Jérôme Serve – Directeur financier
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27 avril 2026« Le but, c’est d’obtenir quelque chose de pérenne » : pas d’accord trouvé avec la direction, la grève reconduite dans ces deux cliniques Elsan des Pyrénées-Orientales
Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « « Le but, c’est d’obtenir quelque chose de pérenne » : pas d’accord trouvé avec la direction, la grève reconduite dans ces deux cliniques Elsan des Pyrénées-Orientales ».
À retenir absolument
Ce lundi 27 avril, le mouvement de grève a été reconduit dans les cliniques Médipôle Saint-Roch à Cabestany et Saint-Pierre à Perpignan. Le personnel dénonce ses conditions de travail et une absence de primes. Les délégués syndicaux ont été reçus par les directeurs des établissements.
Depuis ce vendredi 24 avril, les personnels soignants des cliniques Médipôle Saint-Roch à Cabestany et Saint-Pierre à Perpignan sont en grève. Ils dénoncent leurs conditions de travail, mais surtout l’absence de prime (intéressement et participation) du groupe Elsan, dont toutes les deux font partie.
Pour rappel, les salariés de la clinique Médipôle Saint-Roch pointent l’absence de prime de participation pour cette année 2026, malgré une activité qui progresse (+ 2,3 M € entre 2023 et 2024). Et des moyens humains qui ne suivent pas. « Nous avions aussi une prime d’intéressement de 1 500 € nets pour un temps plein, soit l’équivalent d’un 13e mois. Et là, ils veulent réduire« , confie Anne-Laure Affani, déléguée syndicale CGT de Médipôle. Ainsi, les personnels revendiquent une transformation de l’intéressement en 13e mois ou en prime, une subrogation des salaires en cas d’arrêt maladie, une amélioration des conditions de travail et une compensation de la perte de participation 2026.
Le but, c’est d’obtenir quelque chose de pérenne
Infirmiers, aides-soignants, secrétaires, ASH, pharmaciens, cuisiniers, brancardiers… La mobilisation est grande face à la situation. « On est là pour maintenir nos droits, nos acquis, qu’on soit reconnues« , témoignent Marie-Jo, Nathalie, Marie-Carmen et Dominique du service de dialyse. « On veut bien soigner les patients, mais il y a beaucoup de contraintes et de moins en moins de personnels. On aimerait être plus entendus. Nous sommes une chaîne et nous travaillons tous ensemble« , confient-elles. Les déléguées syndicales, Anne-Laure Affani (CGT) et Hélène Massé (CFDT), rappellent « qu’après trois réunions de NAO (négociation annuelle obligatoire), il n’y a pas eu de réponse« .
Ce qu’elles attendaient ce lundi à 12 h après avoir été reçues par le directeur Valéry Folcher. « Une proposition a été faite de sa part, celle de remettre la prime d’intéressement, mais les salariés ont voté contre à l’unanimité. Le but, c’est d’obtenir quelque chose de pérenne, pas d’être dans l’incertitude tous les trois ans, à chaque échéance de négociation, avec la possibilité de se retrouver sans. C’est trop aléatoire« , rapportent les déléguées syndicales. Le mouvement est donc reconduit pour la journée de ce mardi 28 avril. « On a besoin de moyens et de reconnaissance. On le élément aussi pour la prise en charge des patients. Si la direction n’est pas là demain, on sait continuer à faire tourner la boutique, mais sans nous, tout s’arrête« , concluent-elles.
Les syndicats à nouveau reçus par la direction ce mardi à 11 h
À la clinique Saint-Pierre aussi, ce lundi matin, les personnels soignants étaient vent debout pour exprimer leurs revendications. « Ce n’est pas un abandon de poste. Si nous sommes mobilisés, c’est pour nos conditions de travail et une absence de prime d’intéressement et de participation. C’est la première année que nous n’avons rien. L’année dernière, on avait réussi à négocier environ 300 € pour l’intéressement », expliquent les déléguées syndicales, Charlotte Bailly (CGT), Aurélie Stéfani (CGT) et Florie Bejat (CFTC), « C’est vraiment la goutte d’eau qui a fait déborder le vase« . Les personnels demandent une enveloppe pour remédier à l’absence de primes et un engagement sur une augmentation salariale et les conditions de travail. Reçues par le directeur Julien Coulomb en début de soirée, il a été décidé de reconduire la grève aussi à Saint-Pierre. « Il nous a proposé de n’ouvrir les négociations que si on arrête la grève. Mais le personnel refuse de reprendre le travail. Il nous recevra à nouveau demain à 11 h et souhaite qu’on lui apporte nos revendications par écrit« , expliquent les déléguées syndicales.
Un service minimum assuré par les cliniques le temps de la grève
Côté soins, les services tournaient déjà au ralenti depuis ce week-end à la polyclinique Médipôle Saint-Roch à Cabestany et la clinique Saint-Pierre à Perpignan. Ce lundi, à Médipôle, au bloc opératoire, seules 8 interventions en cancérologie ont été assurées. Le programme opératoire de ce mardi a été entièrement annulé. Les urgences continueront à accueillir le service minimum. En cas de nécessité, les patients seront redirigés vers d’autres établissements.
A la clinique Saint-Pierre, ce lundi les services d’hospitalisation de jour, d’orthopédie, de chimiothérapie, de soins externes de chimiothérapie, digestifs et d’endoscopie étaient fermés. Seuls un peu plus de 100 patients étaient pris en charge dans l’établissement par une cinquantaine de personnels soignants. Pour la journée de ce mardi, la situation restera la même. Un seul service supplémentaire devrait fermer.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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