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28 avril 2026Devenir son propre patron pour 70 euros par mois… Cet entrepreneur a fait un choix inédit en vendant son entreprise à ses salariés
Analyse : Notre rédaction met en avant les points essentiels à retenir.
L'équipe éditoriale a étudié « Devenir son propre patron pour 70 euros par mois… Cet entrepreneur a fait un choix inédit en vendant son entreprise à ses salariés » et partage son avis.
Les éléments principaux
L’agence de communication AttrapTemps, basée à Perpignan, a changé de mains. Le patron, Cyrille Sabatier, est devenu dirigeant salarié après avoir vendu l’entreprise à ses salariés. Explications.
« J’aurais eu du mal à me regarder en face en me rasant le matin »… Patron d’AttrapTemps, une agence de communication bien connue des Pyrénées-Orientales, Cyrille Sabatier a fait un choix aussi étonnant qu’audacieux puisqu’il n’a pas revendu son entreprise à un concurrent avide de grossir son portefeuille de clients, mais il a permis à ses salariés, regroupés en Scop, d’entrer au capital de leur propre entreprise.
Habituellement, les Scop, ces sociétés coopératives et participatives, ne sont créées que lors de situations de crise, lorsqu’une entreprise va mal. « À mon âge (56 ans), on commence à penser à la transmission de son entreprise », raconte Cyrille Sabatier. « La grande peur, c’était qu’on ne me rachète l’entreprise que pour son portefeuille de clients et que d’ici quelques années, il ne reste plus que deux personnes ici. Ça en aurait été terminé d’AttrapTemps. Mais c’est quand même mon bébé et j’avais envie de lui donner une vie après moi ».
Créée en 1996, l’agence de communication fête donc ses 30 ans avec un virage inédit dans le paysage entrepreneurial des Pyrénées-Orientales. Une idée nourrie et enrichie par l’implication de Cyrille Sabatier au sein du réseau « Initiative » qui accompagne de nombreux entrepreneurs sur le territoire. « J’ai voulu mettre ma philosophie entrepreneuriale en cohérence avec mes actes ».
« Le bon sens veut que c’est quand il fait beau qu’il faut refaire la toiture. Là, l’entreprise va très bien, elle pèse 2,5 millions d’euros de chiffre d’affaires et elle a encore progressé de 25 % en 2024. C’était le bon moment », assure encore le dirigeant.
« Une identité à ne pas perdre »
Sur les 25 collaborateurs d’AttrapTemps, 10 ont pris la balle au bond et ont décidé de devenir associés de leur entreprise. À l’image de Guillaume Martin et de Guillaume Brue. « Il y avait toute une identité à ne pas perdre », indiquent ceux qui sont désormais salariés et associés depuis le 10 avril dernier. « C’est le risque majeur dans toute transmission. Il faut arriver à préserver le savoir-faire et l’implication de tous. L’équilibre est fragile et il ne fallait pas mettre tout ça en péril ».
Pour ces néo-associés, outre « la maîtrise de l’avenir de l’entreprise », il y avait aussi « une opportunité entrepreneuriale » dans la création de cette Scop. « Ça ne change pas grand-chose dans l’implication, on l’avait déjà avant. Mais c’est une continuité logique ».
Dans l’affaire, Cyrille Sabatier dit avoir décliné une proposition de rachat « presque équivalente à la somme de la vente effectuée aux salariés ». Il a lui-même acheté des parts de sa propre entreprise. « Désormais je suis directeur général salarié et associé. J’aurai la première fiche de paie de ma vie en mai », souriait-il.
« Une décision éthique et politique »
Quant aux salariés, « ils n’étaient pas obligés d’apporter tout le capital en un seul coup ». Estimée à plusieurs milliers d’euros, l’entrée dans la Scop a pu se faire progressivement pour certains. « Il y a des salariés qui sont associés pour 70 euros par mois ».
L’objectif d’AttrapTemps est désormais de continuer à répondre aux défis de l’IA en soignant sa touche personnelle : « apporter de l’expertise et consacrer du temps et de l’écoute aux clients ».
Le board des associés, lui, devrait s’agrandir encore. « Tous n’ont pas souhaité y venir tout de suite mais, à terme, l’objectif est qu’ils puissent le faire aussi », indiquait Cyrille Sabatier. Ses collègues associés, eux, voient dans la Scop un moyen aussi d’attirer des talents. « Quand on va recruter quelqu’un, on ne va pas proposer qu’un emploi mais tout un parcours ». « Le choix de Cyrille est avant tout une décision éthique et politique qui permet à tous de maîtriser l’avenir », indiquaient encore ses nouveaux salariés-associés.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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