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26 avril 2026Ruralité et développement économique – « On est habitué à la solidarité et à l’entraide » témoigne ce maire des Hautes Corbières, loin de tout mais jamais sans ressources
Analyse : Les rédacteurs ont identifié les éléments essentiels de cette actualité.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « Ruralité et développement économique – « On est habitué à la solidarité et à l’entraide » témoigne ce maire des Hautes Corbières, loin de tout mais jamais sans ressources ».
Ce qu'il faut connaître
Entre nature préservée et éloignement des commodités, l’ultra-ruralité impose un équilibre fragile. Attirer de nouveaux habitants, maintenir des services, faire face aux crises : les territoires ultra-ruraux cumulent les défis. Dans les Hautes Corbières, où la vie s’organise autour de la solidarité, de l’adaptation et d’un attachement fort au territoire, on cherche à se réinventer pour rester vivants et attractifs. Rencontre avec le maire de Montgaillard, Michel Larregola.
Être maire dans l’ultra-ruralité, c’est une série de contraintes ?
Il faut être prêt à tout, à tout moment et faire preuve de beaucoup d’ingéniosité pour parer à toutes les situations. Vous pouvez avoir aussi bien les services de la préfecture qui vous appellent pour dénouer quelque chose ou un habitant du village qu’il faut dépanner immédiatement, jour, nuit, week-end, n’importe quand.
Quels sont les derniers événements que vous avez traversés ?
Au moment de la tempête Nils, on était coupés du monde. Trois jours sans électricité. une rédaction de cinq personnes de la sécurité civile arrive, ils me cherchaient. Je les fais asseoir et manger. Et ils me disent : la préfecture ne peut pas vous joindre, on est chargés de vous annoncer qu’une autre tempête arrive d’ici 1 h. Un centre a été ouvert à Tuchan pour héberger des personnes. Je leur dis : nous, on est à Montgaillard ici, on n’a pas attendu qu’un centre ouvre à Tuchan, moi-même j’ai un gîte ouvert, chauffé, où les gens peuvent dormir se restaurer. Et on a un groupe électrogène qui tourne dans les maisons pour éviter des pertes dans les frigos ou dans les congélateurs. Voilà comment on s’organise sur des zones excentrées comme les nôtres. On est habitué à la solidarité et à l’entraide.
Les atouts, c’est le cadre et la qualité de vie
Comment fait-on pour attirer et retenir des habitants ?
C’est très compliqué. En reprenant l’idée d’un élu de l’Hérault, je voudrais qu’on crée une structure qui permette aux jeunes de s’installer, qu’on puisse les parrainer auprès des banques, faire un genre de cautionnement et facilitateur comme dans les pépinières d’entreprises, et les décharger des lourdeurs administratives. Ça n’existe pas et c’est une priorité dans les Hautes Corbières. Il faut mettre en place ce type de structure parce que je connais des jeunes qui emploient du personnel. Un garagiste à Paziols a trois salariés, il est réputé pour son travail, et il bosse dans un petit hangar sans possibilité de développement. Il faut qu’on l’aide.
Quels sont les atouts et les inconvénients de vivre ici ?
Les atouts, c’est le cadre et la qualité de vie, avec l’espace et l’environnement exceptionnel, préservé. Les inconvénients sont l’éloignement de tout ce qui est proposé dans une ville. Même si on a des écoles sur place pour le primaire et la demi-pension sur Lézignan ou Estagel, avec un bon réseau de bus.
Et au niveau santé ?
Nous avons créé une maison médicale à Tuchan avec l’aide des médecins, qui se sont beaucoup investis. Nous avons fait du bon travail et nous avons des projets pour continuer de développer ce territoire, le renforcer, notamment le volet touristique.
Comment ?
Il faut renforcer la fréquentation sur nos territoires, même si c’est compliqué entre les tempêtes, les incendies, et maintenant le contexte international, l’inflation et la flambée du prix des carburants. Mais les gens viennent ici pour la randonnée, le VTT et les baignades en rivière. Et ils se ressourcent en pleine nature. Je suis un maire optimiste qui croit dans son territoire et les hommes qui ont choisi d’y vivre.
Quand la municipalité se constitue un parc locatif
Michel Larrégola revient sur la politique volontariste de Montgaillard : « On a conçu une politique de soutien dès 1989, avec le maire Alain Gaichet. Avec l’équipe municipale, on a réfléchi à l’avenir du village et lancé une politique de l’habitat, en achetant des maisons et en les rénovant à l’ancienne, pour les proposer à la location. On est allés voir le président du département Raymond Courrières qui nous a aidés pour l’emprunt. On a pu créer un poste d’employé communal et installer des jeunes viticulteurs. On a poursuivi les acquisitions et petit à petit on a réussi à détenir un patrimoine communal de 20 bâtiments, dont 5 maisons en locations à l’année et 4 gîtes. On a réussi à faire tomber des subventions grâce au pôle d’excellence communal. Et l’an dernier, on a amorti les emprunts ».
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Nous restons vigilants sur les évolutions de cette information.

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