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27 avril 2026Reuters.com
27 avril 2026Analyse : L'équipe examine les points essentiels pour vous informer rapidement.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « y a-t-il un risque de pénurie, comme l’affirme le PDG de TotalEnergies ? – franceinfo ».
Ce qu'il faut retenir
Le blocage du détroit d’Ormuz ravive les craintes d’une crise énergétique. Tandis qu’Emmanuel Macron temporise et assure que la situation est contrôlée, Patrick Pouyanné, le PDG de TotalEnergies, et plusieurs experts alertent sur un manque possible de carburant dès cet été.
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Le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, lundi 27 avril. Pour le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, il y a un risque de pénurie de carburant en France. Mais Emmanuel Macron écarte ce scénario. Qui croire ? Les deux. Tout est une question de temps. Emmanuel Macron ne veut pas créer des effets de panique. À ce stade, la situation est « contrôlée », assure le président. En effet, pour le moment, à de rares exceptions près, il n’y a pas de pénurie dans les stations françaises. Samedi 25 avril, moins de 3% des stations manquaient de carburants.
Emmanuel Macron préfère donc mettre l’accent sur les efforts diplomatiques qu’il entreprend pour débloquer le fameux détroit d’Ormuz. Il refuse de voir le scénario du pire, ce que fait en revanche, Patrick Pouyanné, le patron de TotalEnergies. Chacun est dans son rôle. Le Patron de Total n’hésite pas à se projeter à deux ou trois mois. C’est ce qui lui fait dire que si le blocage du détroit se poursuit, la France entrerait « dans une ère de pénurie énergétique ». « Pénurie, ajoute-t-il, que subissent déjà les pays d’Asie ». La Chine, l’Inde, le Vietnam, la Thaïlande sont très dépendants du trafic des hydrocarbures par Ormuz.
Pour Patrick Pouyanné, c’est simple, si 20% des réserves mondiales de pétrole et de gaz sont inaccessibles, ce qui représente la production du Proche Orient, « ça ne peut pas être sans conséquences ». Donc cet été, si la situation reste bloquée, il faut s’attendre à manquer de carburant dans les stations françaises.
De nombreux experts sont d’accord avec Patrick Pouyanné. C’est le cas de Thierry Bros, professeur à Sciences Po Paris, pour qui « la pénurie est bel et bien aux portes de l’Europe ». Parce que si on manque vraiment de pétrole sur les marchés, c’est l’Asie qui risque de l’emporter, car elle y mettra le prix. Philippe Chalmain, économiste, spécialiste des matières premières, fait la même analyse. Il assure que « si la situation se poursuit pour 50 autres jours, nous allons entrer dans une ère de pénurie ».
La France ne pourra pas actionner les fameuses réserves stratégiques de pétrole. Elle ne peut pas les utiliser comme elle veut toute seule, ça relève d’une décision collective de l’agence internationale de l’énergie, l’AIE. Puis ces réserves ne sont pas extensibles et nous vivons déjà un peu dessus. Dans ce contexte, les prix à la pompe ne vont pas baisser tout de suite. D’ailleurs ces derniers jours, le baril se maintient au-dessus de 100 dollars. Tant que le détroit restera fermé, « les prix resteront extrêmement élevés », assure d’ailleurs Olivier Gantois, le président de l’Union française des industries pétrolières (l’UFIP).
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Notre rédaction vous tiendra informés des changements importants.

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