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26 avril 202640 ans après Tchernobyl, « nous vivons dans la misère », confie l’un des derniers « liquidateurs » de la centrale nucléaire
Analyse : Une analyse rapide pour comprendre cette actualité.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « 40 ans après Tchernobyl, « nous vivons dans la misère », confie l’un des derniers « liquidateurs » de la centrale nucléaire ».
Éléments à garder en tête
C’était il y a 40 ans, le 26 avril 1986, peu après minuit. En Ukraine soviétique, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de TchernobylOuverture dans un nouvel onglet explosait après un test de sécurité qui a mal tourné. Pompiers, ouvriers, militaires, ingénieurs… Des centaines de milliers de « liquidateurs » se sont mobilisés au péril de leur santé, pour contenir les conséquences du pire accident nucléaire de l’Histoire. Un sacrifice tombé dans l’oubli. Mykola Gorbachenko effectuait, comme tous les soirs, sa mission de dosimétrie dans le réacteur numéro 4. Il a été l’un des premiers à comprendre l’ampleur de la catastrophe, il est aujourd’hui l’un des derniers liquidateurs encore en vie.
**Mykola Gorbachenko, 71 ans, casquette vissée sur le crâne, patiente, la main ferme sur sa canne. Dans son dos, une immense barre d’immeuble comme l’Union soviétique en construisait dans les années 1970. « Cet immeuble était entièrement occupé par des gens de la centrale », témoignage l’ancien liquidateur. De nombreuses familles d’employés de la centrale ont été relogées dans cette banlieue de Kiev après l’accident d’avril 1986.
Le vieil homme nous emmène au pied de l’immeuble, dans un jardin. Il s’arrête face à l’imposante statue de Prométhée, le titan de la mythologie grecque, symbole un peu daté de la promesse soviétique de dompter l’atome. « Ce jardin, cette rotonde, tout ce que vous voyez ici, c’est notre parc de Tchernobyl. C’est lié à la catastrophe, et nous avons dû défendre cet endroit. » Le défendre contre l’appétit des promoteurs immobiliers qui lorgnent sur ces quelques hectares de verdures, et face à l’oubli. « On s’y retrouve pour les commémorations, on se rassemble tous ici, on partage les nouvelles de ceux qui sont encore là », poursuit Mykola Gorbachenko. Dans le dos de Prométhée, des grues sont déjà en action.
« Une lueur radioactive, comme une colonne lumineuse »
Assis sur un banc, Mykola rembobine le fil de ses souvenirs de la nuit du 26 avril 1986. Un peu après minuit, comme tous les soirs, il assurait son service, la mesure du niveau de radiations du réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Soudain, il y a eu un bruit sourd puis, dix ou quinze secondes plus tard, le chaos : « Il y a eu une deuxième explosion, beaucoup plus violente, se souvient l’ancien liquidateur. Là, tout a vraiment tremblé et la lumière s’est éteinte. Du plafond, tombaient d’épaisses couches de poussière noire-orange. La porte, qui était fermée, a été arrachée par l’onde de choc, elle s’est ouverte en grand, d’un seul coup. Là, on a compris qu’il se passait quelque chose de terrible. Tout fumait, tout dégageait de la vapeur, le réacteur était en ruines et à sa place, s’élevait une lueur, une lueur radioactive, comme une colonne lumineuse. »
« Pour nous, cette mémoire est vivante. Tant qu’il restera encore quelques-uns des nôtres, elle le sera aussi, et ce parc vivra ! »
Mykola est réquisitionné pour aller porter assistance à un collègue resté bloqué à proximité du réacteur. « À ce moment-là, je ne pensais ni à moi, ni à ma famille. Je ne pensais qu’à une seule chose : le retrouver et le sauver, rien d’autre. Quant au risque d’être sévèrement irradié, je n’y pensais pas non plus. » Le collègue en question, Valeriy Adamchuk, décèdera quelques heures plus tard à l’hôpital, il s’agit de la seconde victime de l’explosion du réacteur numéro 4. « Il était déjà tellement irradié que là où je l’ai porté, ici sous son aisselle, j’en ai gardé une brûlure sur l’épaule, explique Mykola Gorbachenko. J’en ai une autre le long du dos, là où sa main reposait ».
« J’accomplissais juste mon devoir »
Ce geste, Mykola va le payer cher. À l’aube du 26 avril, il est lui-aussi hospitalisé en urgence à Pripiat, avant d’être transféré par avion à l’hôpital numéro 6 de Moscou, spécialisé dans le traitement des irradiations aiguës. Il y restera six mois. Depuis, sa vie est une longue lutte contre la maladie. S’il refuse de se voir comme un héros, le vieil homme ne peut dissimuler son amertume : « J’accomplissais juste mon devoir, avant tout comme être humain, mais aussi comme un professionnel, j’étais à mon poste. Mais cela fait bientôt quarante ans que nous vivons dans la misère, dans une tension permanente. »
« Ce que j’ai payé avec ma santé, on ne me l’a jamais rendu. »
La reconnaissance de son irradiation comme maladie professionnelle et la prise en charge d’une partie de ses frais de santé n’y changeront rien. Au fil des années, Mykola Gorbachenko a vu sa pension diminuer. Aujourd’hui, il survit difficilement et c’est à l’ombre de la statue de Prométhée qu’il vient se réfugier dans le souvenir de ses camarades, pour la plupart disparus.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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