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26 avril 2026Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
L'équipe éditoriale a étudié « Cette vidéo de Tibo InShape au côté de la BAC n’a pas du tout plu au maire de Grigny » et partage son avis.
Éléments essentiels
« Interpellation de dealers », « course-poursuite », « armes de guerre »… Dans une vidéo publiée vendredi 24 avril, le youtubeur le plus suivi de France, Tibo InShape fait la promotion de scènes d’actions et de violence au cours d’une immersion d’une journée avec la brigade anti-criminalité (BAC) en Essonne, dans le quartier Grigny 2, qu’il décrit comme « l’un des plus pauvres de France ».
Pendant une vingtaine de minutes, l’influenceur met en scène des opérations antidrogue, des interpellations de dealers présumés, des saisies de stupéfiants… Un montage qui donne l’impression d’un quartier particulièrement dangereux.
La vidéo Youtube de l’influenceur aux 27 millions d’abonnés, qui est régulièrement accusé de promouvoir l’idéologie masculiniste, n’a pas plu à Philippe Rio, maire de gauche (PCF) de la ville. Dans un message sur X, il invite Tibo InShape à revenir « 24 heures avec les Grignoises et les Grignois, cette fois. Je vous accueillerai personnellement. »
« Grigny, ce n’est pas 24 heures avec la BAC », insiste l’élu, qui précise que la commune en banlieue parisienne de 28 000 habitants accueille « une jeunesse qui ne lâche rien, des associations, des clubs, des talents. » L’invitation a été acceptée dans la foulée par Tibo InShape, qui lui a répondu sur le même réseau social : « Bonjour, avec grand plaisir pour venir vous rencontrer. Pouvez-vous me contacter par email ? Merci à vous. »
« Stigmatisation »
Philippe Rio n’est pas le seul à avoir réagi à la vidéo du Youtubeur, qui promeut la musculation et met en avant le culte du corps dans ses contenus. Certains internautes ont dénoncé un « teaser sensationnaliste indécent », d’autres ont critiqué une « promotion de la violence ». « La vidéo a des allures de Tintin au Congo avec une stigmatisation des quartiers populaires du 91 », déplore un autre.
Du côté des politiques, des députés du parti La France Insoumise se sont particulièrement indignés, à l’image de Thomas Portes. Dans un long message, l’élu du 93 dénonce un contenu qui occulte la violence policière : « C’est quelle unité de la BAC ? Celle de Noisiel où trois agents sont renvoyés devant le tribunal correctionnel après avoir frappé deux hommes lors d’une intervention ? Celle de Nancy où sept policiers ont été condamnés pour injures racistes. Ils traitaient leur collègue de “bougnoule” ? (…) »
Son collègue Antoine Léaument, député LFI de la 10e circonscription de l’Essonne, où se trouve justement Grigny, a grincé : « 24 heures avec les jeunes de Grigny régulièrement victimes des insultes racistes et des violences gratuites de la BAC. »
C’est loin d’être la première polémique dans laquelle le créateur de contenus sport se retrouve englué. Tibo InShape avait déjà été accusé de sexisme, notamment pour le format du concours Miss InShape, avec un ton très stéréotypé sur les femmes, à ses débuts en 2017. Le Youtubeur avait aussi dû s’excuser en 2019 pour des contenus racistes, affirmant qu’il avait « évolué ». Ce qui ne l’a pas empêché de se faire de nouveau remarquer avec une vidéo dans laquelle il invitait à « arrêter » la dépression, au mépris des connaissances en matière de psychologie. Dernièrement, il s’était défendu d’être un masculiniste ou avait encore fait son mea culpa après s’être moqué des influenceurs français coincés à Dubaï.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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