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28 avril 2026Analyse : Nos journalistes proposent quelques éléments à retenir de cette actualité.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « Ce que disent France TV et Radio France du vote décrié du rapport Alloncle ».
Les points essentiels à retenir
• le examen propose notamment des fusions de chaînes et la suppression de la téléréalité sur l’ensemble du service public.
• Les syndicats CGT de l’audiovisuel public dénoncent dans un communiqué « une véritable guerre culturelle » à mener contre l’extrême droite à un an de la présidentielle.
Pour le tant attendu, mais non moins décrié rapport Alloncle sur l’audiovisuel public, le feu est au vert. Après plus de quatre heures de réunion électrique à huis clos et plusieurs suspensions, c’est l’accord qui a été trouvé, ce lundi 27 avril en début de soirée, entre la majorité des membres de ladite commission d’enquête. Sur les 31 membres que compte cette commission, 12 députés ont voté pour la solution de compromis, contre 10 députés qui s’y sont opposés, tandis que 9 se sont abstenus. Le vote en faveur ayant atteint la majorité des votants, les travaux du député ciottiste doivent ainsi être rendus publics dans une semaine.
« Manque de courage du bloc central », pour certains élus à gauche. « Les Français attendaient ce rapport », pour d’autres plus favorables, comme le député LR François-Xavier Ceccoli. Mais qu’en pensent Radio France et France TV, cibles des quelque 80 recommandations de Charles-Henri Alloncle visant à dégager plus d’un milliard d’économies ?
Fusion des chaînes, suppression d’un orchestre
Dans l’entourage de Delphine Ernotte, on dit « prendre acte » de l’adoption du rapport, d’après des propos relayés dans la soirée par nos confrères du Monde. Plusieurs pistes sidérantes du rapport ont déjà fuité dans la presse. Parmi elles, des fusions de chaînes, comme entre France 2 et France 5, ainsi qu’entre France 24 et franceinfo.
Autre recommandation : la suppression totale des émissions de téléréalité sur l’ensemble de l’audiovisuel public. Si aucune d’entre elles n’est a priori citée, les regards se tournent évidemment vers Drag Race France, célèbre compétition de drag-queens « particulièrement visée par le rapporteur », d’après La correspondance de la presse.
Chez Radio France, aucune déclaration n’a été faite. On attendrait d’en savoir plus sur la teneur exacte des 400 pages, attendues ce lundi 4 mai. Leur coût n’a jamais été abordé, ni même questionné au cours des six mois d’audition. Et pourtant, Charles-Henri Alloncle suggère de se séparer d’une des formations musicales de la Maison de la radio.
Si sa direction se garde pour l’instant tout commentaire, celle-ci a toutefois appelé avant le vote crucial à « faire toute la lumière sur des collusions éventuellement à l’œuvre avec des acteurs directement intéressés à la déstabilisation » d’un concurrent.
Des « tentatives d’ingérences inédites »
En cause, une autre enquête du Monde qui, ce dimanche, a révélé que la direction des affaires institutionnelles du groupe d’Arnaud Lagardère, dans le giron de Vincent Bolloré, a envoyé des listes de questions – dont Radio France serait notamment la cible – à des députés avant leurs échanges avec des auditionnés.
D’un côté, Charles-Henri Alloncle parle d’un lobbying « vieux comme l’Assemblée ». De l’autre, le président de la commission et député Horizons Jérémie Patrier-Leitus témoigne, lui, d’« éléments concordants » qui « accréditent des tentatives d’ingérence inédites ».
« Encore une fois, l’extrême droite a mené un travail de sape minutieux de la confiance que les Français-es ont dans leur audiovisuel public : il s’agit d’une véritable guerre culturelle à laquelle nous devons faire face », ont pour leur part dénoncé conjointement les syndicats CGT de l’audiovisuel public dans un communiqué, ce mardi.
Avant d’ajouter : « Cette fois-ci, elle a marqué un aspect clé précieux dans sa bataille idéologique contre le service public à un an de l’élection présidentielle, avec le concours de parlementaires. » Les longs mois d’auditions sous haute tension ne semblent pas encore derrière nous.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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