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28 avril 2026Reuters.com
28 avril 2026« Cette année, on a une perte jusqu’à 70 et 80 % » : la filière abricot entre incertitude et résilience au Medfel de Perpignan
Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « « Cette année, on a une perte jusqu’à 70 et 80 % » : la filière abricot entre incertitude et résilience au Medfel de Perpignan ».
À ne pas oublier
Le salon Medfel, rendez-vous international de la filière fruits et légumes, s’est ouvert ce mardi 28 avril au parc des expositions de Perpignan. Ici, les professionnels du secteur se retrouvent pour préparer la saison estivale d’une année 2026 marquée par les aléas climatiques et la hausse des coûts.
Le parc des expositions de Perpignan avait des airs de salon international de l’agriculture ce mardi 28 avril. Les animaux en moins. Jusqu’à ce mercredi, ici, se tient le Medfel, le rendez-vous incontournable de la filière fruits et légumes avec plus de 200 exposants français et étrangers. Mais aussi et surtout, des exposants des Pyrénées-Orientales. Des producteurs, des revendeurs, des transporteurs, des assureurs… la chaîne des fruits et légumes et A à Z, de la terre au frigo du consommateur.
Créé en 2009, le Medfel s’est imposé comme un carrefour stratégique pour les acteurs du secteur. « C’est le moment de l’année où va se retrouver toute la filière fruits et légumes à Perpignan, française et européenne, juste avant la campagne d’été, pour faire un peu le élément et préparer cette campagne », explique Cyril Gornes, directeur du Marché International Saint-Charles. Sur place, près de 220 exposants, dont une grosse partie issue de la plateforme Saint-Charles, présentent leurs produits et services.
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Des pertes liées aux fortes pluies de l’hiver
Côté producteurs, cette année le constat est nuancé. Voire préoccupant. À Rivesaltes, Laetitia Pratx, des Vergers Bio de Véronique, annonce une saison difficile pour l’abricot. « On a une perte d’à peu près 70 à 80 % », explique-t-elle. En cause, un cocktail météo défavorable. Mais pas la sécheresse, au contraire. « On a eu trop de pluie pendant la floraison et un manque de froid hivernal et des sols saturés après plusieurs années de sécheresse. Les arbres ne se sont pas reposés », ajoute-t-elle, espérant tout de même bien vendre cet été pour sauver les pots cassés.
Avec la hausse des prix du carburant, on rajoute jusqu’à 26 % de coût sur le transport
Et aux aléas climatiques s’ajoute la hausse des coûts. « Comme monsieur et madame tout le monde, nous aussi on paye l’essence plus cher. Les tracteurs, les camions de livraisons… Ça nous impacte de plein fouet également. Inévitablement, la trésorerie en prend un coup. »
Même tendance chez d’autres producteurs. Alexis Bolfa, gérante de Réart Vallée, évoque des pertes de 30 à 40 % sur l’abricot. « On a eu une très belle floraison, mais la pluie a fait avorter les fleurs », précise-t-elle. Pour les pêches et nectarines en revanche, la saison s’annonce meilleure. Là encore, l’augmentation du prix du carburant pèse. « On rajoute jusqu’à 26 % de coût sur le transport. Une augmentation qui se répercute rapidement, surtout à grande échelle. »
Dans ce contexte, tous misent sur la consommation estivale pour limiter la casse. Mais, encore faut-il que le soleil brille. « La météo est déterminante pour nous. S’il fait beau, les ventes suivent. S’il pleut, elles chutent. C’est aussi simple que ça », conclut Laetitia Pratx.
Saint-Charles renouvelle ses procédures d’autocontrôle
Ce mardi, à l’occasion du salon Medfel, la plateforme internationale Saint-Charles de Perpignan et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont renouvelé pour trois ans la convention relative aux procédures d’autocontrôle dans le secteur des fruits et légumes. « Cette démarche mise en place au début des années 2000 vise à garantir la sécurité sanitaire, la traçabilité et la qualité des fruits et légumes grâce à des procédures d’autocontrôle », détaille Cyril Gornes. Aujourd’hui, au marché Saint-Charles, 64 entreprises y participent « avec un niveau de conformité proche de 95 % ».
« Ce dispositif repose sur un contrôle rigoureux à chaque étape. Réception, stockage, expédition et traçabilité des produits… », poursuit-il. Pour la nouvelle période 2026-2029, un volet supplémentaire est introduit. Celui de la « loyauté » des pratiques commerciales. Ainsi, étiquetage, présentation et facturation feront désormais l’objet de contrôles renforcés.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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