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28 avril 2026Analyse : Notre équipe offre une vue générale sur cette actualité récente.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Au Liban, le face-à-face entre l’État et le Hezbollah se durcit ».
Points essentiels
“Plus qu’une crise, c’est une ligne de fracture profonde entre deux visions irréconciliables de l’État et de la souveraineté”, écrit le quotidien libanais L’Orient-Le Jour en première page de son édition du 28 avril. La veille une passe d’armes a opposé le leader du Hezbollah, Naïm Kassem, et le président libanais, Joseph Aoun, sur la question des négociations entre Israël et le Liban.
Il y a d’abord eu “l’escalade verbale” du secrétaire général du parti chiite armé pro-Iran. Dans un communiqué lu sur la chaîne du Hezbollah, Al-Manar, Naïm Kassem a déclaré que les négociations directes avec l’État hébreu sont une “concession gratuite, humiliante et sans nécessité, dont la seule justification est une soumission sans contrepartie”, rapporte le journal francophone.
Il a ensuite appelé le gouvernement libanais à revenir sur les “graves erreurs qui plongent le Liban dans un cycle d’instabilité”, qu’il s’agisse des pourparlers avec Israël ou de la décision des autorités libanais de bannir l’aile militaire du parti chiite.
Depuis le début des négociations directes avec Israël, le président libanais Joseph Aoun est la cible d’une véritable campagne venue des milieux proches du Hezbollah, certains osant la comparaison avec l’ancien président égyptien Anouar El-Sadate, assassiné en 1981, trois ans après avoir signé un accord de paix avec Israël.
“Le début d’un basculement”
“Avant même le début des négociations, certains ont commencé à lancer des critiques et des accusations de trahison”, a répondu le chef de l’État libanais sans citer le Hezbollah, rapporte L’Orient-Le Jour dans un autre article.
“La trahison est commise par ceux qui entraînent leur pays dans la guerre pour servir des intérêts extérieurs”, dans une allusion claire au “parti de Dieu”, qui a de nouveau entraîné le Liban dans le conflit régional après des tirs de roquettes contre Israël, le 2 mars, pour “venger” l’élimination du guide suprême iranien, Ali Khamenei. Et d’assurer qu’il n’acceptera pas “un accord humiliant”.
“Une rupture assumée au sommet”, écrit le journal francophone, qui poursuit :
“Ce n’est plus un désaccord. C’est un face-à-face. Et peut-être, déjà, le début d’un basculement.”
En Israël, on durcit le ton. Ainsi, le Premier ministre, Benjamin Nétanyahou, a affirmé que la menace des roquettes et drones du Hezbollah imposait la poursuite de l’action militaire au Liban, malgré le cessez-le-feu prolongé de trois semaines le 23 avril.
De son côté, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a appelé le gouvernement libanais à prendre des mesures “décisives” contre le groupe chiite et ses armes.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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