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27 avril 2026Après cinq mandatures de conseiller municipal à Lézignan-Corbières, le communiste Rémi Penavaire dresse son inventaire
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Voici les éléments principaux de « Après cinq mandatures de conseiller municipal à Lézignan-Corbières, le communiste Rémi Penavaire dresse son inventaire » pour nos lecteurs.
Points essentiels
Ne s’étant pas représenté aux dernières élections municipales, Rémi Penavaire a ainsi mis fin à cinq mandatures de conseiller municipal. Dans l’opposition à Pierre Tournier, dans un premier temps, puis dans la majorité de Michel Maïque et, enfin, dans l’opposition à la première équipe de Gérard Forcada. S’il n’occupe désormais plus de mandat électif, il poursuit ses actions militantes au sein du Parti communiste français dont il est membre depuis son plus jeune âge.
Il fut, pendant les six dernières années, le poil à gratter de la majorité municipale, son caillou dans la chaussure. Intervenant sur les dossiers qu’il considérait sensibles, n’hésitant pas à jouer de l’apostrophe quand bon lui semblait, Rémi Penavaire a, quelquefois, donné du fil à retordre à ses adversaires politiques. Au maire actuel, Gérard Forcada, mais pas seulement. Car, installé en qualité de médecin, à Lézignan, depuis 1986, le communiste a fait ses premiers pas au sein de l’assemblée communale, dans l’opposition, sous la mandature du socialiste Pierre Tournier. C’était en 1989 : « C’est quelqu’un qui a fait beaucoup pour Lézignan, notamment en ce qui concerne la zone économique et commerciale », lâche-t-il, bien qu’opposé sur de nombreux points – notamment la défense de l’hôpital – à l’emblématique maire de la ville. À la disparition de ce dernier, c’est aux côtés de Michel Maïque, cette fois, qu’il continua son parcours, entraînant, pour la première fois, le costume majoritaire : « De nombreuses choses ont été faites sous sa mandature comme les jardins partagés, la piste périmétrale ou bien la halle de la place Cabrié », insiste Rémi Penavaire. Qui en 2020 donc, dût retourner dans l’opposition avec une tout autre appréciation de l’action de l’équipe de Gérard Forcada jusqu’en 2026 : « Pour moi, c’est l’abandon du centre-ville, du quartier de l’église », assène-t-il.
Une position tranchée qui fait la marque de ce militant tombé dans la marmite du communisme un peu par atavisme : « Mon père est d’abord passé par les rangs du Mouvement républicain populaire (MRP), avant d’adhérer au PSU, de Rocard, puis, finalement au PCF. Même si j’ai regardé un peu de loin 1968, de par mon jeune âge, j’ai suivi les mouvements lycéens de 71-72, et j’ai adhéré aux Jeunesses communistes ». Étudiant en médecine, à ce moment-là, Rémi Pénavaire sera de nombreuses causes, comme celle des « réçus-collés » qui, après l’instauration du numerus clausus se voyaient refuser l’entrée en seconde année bien qu’ayant obtenu la moyenne aux examens : « La construction d’une conscience se fait dans les combats. Militer demande une rigueur de raisonnement, d’être honnête. Alors oui, on a des positions qui évoluent par rapport à des pensées collectives mais j’ai toujours su faire des synthèses de tout ce qui pouvait se dire. C’est, pour moi, une base de la possibilité d’évoluer ensemble. Ça m’a permis, aussi, d’avoir une conscience de l’autre, d’avoir un regard sur l’autre, un regard d’égalité ». Des aptitudes qui lui serviront dans son métier de médecin au cours de sa carrière, débutée en tant qu’interne à l’hôpital de Carcassonne, mais aussi dans la politique.
Une politique locale qu’il a vu évoluer. Surtout ces dernières années : « Lézignan a changé sa composition sociologique, profondément, dans un contexte de crise politique très grave, accentuée par le Covid. L’abstention, qui concerne surtout les couches les plus défavorisées, est de 9 à 10 % supérieure à ce qu’elle était ; le vote RN progresse partout d’ans l’Aude. 2020 a été l’année charnière et la perte de la municipalité a modifié les équilibres avec une droite cachée sous le masque de l’apolitisme mais comportant tous les éléments de toutes les droites. On l’a bien vu avec trois têtes de listes issues de l’élection de 2020 (maire ou adjoints démissionnaires). Ils ont eu la route ouverte pendant la mandature 2020-2026 et, en même temps, il y a eu un temps long de mise en mouvement d’une liste d’alternative réelle ».
Malgré tout, pour lui, le score de la liste « Un nouvel élan pour Lézignan » est « remarquable. Elle est arrivée en tête au premier tour mais avait 1 100 voix de retard sur les trois listes de droite. Cette liste, menée avec bienveillance par André Hernandez, sa constitution, son enthousiasme, son programme, ont été un vrai souffle nouveau qui a rompu avec les habitudes passées et a posé la question du bien vivre Lézignan, avec une jeunesse qui a animé la campagne. Dès maintenant, dès aujourd’hui, cette jeunesse doit être la base de la reconquête des consciences lézignanaises ».
Être communiste, c’est être rassembleur
Estimant que l’apolitisme du maire en place « est un leurre » complice « de la normalisation du Rassemblement national », le militant communiste appelle à « constituer une association pour être une force d’opposition résolue, une force de propositions et de rassemblement de toutes les forces vives avec le projet de redynamiser notre ville pour en faire une cité attractive, pour s’investir et y vivre. Et laisser la place aux jeunes le plus tôt possible pour une opposition résolue et sans concession ; tergiverser dans la situation politique sociale et économique actuelle n’est pas la solution d’avenir ».
Pour son avenir proche, Rémi Penavaire entend préparer le congrès de son parti qui aura lieu, à Lille, du 4 au 6 juillet, et faire de la section lézignanaise un lieu d’appropriation historique et politique pour « contribuer à faire connaître et transmettre notre histoire » : celle des migrations et plus particulièrement de la Guerre civile espagnole. Et à la question, n’est-il pas difficile, aujourd’hui, d’être communiste, il répond sans détour : « Pas du tout ! Nous avons été marginalisés, c’est vrai. le cas de vouloir des services publics, d’utiliser l’argent, que l’on doit chercher là où il est, pour que les besoins de la population soient satisfaits, de vouloir augmenter les salaires, d’avoir un statut qui permette de garantir la sécurité de tous : tout cela sont des valeurs communistes. Être communiste, c’est être rassembleur de manière obsessionnelle. Et, à ce moment-là, les solutions, on les trouve ! » Un vrai credo.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation sera observée de près par nos journalistes.

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