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27 avril 2026« Le Rassemblement national est en tête chez les chefs d’entreprise et dans le milieu économique », assure Thomas Ménagé, député RN du Loiret – franceinfo
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Récap des faits principaux
Thomas Ménagé, invité politique de « La Matinale » lundi 27 avril, répond à l’ancien ministre Renaud Dutreil, qui estime que le parti d’extrême droite porte une vision économique de gauche. Le porte-parole du RN assure que le patronat les soutient, mais pointe certains chefs d’entreprise « très politisés du CAC 40 qui considèrent qu’on a un programme qui est trop équilibré et qui protège trop. »
À quelques mois de la présidentielle de 2027, les discussions du Rassemblement national avec le grand patronat ont été particulièrement commentées. Porte-parole du RN et député du Loiret, Thomas Ménagé tient notamment à préciser que Jordan Bardella et Marine Le Pen défendent le même programme. « Il n’y a pas deux lignes » économiques au Rassemblement national, souligne-t-il, reconnaissant toutefois que les représentants du parti « ne parlent pas forcément avec les mêmes termes. »
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Madjid Khiat : Cet après-midi, les 30 députés de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public vont se réunir. Ils doivent décider s’ils publient ou non le étude de Charles Alloncle. Les députés RN vont voter pour ?
Oui, bien entendu. Nous, globalement, notre philosophie, c’est que des travaux parlementaires, même si on n’est pas d’accord forcément avec ce qu’ils contiennent, doivent être publiés. Et j’espère que les députés, même si certains peuvent être en désaccord avec les conclusions du rapporteur, avec ce qu’il propose, qui n’a pas force de loi, voteront la parution parce que sinon ça va créer une suspicion. Je pense que la transparence aujourd’hui dans notre démocratie est un élément majeur.
Autre sujet, on entre dans le troisième mois de guerre : il y a cette trêve au Liban, même si les bombardements israéliens continuent, et les négociations patinent entre l’Iran et les États-Unis. Quelle doit être la position de la France ?
On l’a dit depuis le début, parfois ça surprend, mais nous, on a soutenu la position qui est celle de la diplomatie française, qui est même celle du président de la République, c’est-à-dire d’essayer d’aller vers notamment un cessez-le-feu vis-à-vis du Liban. Pour protéger notamment le Liban, faire en sorte qu’on aille vers un apaisement dans toute cette zone, puisqu’il y a un influence majeur vis-à-vis des prix du carburant. Malheureusement, Donald Trump, je pense, s’est trompé. Donald Trump a été mal conseillé, pensait que la guerre allait durer très peu de temps. Il nous a entraînés vers une guerre qu’on peut juger légitime, puisque c’est lutter contre un régime qui est un mauvais régime, qui est néfaste pour nos intérêts, qui peut aussi menacer le monde avec une arme nucléaire dont il pourrait se voir doté. Mais aujourd’hui, nous sommes dans une situation qui est inquiétante.
Sur le plan international, est-ce que vous dites aujourd’hui que le président de la République Emmanuel Macron a tout bien fait sur cette crise au Moyen-Orient ?
Sur celle-ci, il a malheureusement, tout le long de ses quinquennats, affaibli la voix de la France avec une vision en géopolitique qui était à géométrie variable, avec énormément de renversements. Mais sur cette crise, sur cette guerre en Iran, nous l’avons soutenu. Vous savez, on a beau avoir des oppositions très fortes en interne, et on est en désaccord sur sa gestion interne et sur les répercussions vis-à-vis de la crise en Iran, mais sur la vision et la voix de la France, aujourd’hui, il a été sur la ligne qu’on aurait adoptée.
Le gouvernement a décidé d’élargir ses aides sur le prix des carburants, notamment aux plus modestes, aux gros rouleurs. Près de trois millions de Français modestes vont pouvoir bénéficier d’une aide de 20 centimes par litre. Est-ce que le gouvernement va dans le bon sens ?
Déjà, on ne sait pas quand elle va venir, cette aide, puisqu’on nous parle d’un portail qui pourrait ouvrir fin mai. Cela fait déjà deux mois que les Français n’arrivent plus à faire le plein, doivent faire des choix entre les loisirs de leurs enfants, la nourriture, la capacité à se chauffer… Aujourd’hui, il y a une vraie crise, et on promet des aides dans plusieurs semaines, avec une usine à gaz, avec des critères totalement incompréhensibles. Il faudrait une aide maintenant, tout de suite, et une aide qui touche toute la population. C’est pour ça que nous proposons, nous, au Rassemblement national, une baisse de 20 à 5,5 % de la TVA.
Qui aura un coût.
Qui aura un coût, mais de la même manière que ces aides, qui sont toujours un peu complexes. Un coût de 1 milliard. Mais vous savez, il faut voir aussi les répercussions d’une crise telle que celle-ci, avec une inflation qui va augmenter. On voit qu’un certain nombre de produits vont aussi augmenter. Donc d’avoir une baisse globale sur aussi les entreprises, sur toute la filière économique, c’est quelque chose qui irait plus dans le bon sens.
Raphaël Glucksmann, le candidat non déclaré à l’élection présidentielle, est favorable à une taxation des superprofits liés à la guerre. Est-ce que vous êtes y favorable ?
On l’a toujours défendu. On s’est battus à l’Assemblée nationale, aux côtés de Marine Le Pen, Jean-Philippe Tanguy, qui avait porté aussi cette question. Il y a deux questions aujourd’hui. La première, c’est la question du contrôle des marges. C’est pour ça que si même on baissait la TVA sans contrôler les marges, on se rend compte que, petit à petit, on voit qu’un certain nombre de distributeurs profitent pour ne pas baisser les prix quand il y a une baisse du prix du baril. Il y a toujours des profiteurs de crise, et il faudra remettre en place une vraie taxe sur les surprofits. Ce que nous n’avons pas réellement fait. Il y en avait eu une petite qui n’avait clairement pas porté les fruits que nous souhaitions.
Autre sujet, la campagne présidentielle, qui a presque déjà démarré. Hier, dans le JDD, Jordan Bardella évoquait le programme économique du Rassemblement national. On sait que la semaine dernière, Jordan Bardella a rencontré des représentants du Medef. Il semble quand même qu’au Rassemblement national, il y ait deux lignes, la ligne de Marine Le Pen et la ligne de Jordan Bardella, plutôt pro business. Est-ce que vous ne craignez pas de perdre votre électorat, notamment dans le bassin minier, si c’est la ligne de Jordan Bardella qui l’emporte ?
Mais il n’y a pas « deux lignes ». Je suis désolé, ça fait un certain nombre de fois qu’on nous pose la question. Quelles mesures Marine Le Pen porte, que Jordan Bardella ne porte pas, et vice versa ? Le programme économique du Rassemblement national, c’est le même. Peut-être que leurs termes, leur manière de le présenter est différente, parce qu’ils ne parlent pas forcément avec les mêmes termes, ils sont deux personnalités différentes, mais le programme est identique. C’est un programme qui soutient nos entreprises, qui soutient le tendance de l’économie, justement, pour apporter aussi un soutien et un État-providence qui tient, un système social qui tient.
L’ancien ministre Renaud Dutreil, qui a un temps échangé avec Jordan Bardella, dit du Rassemblement national, ce sont des propos rapportés dans La Tribune, dimanche : « Ce sont des amateurs qui découvrent le jeu d’échecs », sur votre programme économique, notamment. Et en parlant de votre rapport à l’économie, il dit qu’il considère que vous avez une trajectoire de gauche. Bruno Retailleau a quasiment le même discours. Il considère que le Rassemblement national est de gauche économiquement. Qu’est-ce que vous en pensez ?
Bruno Retailleau, Monsieur Dutreil, viennent du même parti, avec le dernier Premier ministre de droite, c’était Michel Barnier. C’est celui qui a promis d’augmenter les impôts de 40 milliards, que nous avons censuré au Rassemblement national. Alors, ce sont des propos rapportés, je ne vais pas commenter des propos rapportés. Ce qui est certain, aujourd’hui, c’est que le Rassemblement national est en tête chez les chefs d’entreprise et en tête dans le milieu économique. Il y a quelques-uns très politisés du CAC 40 qui considèrent qu’on a un programme qui est trop équilibré et qui protège trop. Mais on considère qu’il faut développer notre économie, développer la richesse de notre pays pour mieux protéger cet équilibre. Et aujourd’hui, on ne changera pas de ligne, c’est celle que nous défendons depuis toujours.
Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : La rédaction suivra cette actualité pour vous fournir un point de vue complet.

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