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27 avril 2026« On hérite d’une ville quasi ruinée », le nouveau maire RN de Vauvert charge ses prédécesseurs sur l’état des finances
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « « On hérite d’une ville quasi ruinée », le nouveau maire RN de Vauvert charge ses prédécesseurs sur l’état des finances ».
Résumé à retenir
Nicolas Meizonnet, maire RN de la ville du sud du Gard, s’alarme sur une situation budgétaire dans le rouge. Et n’est pas avare de compliments envers l’équipe de l’ancien maire, Jean Denat.
« La cigale ayant chanté tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. » La célèbre introduction de Jean de La Fontaine semble être la plus appropriée pour résumer la situation selon Nicolas Meizonnet.
Ce lundi 27 avril, à l’occasion du budget de la ville voté dans la soirée par les élus, le nouveau maire RN de Vauvert a souhaité faire un état public de la situation financière de la commune. Quelques jours plus tôt, le sujet a été évoqué avec les services de la préfecture du Gard.
19,2 millions d’euros de dettes
« Le préfet et son équipe nous ont expliqué que la ville est entrée dans le réseau d’alerte », a indiqué le maire RN, « nous cumulons 19,2 M€ de dettes ». Durant le précédent mandat piloté par le socialiste Jean Denat, battu aux dernières élections, les statistiques indiquent une forte augmentation des dépenses de fonctionnement, presque 3 M€ en six ans, ainsi qu’une épargne nette dans le négatif pour 2020, à – 585 665 €. « Notre ratio de désendettement, c’est-à-dire notre capacité de rembourser notre dette, s’étale sur plus de 25,7 ans, c’est plus du double du seuil estimé critique. »
Par conséquent, « on ne peut pas avoir recours à l’emprunt », a détaillé l’adjoint aux finances Daniel Santamatilde, évoquant une révision des projets à venir, notamment celui du pôle d’échange multimodal, et une « maîtrise des dépenses », notamment dans la masse salariale de la collectivité. « On va entrer dans une rigueur budgétaire », a ajouté le maire, soulignant qu’il n’augmentera pas les impôts et que seuls les budgets alloués à l’éducation, à la jeunesse et aux sports et à l’aide aux personnes âgées et fragiles ne seront pas révisés.
La faute aux « socialo-communistes » ?
« On hérite d’une ville quasi ruinée, c’est le cas dans les villes gérées par les socialo-communistes », poursuit le maire en chargeant l’équipe précédente : « Gestion un peu laxiste et clientéliste en matière de ressources humaines », des contrats et des salaires de directeurs qui auraient pu être évités, des « choix d’investissements » qui n’ont pas eu de retours financiers… « On va demander un audit à la Chambre régionale des comptes et à un cabinet privé pour comprendre où est allé l’argent. »
À présent retiré de la vie politique, Jean Denat réfute « avoir recruté à tour de bras, la situation est exactement la même que celle trouvée il y a douze ans ». Pour Magali Nissard, qui siège désormais à l’opposition, « Nicolas Meizonnet fait parler les chiffres à son avantage. » Pour elle, le maire omet de citer plusieurs facteurs expliquant la situation, dont « une forte augmentation des charges des cotisations retraites des fonctionnaires » ou encore « une pyramide des âges élevée » chez les employés municipaux, provoquant de nombreux remplacements pour maladies. « Il oublie également de rappeler que la ville a eu en janvier dernier un excédent d’investissement d’1,6 M€. »
In fine, bien que le maire promette un « programme culturel à la fois riche, pluriel, varié et ouvert à tous » pour cette année, la fin de Jazz à Vauvert, et la suppression, controversée, de l’exposition du photographe Sylvain Brino, entrent selon lui dans cette nouvelle rigueur budgétaire : « La suppression de l’exposition était financière au départ, ce sont mes propos qui l’ont rendue politique. »
Cette suppression a permis à la ville de réaliser une économie de 2 500 €.
Remous autour de la piscine municipale
La piscine municipale de Vauvert semble devenir un cœur de discorde entre la majorité actuelle et la précédente. « Elle a des fuites qui n’ont pas été réparées », avec des pertes évaluées à environ 40 000 € en 2025, un coût de fonctionnement de presque 150 000 € et une recette de 10 900 € l’an dernier, selon le maire et son équipe, « au lieu de construire des skate-parks, l’ancienne équipe aurait pu réparer cette structure ».
« À Vauvert, vu notre population et les ressources limitées, ils vont rapidement ne peut pas être au four et au moulin et que des choix doivent être faits », lui répond son opposante Magali Nissard.
La piscine restera ouverte cet été, mais le maire confirme que cela se fera avec des tarifs à la hausse : « 2 € au lieu d’1,50 € pour un enfant et 3,50 € au lieu de 3 € pour un adulte. »
Source : www.midilibre.fr
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

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