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25 avril 2026Politique : « L’élection la plus rapide de l’histoire »… Edmond Jorda réélu à la tête de l’Association des Maires des Pyrénées-Orientales
Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « Politique : « L’élection la plus rapide de l’histoire »… Edmond Jorda réélu à la tête de l’Association des Maires des Pyrénées-Orientales ».
Points essentiels de l’article
C’est par une élection express, en forme de plébiscite, que le maire de Sainte-Marie-la-Mer, Edmond Jorda, a été réélu à la tête de l’AMF66, ce samedi 25 avril à Perpignan.
Il n’a pas fallu plus de dix minutes à Edmond Jorda pour plier, à l’unanimité et à main levée, l’élection à la tête de l’association des maires des Pyrénées-Orientales (AMF 66). Même s’il était le seul candidat en lice, la rapidité du vote en a surpris plus d’un et a fait dire à plusieurs maires qu’elle était « l’élection la plus rapide de l’histoire ». Un plébiscite qui a fait le bonheur du maire de Sainte-Marie-la-Mer qui aborde ainsi, à 49 ans, son deuxième mandat à la tête de l’association à laquelle il est très attaché, lui qui en a été, au début de sa carrière, une des chevilles ouvrières.
Quel sentiment ressentez-vous après cette élection rapide ?
Je suis ému par la confiance qui m’est renouvelée par les collègues. Le mandat qui vient de s’achever était difficile, marqué par le Covid et trois années de sécheresse. On était sur tous les fronts sans compter qu’il y a eu, aussi, une vague d’agressions du côté des maires, même si ça a surtout été le cas au niveau national. Dans tous ces moments, l’association a toujours su rester une force de proposition.
Que retenez-vous également de ce premier mandat ?
On a réussi à réinstaller un dialogue entre les différents territoires, les maires et les différents présidents des intercommunalités. Nous avons aussi su créer des liens très forts avec les services de l’État. Il y a eu beaucoup de sujets et beaucoup d’avancées, comme sur la cabanisation ou encore sur le label « Sobre en eau » qu’on va rapidement mettre en œuvre.
Quels seront les objectifs sur le prochain mandat ?
Il faut maintenir ce lieu transpartisan qu’est l’association. Un endroit où l’on défend les ambitions légitimes de tous les territoires. Nous sommes, par définition, très proches de la ruralité. On va aussi essayer de rester une force de proposition.
Des chantiers particuliers vous attendent à la tête de l’AMF ?
Deux choses importantes, à commencer par la formation des élus. Nous avons 94 nouveaux maires et donc 94 nouvelles équipes municipales aux commandes. Ça va commencer par l’Université des maires, ce lundi 27 avril. Et on va décliner ces formations tout au long de l’année, tout au long du mandat.
L’autre sujet, ce sont les questions d’urbanisme, de cabanisation et l’agriculture, dont le destin est étroitement lié à celui du département.
On va lancer très vite le « Sobre en eau » avec une classification qui permettra de mettre en lumière les communes qui s’engagent dans la sobriété hydrique. C’est une initiative locale.
Enfin, on veut aussi aller plus loin dans les efforts d’ingénierie de projet et de pilotage financier pour aider les mairies. Nous avons eu une quinzaine de projets, sur le dernier mandat, où l’on a aidé des communes de moins de 15 000 habitants à faire des études approfondies pour faire aboutir des projets qui rassemblent.
Cette élection à l’AMF termine en quelque sorte la séquence autour des municipales 2026. Avez-vous été étonné par les tensions qui ont animé les débats municipaux et intercommunaux ?
J’ai été assez étonné, oui, sur les campagnes qui ont été dures, où il y a eu certaines tensions, partout en France. Elles ont toujours été exacerbées par le rôle des réseaux sociaux, puis désormais par l’intelligence artificielle. Comme dans tout, il y a le meilleur comme le pire, mais ça jette le trouble et le doute parmi nos concitoyens. Les maires ne sont pas en dehors de la société, bien au contraire, ils sont dedans. J’espère que les choses vont changer. Il faut aussi revoir tout le rapport que l’on a entre les concitoyens et nos structures. Le transfert de compétences entre la commune et l’intercommunalité éloigne un peu les citoyens d’une certaine proximité. Il faut revoir aussi, à mon sens, cette décentralisation qui a tourné à une certaine recentralisation dernièrement. Les communes ont moins d’autonomie fiscale et financière et, sur l’urbanisation, en multipliant les schémas, on tend à diluer un peu la décision qui était laissée au maire. Il faut retrouver l’esprit de la décentralisation.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation sera suivie de près par notre rédaction.

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