, ex-capitaine de l’équipe de France et présidente du Stade Villeneuvois Lille Metropole.
Hormis la trentaine de joueuses internationales sous contrat fédéral, les autres doivent donc jongler avec un planning très chargé. Et sans garantie financière en cas de blessures. « Les clubs tentent de se structurer mais comme le championnat n’est pas pro, c’est compliqué de ramener des fonds, et sans apports financiers, c’est difficile de se structurer, analyse l’ancienne internationale qui a passé toute sa carrière dans son club du Nord. C’est un serpent qui se mord la queue« , poursuit-elle, tout en calculant qu' »avec 10% d’un budget de Top 14, qui oscille entre 20 et 30 millions d’euros, tu structures une journalistes spécialisés féminine et tu donnes un contrat à tout le monde« .
Pourtant Laura Di Muzio se bat sur son territoire pour « montrer qu’un modèle indépendant du Top 14 est possible« . Le club de Villeneuve d’Asq a d’ailleurs été le premier en 2023 à mettre en place des contrats « pluri-actifs ». « On les a appelés contrats semi-pros, explique la présidente du club nordiste. Ça permet à plusieurs joueuses d’avoir un petit salaire, cumulable avec leur travail, et d’avoir la reconnaissance de leur statut de sportive de haut niveau« . Cette saison, elles sont six à en bénéficier, à toucher environ 500 euros par mois.
Pourtant, l’équipe du Nord est aujourd’hui la lanterne rouge d’Elite 1 et joue le maintien depuis plusieurs saisons. Après Rennes relégué l’an dernier, le forfait général du club de Chilly-Mazarin lors de la saison 2022-23, ces irréductibles sont de moins en moins nombreux à pouvoir lutter contre l’envahisseur. « Notre club a été créé en 1993, alors que certaines équipes d’Elite 1 n’ont qu’une dizaine d’années, poursuit Laura Di Muzio. Mais je sais qu’une joueuse ne va pas traverser la France pour 500 euros« .
Restent encore Blagnac et Bobigny, respectivement quatrièmes et cinquièmes d’Elite 1, qui arrivent à rivaliser. Mais avec seulement Gabrielle Vernier, blessée à l’épaule contre le pays de Galles, qui bénéficie d’un contrat fédéral, et aucune Francilienne, l’écart entre le très haut niveau et le championnat français ne semble pouvoir se combler aujourd’hui qu’avec l’apport des clubs professionnels masculins.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Quelques éléments à garder en tête pour suivre cette actualité.

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