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27 avril 2026Donald Trump exfiltré après des tirs à Washington : « La sécurité dans l’hôtel n’a pas été à la hauteur »
Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide et concise.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « Donald Trump exfiltré après des tirs à Washington : « La sécurité dans l’hôtel n’a pas été à la hauteur » ».
À retenir absolument
Un homme lourdement armé a tenté de pénétrer dans la salle de réception de l’hôtel Hilton de Washington, où se tenait le 25 avril 2026, en présence de Donald Trump, le gala des correspondants de la Maison Blanche. Le tireur de 31 ans, Cole Tomas Allen, a été interpellé et doit être poursuivi pour « usage d’une arme à feu » et « agression d’un agent fédéral ». Il avait l’intention de tuer des membres de l’administration américaine, à commencer par Donald Trump lui-même. « Quand on est président des États-Unis, on est sur un fil tendu en permanence et le risque fait partie du quotidien« , selon Pascal Bitot-Panelli, ancien commandant du Service de protection des hautes personnalités, aujourd’hui président du Groupe de sécurité et protection rapprochée privée.
franceinfo : Quelles sont les failles qui peuvent expliquer ce qui s’est passé ?
Pascal Bitot-Panelli, ancien commandant du Service de protection des hautes personnalités, expert en sécurité : si une telle situation se présente, c’est qu’il y a eu des failles en amont et il faut décider très vite d’évacuer immédiatement. L’évacuation de Donald Trump est techniquement bien menée, mais elle est un peu lente dans son déclenchement et un peu confuse. Il y a un temps d’attente et de sidération, avec des invités qui se mettent sous la table, alors que le président n’est pas encore évacué. C’est l’inverse qui aurait dû se produire. Donald Trump est une des personnalités les plus menacées au monde. Le dispositif d’évacuation doit constituer une véritable carapace pour le protéger totalement et couper toute interaction visuelle, balistique ou physique entre lui et l’assaillant. Ceux qui protègent les hommes d’État sont censés avoir un haut niveau professionnel, être surentraînés et avoir des automatismes de fonctionnement qui doivent partir à la seconde. Ça n’a pas été le cas, même si au final, le président est indemne et l’assaillant a été interpellé.
Que pensez-vous du choix de l’hôtel Hilton pour organiser cette soirée ?
Un énorme hôtel avec plus de 800 chambres, beaucoup de flux, beaucoup de bruit, une grande densité, c’est un choix qui m’étonne à ce niveau de menace. La sécurité dans l’hôtel n’a pas été à la hauteur, aussi bien en ce qui concerne le contrôle des clients que l’emplacement des barrages filtrants, des détecteurs de métaux ou du sous-sol qui n’a pas été bunkerisé. Lorsque l’assaillant accélère pour tenter de pénétrer, il y a une certaine nonchalance de la part des agents, qui ne sont plus dans l’état de vigilance absolue que réclame leur mission.
Le périmètre de protection autour de Donald Trump n’était pas suffisant ?
La protection d’un chef d’État se fait selon plusieurs cercles. D’abord une bulle de protection qui protège le cercle vital du président. Là, il n’y a heureusement pas eu de souci. Ensuite, une protection à mi-distance, une protection éloignée, une protection longue distance et des précurseurs – les Américains appellent ça l’Advance team – qui viennent préparer cet événement. Il y a aussi une coopération avec les services de renseignement, mais depuis quelques mois, on a des gens lourdement armés, avec des intentions meurtrières qui approchent jusqu’au cercle de fixation du président, une zone assez proche sans être dans les premiers cercles. Rappelez-vous à Mar-a-Lago, on a vu un véhicule qui a quasiment pu rentrer dans la résidence de Donald Trump. Cela laisse à penser que les cercles plus éloignés de protection sont poreux, et qu’il y a sans doute des protocoles plus rigoureux à appliquer.
Le roi Charles III d’Angleterre arrive le 27 avril aux États-Unis pour une visite d’État. Le dispositif de sécurité peut-il être renforcé ?
Tout à fait, je pense qu’il le sera puisque le niveau d’alerte est maximum, il y a eu des consignes. Je pense qu’il y aura plus de monde et que les choses devraient bien se passer. Il a un service de protection, le Royal Speciality Protection qui va arriver et qui va travailler avec les Américains.
Quels enseignements peut-on tirer de ces évènements en France ?
En France, l’expertise police-gendarmerie est de haut niveau, mais le risque zéro, c’est un mythe, c’est une espérance, il n’existe pas. On essaye au maximum de s’en rapprocher. Les quatre grands piliers d’une sécurité, c’est le dosage, l’analyse des risques, l’anticipation et le professionnalisme. Dès lors que tous ces piliers sont respectés, on travaille au mieux. On a en France des services qui savent bien collaborer et qui ne sont pas cloisonnés, moins cloisonnés qu’aux États-Unis. Et puis aux États-Unis, il y a plus d’armes que d’habitants, environ 1,5 arme par habitant. Donc quand on est président des États-Unis, on est sur un fil tendu en permanence et le risque fait partie du quotidien.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

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