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27 avril 2026Pourquoi Charles Alloncle a déjà gagné, quelle que soit l’issue pour son rapport sur l’audiovisuel
Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Pourquoi Charles Alloncle a déjà gagné, quelle que soit l’issue pour son rapport sur l’audiovisuel ».
Points clés à retenir
La commission d’enquête sur l’audiovisuel public se termine comme elle a commencé : sous tension. Les 30 députés qui composent le cénacle doivent se réunir à huis clos ce lundi 27 avril en début d’après-midi pour voter sur les conclusions du rapporteur Charles Alloncle.
Si son document de 300 pages (assortis de 80 recommandations) est adopté, il sera publié et bénéficiera de l’estampille de l’Assemblée nationale. S’il est retoqué, les élus auront alors interdiction d’en faire mention et d’évoquer les différentes pistes de travail qu’il contient. En théorie. Car dans la réalité, de nombreuses propositions ont déjà fuité dans la presse.
Dans les faits également, peu importe l’issue du vote – toujours incertain ce lundi matin. Quoi qu’il arrive, Charles Alloncle ressortira victorieux de ces quatre mois d’auditions à couteaux tirés. Ceci, malgré ses méthodes outrancières, les innombrables scandales qui ont émaillé le travail des députés et des rappels à l’ordre fréquents. Le président de la commission Jérémie Patrier-Leitus a d’ailleurs encore déploré son attitude, samedi, quelques heures avant le tombé de rideau.
Gagnant à tous les coups
Ainsi, le député UDR (parti d’Éric Ciotti, allié au RN) gagne à tous les coups. Face, son rapport est publié et il peut bénéficier d’une nouvelle séquence médiatique, s’appuyant sur un note bénéficiant du halo de crédibilité associé à l’Assemblée nationale. De quoi mettre France Télévisions et Radio France sous une pression maximale, alors que les différentes entités ont déjà plié sous ses coups de butoir, concernant par exemple les logiques de transparence ou de concurrence.
Pile, sa copie est déchirée, et Charles Alloncle pourra déplorer la censure d’un système qui s’auto-protège. C’est d’ailleurs ce qu’il a commencé à faire dans les colonnes du JDNews, mercredi, puis du Journal du Dimanche, en parlant de « faute démocratique. » « Ce serait un très mauvais signal. Empêcher sa publication reviendrait, en réalité, à empêcher les Français de savoir comment leur argent est utilisé. (…) Une telle décision serait tout sauf anodine », a-t-il prévenu, reprenant le registre qui était le sien pendant ces quatre mois d’auditions.
Dans ce second cas de figure, les médias très conservateurs (souvent dans le giron de Vincent Bolloré) qui ont accompagné et relayé son travail ne se priveront pas de battre le rappel, CNews en tête. Quelques jours avant le vote fatidique, une des stars de la chaîne, Laurence Ferrari, semblait passablement agacée de voir que la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon refusait de s’engager sur la texte du rapport, malgré son insistance.
Il est vrai que les votes négatifs à l’issue d’une commission d’enquête sont rares. Les deux derniers exemples remontent à 2011, sur le financement des organisations patronales et syndicales, et à 2015, sur les conséquences de la baisse des dotations aux collectivités. Rares donc, mais pas inédits.
La méthode risque de rester
Cette situation, les opposants à Charles Alloncle l’ont bien en tête. « Nous sommes face à un dilemme comme beaucoup de groupes parlementaires », a ainsi expliqué la cheffe de file des députés insoumis Mathilde Panot dimanche dans l’émission Questions politiques de Radio France et du Monde. « C’est un très mauvais rapport. Si vous votez pour, vous admettez un travail parlementaire qui est à la limite de la diffamation, absolument malhonnête et qui est à l’image de cette commission d’enquête, a-t-elle résumé. Et si vous votez contre, vous aurez alors une extrême droite qui va pleurer. » Pas simple.
Quoi qu’il arrive, cette commission ne restera pas sans conséquences. Les nombreuses heures d’auditions retransmises en direct (238 personnalités de l’audiovisuel), et le battage orchestré par Charles Alloncle en personne sur les réseaux sociaux et dans nombreux médias, auront réussi à infuser le débat public, un an avant la présidentielle.
Concrètement, ses propositions chocs, qu’elles soient officiellement publiées ou non, ont déjà fait le tour de la presse et rencontré un écho politique indéniable. Le rapporteur souhaite ainsi une sévère cure d’austérité, la suppression de la chaîne jeunesse France 4 ou la fusion de France 2 et France 5. De quoi irriguer les différents projets de l’extrême droite, tandis que le président du parti UDR Éric Ciotti a déjà annoncé qu’il proposerait des textes à l’Assemblée issus de ce travail.
Sur la forme, la méthode Alloncle risque également de rester. Le député a effectivement su se servir, à l’excès, de l’outil démocratique que représente une commission d’enquête pour le transformer en objet politique, plus encore que ses comparses dans d’autres cénacles du même genre. Il a ainsi monopolisé la parole au détriment des autres élus pour insister sur ses propres marottes, et publier tous ses coups d’éclat (avec diverses personnalités, comme Patrick Sébastien, ou contre d’autres comme Nagui), sur les réseaux sociaux. Utile pour galvaniser ses soutiens et flatter les pourfendeurs d’un audiovisuel public trop coûteux ou biaisé. Sans doute moins pour ce qui est de réfléchir à son avenir.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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