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26 avril 2026Analyse : Les rédacteurs ont identifié les éléments essentiels de cette actualité.
Notre équipe analyse l'article « « Il n’y a pas de marges exceptionnelles » des distributeurs, selon le syndicat Mobilians » pour en tirer les points essentiels.
Points clés à connaître
Selon un texte de travail du gouvernement, les marges des distributeurs ont bien augmenté. « Ils ne correspondent absolument pas à la méthode de calcul de ce que nous appelons des coûts de distribution et non pas des marges de distribution », explique auprès de RMC Francis Pousse, président national des distributeurs de carburant chez Mobilians.
Les distributeurs ont-ils augmenté leurs marges sur le carburant depuis le début de la guerre au Moyen-Orient ? un bulletin de travail du gouvernement, commandé par le Premier ministre aux services de Bercy et consulté par BFMTV, semble accréditer cette hypothèse.
Selon ce document, les marges brutes auraient fortement progressé dès la première semaine du conflit, passant d’environ 30 à 40 centimes d’euros par litre de carburant. Pour certains distributeurs, elles atteindraient même 50 centimes. Cette hausse concernerait principalement le gazole, avec en outre d’importantes disparités selon les enseignes. Certaines pratiqueraient ainsi des prix à la pompe avec une marge brute supérieure de plus de 30 % à leur niveau habituel.
Ces éléments contrastent avec les déclarations de la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, qui affirmait le 19 avril sur BFMTV qu’aucune « hausse indue » des marges n’avait été observée depuis le début du conflit.
« Coûts de distribution et non pas marges de distribution »
Les distributeurs contestent toutefois fermement ces chiffres, estimant qu’ils reposent sur une mauvaise interprétation. « Ils ne correspondent absolument pas à la méthode de calcul de ce que nous appelons des coûts de distribution et non pas des marges de distribution », explique auprès de RMC Francis Pousse, président national des distributeurs de carburant chez Mobilians.
« La différence, c’est que vous avez des coûts induits comme l’intégralité du coût d’approvisionnement d’une station-service, de la raffinerie à la station-service ». ll pointe également l’augmentation du coût de transport puisque les « transporteurs ont répercuté la hausse du gazole ». Selon lui, la marge nette réelle serait bien plus faible, comprise entre 1 et 3 centimes d’euros par litre, loin des 40 centimes de marge brute évoqués par le gouvernement. « Il n’y a pas de marges exceptionnelles, j’en suis sûr », affirme-t-il.
le texte mentionnerait plusieurs enseignes, dont TotalEnergies, ENI, Esso, Avia, Carrefour Market, Carrefour Contact et Intermarché. De son côté, Bercy indique « ne pas savoir d’où sort ce rapport », sans pour autant contester les chiffres avancés. Depuis le début du mois d’avril, alors que les prix ont reculé sur les marchés, les marges seraient reparties à la hausse, restant supérieures à leur niveau d’avant-crise, autour de 34 centimes par litre.
Le PDG de Carrefour interpelle Sébastien Lecornu
Sur LinkedIn, le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, a appelé le Premier ministre Sébastien Lecornu « à la sagesse », lui demandant « de corriger un compte-rendu erroné et biaisé qui stigmatise injustement toute une profession de petits pompistes et de commerçants ».
Les discussions entre le gouvernement et les acteurs du secteur doivent se poursuivre. Mi-avril, l’hypothèse d’un plafonnement des marges avait notamment été évoquée.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe continuera à analyser les points saillants.

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