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27 avril 2026Une semaine après son lancement, cette énième initiative à gauche pour 2027 proche du flop
Analyse : Voici ce que notre équipe retient de cette information.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « Une semaine après son lancement, cette énième initiative à gauche pour 2027 proche du flop ».
Les éléments principaux
L’espace pour la présidentielle 2027 est-il déjà saturé à gauche ? Le 18 avril, l’initiative « Construire 2027 » était lancée par le sénateur écologiste Yannick Jadot, l’eurodéputé Place Publique Raphaël Glucksmann et le président du groupe PS à l’Assemblée Boris Vallaud pour proposer une alternative à gauche, autre que la désignation d’un candidat par une primaire ou un ralliement à la France insoumise. Mais huit jours après sa mise en ligne, force est de constater qu’elle ne passionne pas les foules.
Mis en ligne sous la forme d’un « manifeste » à cosigner, le projet ambitionnait de présenter des propositions, une nos experts et un nom « pour la fin de l’été ». Il a été appuyé dès son lancement par une quarantaine d’élus issus du mouvement Place Publique, des socialistes opposants d’Olivier Faure, des parlementaires écologistes, communistes, des élus locaux… Dimanche 19 avril au matin, quelques heures après sa mise en ligne et le début des relais médiatiques, le manifeste avait atteint 2 484 signatures selon le suivi fait par Le HuffPost. Trois jours plus tard, le compteur en affichait 7 888 à la mi-journée. Ce 27 avril, soit une semaine et un jour après son lancement, « Construire 2027 » a séduit 14 094 personnes.
Comparaison n’est pas raison, mais quand même
Début prometteur ou échec cuisant ? Objectiver de tels chiffres n’est pas une mince affaire. Il convient d’une part de souligner qu’à un an de l’échéance et en pleine envolée des prix du carburant, les préoccupations des Français sont encore très éloignées du scrutin suprême. Ensuite, « Construire 2027 » ne s’adresse qu’aux personnes de sensibilité de gauche, ce qui mathématiquement réduit sa portée maximale. Il faut en sus enlever à cet échantillonnage ceux qui se revendiquent proche de la France insoumise et ne font pas partie du public visé. Enfin, il ne faut pas sous estimer une certaine lassitude et donc un désintérêt des électeurs de gauche face à la cacophonie générale.
Tous ces éléments pris en compte, il reste malgré tout difficile de parler de succès pour les signataires du manifeste. Surtout face à la concurrence. Candidat à l’Élysée via la primaire de la gauche et des écologistes, le député de la Somme François Ruffin a lui aussi misé sur une participation citoyenne pour légitimer sa candidature. Le 28 janvier, il se réjouissait d’avoir réuni 40 000 signatures de soutien « en 48 heures ». Le 10 février, le compteur en affichait 100 000. En cette fin avril, l’élan s’est ralenti, mais le député compte malgré tout 118 991 participations à l’heure où nous écrivons ces lignes.
La comparaison est cruelle pour les partisans de « Construire 2027 », même s’il convient de la nuancer. Car François Ruffin, qui cumule sa casquette de député avec celle de réalisateur récompensé, est un habitué des mobilisations citoyennes à succès. Il bénéficie de relais importants sur ses réseaux sociaux, où il est suivi par près de 450 000 personnes sur X et autant sur Instagram. Ce qui n’est pas forcément le cas des partisans de « Construire 2027 ».
Une initiative lâchée par ses auteurs ?
En face, Yannick Jadot et Boris Vallaud peinent à atteindre les 200 000, à eux deux et sur les deux plateformes cumulées. L’écologiste, ex-candidat à la présidentielle, bénéficie certes d’une certaine notoriété, mais son résultat en 2022 en dit long sur sa popularité réelle. Quant à Boris Vallaud, sa notoriété reste relative à l’échelle nationale, en dépit de ses fonctions au sein du Parti socialiste et de la visibilité que peut lui accorder la présidence du groupe à l’Assemblée.
Quid de Raphaël Glucksmann, troisième homme fort du manifeste ? L’eurodéputé, candidat presque déclaré pour 2027, est lui bien connu du grand public. Aux élections européennes, scrutin pourtant boudé des Français, il est arrivé en 3e position avec près de 15 % des suffrages. Il a en parallèle une certaine connaissance de l’art de la mobilisation et l’a prouvé avec son combat en faveur des Ouïgours, qu’il a imposé dans le débat français et européen. Son compte Instagram est suivi par 657 000 personnes, son compte X par plus de 300 000.
Mais l’eurodéputé n’a, à l’instar de Boris Vallaud et Yannick Jadot, que peu utilisé ses relais pour mettre en valeur l’initiative pour 2027. Dans les jours qui ont suivi le lancement, les publications sur les réseaux sociaux se sont faites plus rares et ce lundi 27 avril, Boris Vallaud, pourtant interrogé sur France 2 sur son opposition à la primaire, n’a pas mentionné le projet une seule fois. Les trois ténors signataires de « Construire 2027 », qui pour l’un prépare sa candidature et pour les deux autres refusent de fermer la porte, seraient-ils déjà passés à autre chose ? Existe-t-il encore seulement l’espace politique à gauche pour cette troisième voie ? Sollicités par Le HuffPost pour analyser les premières retombées, ni Yannick Jadot, ni l’entourage du député socialiste ni celui de l’eurodéputé n’avaient répondu à l’heure où nous écrivons ces lignes.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L’équipe continuera à analyser les points saillants.

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