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26 avril 2026Ces obstacles qui poussent les Français à préférer l’avion au train pour voyager en Europe
Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
Notre équipe analyse l'article « Ces obstacles qui poussent les Français à préférer l’avion au train pour voyager en Europe » pour en tirer les points essentiels.
Ce qu'il faut retenir
Casse-tête des correspondances, prix très élevés… Une vaste étude du Réseau Action Climat (RAC), un groupe d’associations engagées dans la lutte contre le dérèglement climatique, déplore que les voyages en train en Europe depuis Paris soient encore un parcours du combattant. « Le gouvernement français et la Commission européenne doivent mettre fin à cette situation », qui pousse les voyageurs à prendre l’avion plutôt que le train, a plaidé le RAC, ce mardi 21 avril.
Le groupement d’associations a étudié « 31 liaisons aériennes ayant transporté plus d’un million de personnes entre la France et l’Europe », et leurs alternatives ferroviaires. Sur les 31, « 4 sont impossibles à réaliser en train dans la journée, 18 nécessitent au moins une correspondance, et seulement 9 disposent d’un train direct ».
Et pour les rares directs, l’offre n’est pas toujours au rendez-vous : « sur la ligne Paris-Barcelone, il n’existe que 2 trains par jour ». En avion, pour le même trajet de la capitale française vers Barcelone, « les compagnies aériennes proposent 8 fois plus de sièges que la SNCF (8 300 contre 1 000), un non-sens à l’heure de l’urgence climatique ».
Réservation complexe et chère
Si les sièges manquent dans les wagons pour ces trajets reliant les grandes métropoles européennes, c’est en partie à cause de la disparition des trains de nuit, à l’instar de la ligne Paris-Vienne abandonnée par la SNCF en 2025, regrettent les 27 organisations nationales. Le train de nuit Paris-Berlin a, lui, pu être sauvé par la coopérative European Sleeper.
Encore faut-il que les voyageurs potentiels trouvent des billets sur le site de la SNCF Connect, qui vend 85 % des tickets en ligne, mais qui ne référence notamment pas les offres des compagnies ferroviaires publiques espagnole (Renfe) et italienne (Trenitalia). Résultat : pour aller de Paris à Rome avec une correspondance, il faut acheter deux billets sur deux sites différents. Et si l’on cherche un Paris-Barcelone sur SNCF Connect, on se retrouve sans résultat alors même que le trajet est faisable avec une correspondance par Barcelone.
Réseau Action Climat a également observé des tarifs sur SNCF Connect « bien plus élevés que sur d’autres plateformes ». Pour un trajet Paris-Francfort, par exemple, le billet « pourra être vendu 80 € sur le site de la SNCF, contre 40 € sur celui de la Deutsche Bahn ». Un coût très dissuasif, surtout lorsque des compagnies aériennes low cost, comme Ryanair, Easyjet et Transavia, proposent des « prix planchers », rappelle BFMTV.
Correspondance risquée
Si le voyageur parvient à franchir les premiers obstacles de la réservation, il en reste d’autres pendant le trajet. L’usager du train n’est en effet pas protégé contre les retards de son premier train pour les trajets avec correspondance. Le Nouvel Obs rappelle en effet que le droit européen ne couvre que les trajets « directs », pour les billets achetés en seule transaction et sur le même opérateur. Cette assurance voyageur concerne donc actuellement très peu de trajets ferroviaires à travers le Vieux continent.
Le trajet Madrid-Paris atteste très bien de ce dysfonctionnement, pointe le RAC, qui imagine le cas d’un vacancier malheureux : « Si son train Iryo est en retard sur le tronçon Madrid-Barcelone, il devra racheter un billet TGV Inoui au prix fort sur le tronçon Barcelone-Paris (autour de 260 euros), ainsi qu’un hébergement à Barcelone si le dernier train est parti ».
Face à toutes ces contraintes qui freinent l’envie des Français de prendre un mode de transport plus écologique, les auteurs de l’étude appellent le gouvernement français à « obliger la SNCF Connect à distribuer les principales liaisons depuis la France vers l’Europe ». À cet égard, le 16 avril, les sénateurs ont voté l’obligation de la SNCF Connect de vendre les billets des compagnies concurrentes… mais seulement à partir de 2028.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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