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27 avril 2026Analyse : Une équipe d'experts a étudié cette information et partage son avis général.
L'équipe éditoriale a étudié « TOUT COMPRENDRE – Ministre tué, attaques coordonnées… Que se passe-t-il au Mali? » et partage son avis.
Ce qu'il faut retenir
Le ministre de la Défense malien, Sadio Camara, a été tué dans sa résidence de Kati ce samedi 25 avril, alors que plusieurs villes du pays ont été la cible d’attaques coordonnées entre des jihadistes affiliés à Al-Qaïda et des rebelles touareg. Tous veulent la chute des autorités maliennes de transition, emmenées par le général Assimi Goïta.
Un nouveau basculement pour le Mali. Ce week-end, les jihadistes affiliés à Al-Qaïda du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) ont mené de vastes attaques contre sept villes du pays, conjointement avec les rebelles touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA).
« Des groupes armés terroristes (…) ont pris pour cible tôt ce matin du 25 avril certains points et casernes de la capitale et de l’intérieur » du Mali, a écrit l’armée malienne dans un communiqué.
La ville de Kati, considérée comme le fief de la junte qui dirige le pays depuis 2020 et abritant la résidence du président de la transition Assimi Goïta, a été particulièrement touchée.
La capitale Bamako a également été la cible des jihadistes du JNIM et des rebelles du FLA, tout comme Gao, Sévaré, Mopti et Kidal. « La ville de Kidal est passée sous contrôle de nos forces armées », a notamment écrit le groupe du Front de libération de l’Azawad dans un message sur le réseau social Facebook.
Ces six villes ont été attaquées en même temps, de façon organisée. L’objectif des combattants est clair: obtenir la chute des autorités maliennes de transition.
• Qui était le ministre de la Défense malien tué samedi?
Le gouvernement malien a annoncé ce dimanche 26 avril au soir la mort du ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara, tué lors des attaques « terroristes » samedi par « un véhicule piégé conduit par un kamikaze » ayant ciblé sa résidence à Kati, près de la capitale Bamako.
Sa mort avait été annoncée un peu plus tôt dans la journée par des proches. Sadio Camara était un des principaux responsables de la junte au pouvoir depuis 2020.
Lors des « incidents terroristes » ayant visé sa résidence, le général Camara a « engagé des échanges avec les assaillants dont il a réussi à neutraliser certains », affirme le gouvernement dans un communiqué publié plusieurs heures après le décès. Il a été blessé puis transporté à l’hôpital où « il a malheureusement succombé », dit le texte.
Le défunt, en raison de « son bilan élogieux dans la défense nationale », aura droit à des « funérailles nationales », promet le gouvernement.
Les attaques de samedi et les combats qui ont suivi ont fait 16 blessés civils et militaires et des « dégâts matériels limités », selon un bilan de la junte donné samedi soir.
• Comment le pays en est arrivé à cette situation?
Cette situation est le facteur culminant de tensions plus longues. En mars 2012, des militaires renversent le président Amadou Toumani Touré, l’accusant d' »incompétence » dans la lutte contre la rébellion touareg séparatiste et les groupes islamistes liés à Al-Qaïda, lesquels s’emparent des grandes localités du Nord.
Mais les jihadistes sont partiellement chassés par l’opération militaire « Serval » lancée par la France en 2013, remplacée en 2014 par l’opération antijihadiste au Sahel nommée « Barkhane », toujours sous l’égide de la France.
L’armée française s’installe au Mali durant près d’une décennie, avant de se retirer en 2022, le pays africain s’assurant dans le même temps les services du groupe paramilitaire russe Wagner, mercenaires que combattent les rebelles du Front de libération de l’Azawad.
En juillet 2024, l’armée malienne et ses alliés russes subissent leur plus gros revers depuis des années, encaissant de lourdes pertes après des combats contre les rebelles séparatistes à Tinzaouatene, dans le nord, et une attaque des jihadistes.
Depuis 2021, c’est le général Assimi Goïta qui préside le pays, après plusieurs coups d’État. Celui-ci a progressivement enterré ses promesses de transition démocratique. L’été dernier, le chef de la junte a effectivement promulgué une loi lui permettant de renouveler un mandat de cinq ans, sans élections, plusieurs fois. Il pourrait donc rester à la tête du Mali jusqu’en 2030, voire 2035.
• Quelle est la situation sur place ce lundi?
Après deux jours de combats intenses, samedi et dimanche, entre l’armée et les groupes armés, le calme était revenu lundi 27 avril au matin à Bamako et à Kati, ville-garnison et fief de la junte situé à une quinzaine de kilomètres de la capitale. Les deux villes ont été le principal théâtre des violents combats entre les deux camps.
Aucun tir n’a été entendu lundi à Kati, où les affrontements faisaient encore rage la veille. Des débris de voitures calcinées et des impacts de balles étaient toutefois visibles dans la zone, témoignant de la violence des combats, a constaté l’AFP.
Le calme régnait également dans la zone aéroportuaire, dans le quartier périphérique de Sénou. Seuls quelques avions militaires effectuaient des rotations à intervalles réguliers.
Le pays est plongé dans l’incertitude: le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué, et le général Assimi Goïta, chef de la junte, n’a pas été vu et n’a pas pris la parole depuis le début des hostilités.
L’Union européenne « condamne fermement les attaques terroristes » perpétrées samedi au Mali et exprime sa solidarité avec le peuple malien, dans un communiqué diffusé dimanche par les services de sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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