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Pour se débarrasser de votre véhicule, gare aux faux épavistes – franceinfo
27 avril 2026que contient le manifeste du suspect des tirs au dîner de gala des correspondants avec Donald Trump ? – franceinfo
Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « que contient le manifeste du suspect des tirs au dîner de gala des correspondants avec Donald Trump ? – franceinfo ».
Points clés à connaître
Le suspect de l’attaque du dîner de gala des correspondants de la Maison Blanche dans la nuit de samedi à dimanche a envoyé un texte anti-Trump à ses proches pour expliquer son acte.
Publié
Temps de lecture : 5min
Un texte au centre de toutes les attentions. Dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 avril, Cole Tomas Allen, originaire de Californie, a tenté de faire irruption, armé, au gala des correspondants de la presse de la Maison Blanche à l’hôtel Hilton de Washington en présence de Donald Trump. Le ministre de la Justice, Todd Blanche, a affirmé que le tireur semblait viser de hauts responsables de l’administration américaine. Le suspect doit être présenté à la justice lundi. Il doit être inculpé de deux chefs d’accusation : le premier pour usage d’une arme à feu lors d’un crime violent, le second pour l’agression d’un agent fédéral à l’aide d’une arme dangereuse.
Avant les tirs, l’homme de 31 ans a envoyé à sa famille un « manifeste », selon le terme utilisé par Donald Trump. Le texte a été reproduit en intégralité par le New York Post, qui dit se l’être procuré auprès d’un responsable américain anonyme.
Cole Tomas Allen y présente d’abord des excuses à ses proches et à son cercle professionnel, après avoir menti au sujet de son programme du week-end. « J’ai peut-être surpris beaucoup de monde aujourd’hui« , écrit cet ingénieur en mécanique. Il confie qu’il ne s’attend « pas à être pardonné« . « Si j’avais pu trouver une autre solution pour arriver à ce résultat, je l’aurais choisie« , se défend-il avant d’évoquer les raisons de son passage à l’acte. Franceinfo revient sur ce que contient ce texte.
Un inventaire de ses « cibles »
Cole Tomas Allen rappelle qu’il est citoyen des Etats-Unis et que les actions des représentants du pays ont « des répercussions » sur lui. « Je ne suis plus disposé à permettre à un pédophile, un violeur et un traître de se salir les mains de ses crimes« , s’insurge-t-il dans une probable allusion au président américain et à ses liens avec l’affaire Jeffrey Epstein. Il insiste sur le réalité que les membres de l’administration Trump, à l’exception de Kash Patel, directeur du FBI, sont à ses yeux des « criminels » devenus « des cibles« .
« Les Etats-Unis d’Amérique sont régis par la loi (…). Dans la mesure où les représentants et les juges ne respectent pas la loi, nul n’est tenu de leur accorder quoi que ce soit qui soit ordonné de manière illégale. »
Cole Tomas Allendans le manifeste transmis à sa famille
Donald Trump a réagi à ces mots sur la chaîne CBS dimanche dans l’émission « 60 Minutes ». « Je ne suis pas un violeur. Je n’ai violé personne. Je ne suis pas un pédophile« , a-t-il argué face à la observateur Norah O’Donnell. « Vous pensez qu’il faisait référence à vous ?« , a directement interrogé cette dernière. « Vous lisez les conneries d’une personne malade. On m’a associé à de vieux trucs qui n’ont rien à voir avec moi », a répondu le locataire de la Maison Blanche, le visage fermé.
A l’opposé, le suspect dresse la liste des personnes qu’il entendait épargner. Il explique ainsi que les membres du Secret Service, l’agence fédérale chargée de garantir la sécurité physique du président et des plus hauts dirigeants du pays, ne devaient être « ciblés qu’en cas de nécessité » et devaient « être neutralisés sans létalité possible« . Quant à la sécurité de l’hôtel, elle ne devait « pas être ciblée« , pas plus que les services de police du Capitole et de la Garde nationale.
Il écrit que les employés de l’hôtel et les convives au gala n’étaient à ses yeux « pas du tout des cibles« . Mais il ajoute qu’il n’hésiterait pas à « passer à travers [sic] presque tout le monde pour atteindre [ses] cibles« , car, selon lui, « la plupart des personnes » présentes sur les lieux « ont choisi d’assister à un discours d’un pédophile (…) et sont donc complices« . Il dit néanmoins espérer ne pas avoir à en « arriver là« .
Une allusion à la Bible
Invité à réagir au micro de la chaîne Fox News dimanche, Donald Trump a affirmé que le suspect avait écrit un texte « très antichrétien« . « Lorsque vous lisez son manifeste, il déteste les chrétiens, ça ne fait aucun doute« , assène-t-il au sujet d’une personne qu’il décrit comme « visiblement très dérangée« .
Dans son manifeste, Cole Tomas Allen fait en effet référence à un célèbre passage de la Bible dans lequel Jésus invite à « tendre l’autre joue » à celui qui frappe. « Tendre l’autre joue, c’est pour ceux qui sont eux-mêmes opprimés. Je ne suis pas la personne violée dans un camp de détention. Je ne suis pas le pêcheur exécuté sans procès. Je ne suis pas l’écolier tué dans un attentat, l’enfant mort de faim ou l’adolescente abusée par les nombreux criminels de cette administration. Tendre l’autre joue quand quelqu’un d’autre est opprimé n’est pas un comportement chrétien ; c’est se rendre complice des crimes de l’oppresseur », écrit le suspect.
Des critiques sur la sécurité de l’hôtel
Dans son texte, Cole Tomas Allen évoque la sécurité de cet hôtel, lieu des festivités du gala, et celle des alentours. « Je m’attendais à des caméras de sécurité à chaque coin de rue, des chambres d’hôtel sur écoute, des agents armés tous les trois mètres, des détecteurs de métaux à profusion…« , énumère-t-il. « J’arrive [pourtant] lourdement armé et personne ne semble imaginer un seul instant que je pourrais représenter un danger. »
Cet hôtel n’est pas « un bâtiment particulièrement sûr« , a critiqué Donald Trump quelques heures après les tirs. Il a toutefois reconnu que le dispositif de sécurité mis en place « était très sûr« , soulignant que le tireur avait été stoppé avant d’entrer dans la grande salle de réception où il se trouvait.
Le suspect aborde à la fin de sa prose son état d’esprit avant d’entamer son attaque. « Et si jamais quelqu’un se demande ce que ça fait de faire une chose pareille : c’est horrible. J’ai envie de vomir. J’ai envie de pleurer pour tout ce que je voulais faire [dans ma vie] et que je ne ferai jamais« , peut-on lire dans les derniers mots du manifeste.
Une signature sous un nom de code
Ce texte, signé du nom « Cole ‘coldForce’ ‘Friendly Federal Assassin’ Allen », semble, selon l’AFP, faire référence aux morts civiles dans les guerres dans lesquelles sont impliqués les Etats-Unis, à la politique anti-immigration de Donald Trump ou encore au scandale entourant le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Un profil « coldforce » sur la plateforme BlueSky, désactivé dimanche mais archivé, contenait des messages fréquents exprimant l’indignation de leur auteur face aux politiques de l’administration Trump.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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