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28 avril 2026Jérémie Patrier-Leitus marche sur des œufs pour justifier son vote sur le rapport de Charles Alloncle
Analyse : Notre équipe vous propose une synthèse de cette information.
Un point rapide sur l'article « Jérémie Patrier-Leitus marche sur des œufs pour justifier son vote sur le rapport de Charles Alloncle » selon nos journalistes.
À retenir absolument
Le vote sur la édition du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public a été validé de justesse ce lundi 27 avril. L’heure est aux explications pour son président Jérémie Patrier-Leitus, accusé de « s’être couché devant l’extrême droite » en votant pour la diffusion du rapport de Charles Alloncle malgré de profonds désaccords sur son contenu.
Face à Benjamin Duhamel sur France Inter, le député Horizons du Calvados et président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public est revenu ce mardi 28 avril sur les coulisses de ce vote crucial.
« Vous avez raison, je l’ai voté (le note, ndlr), j’ai été le seul à le dire avant d’avoir lu le note. Je me suis opposé au rapporteur et combattu ses méthodes tout au long de la commission d’enquête. J’ai même suspendu la commission quand j’ai considéré qu’elle se transformait en tribunal politique », a commencé par expliquer Jérémie Patrier-Leitus pour défendre sa position tenue de longue date.
En effet, dès le 19 avril, le président de la commission avait confirmé publiquement dans La Tribune dimanche sa volonté de voter pour la numéro du rapport, sans même l’avoir lu et dans un souci de transparence totale.
Un vote pour dénoncer les méthodes de l’extrême droite
« Mais contrairement à ce que j’ai lu, je ne me suis pas couché devant l’extrême droite. Je combats l’extrême droite, maintenant plus que jamais. Mais je l’assume ici : dans ma lutte contre l’extrême droite, je refuserais toujours d’utiliser leurs méthodes − la censure, la remise en cause de la liberté d’expression − moi je défendrai la transparence », a-t-il fait valoir.
« Maintenant c’est aux Français de juger des méthodes du rapporteur, aux Français qui nous écoutent de juger les propositions du rapporteur dont, je vous le dis, je considère qu’elles fragiliseraient profondément l’audiovisuel public », a poursuivi le président la commission pour expliquer son choix final.
C’est pourtant une toute autre version qui émerge ces dernières heures. Selon Le Monde, Jérémie Patrier-Leitus faisait partie des supposés abstentionnistes lundi au moment des débats à huis clos, avant de se raviser et de voter pour. Jérémie Patrier-Leitus « a changé son vote au dernier instant » dénonce d’ailleurs publiquement le député LFI et membre de cette même commission Aurélien Saintoul. Il l’accuse d’avoir été « un paillasson, voire un tremplin » pour l’extrême droite avec son revirement final.
« C’est dégueulasse ce que tu as fait », lui a aussi lancé la députée socialiste Ayda Hadizadeh à la sortie du vote, rapporte Le Monde.
Les contradictions de Patrier-Leitus
Au micro d’Inter ce mardi matin, Jérémie Patrier-Leitus a également évoqué l’existence d’« accusations contre (lui) » inscrites noir sur blanc dans ce rapport. De quoi le pousser à voter pour, afin de confronter l’extrême droite à ses méthodes.
Interrogé au sujet de ces fameuses accusations, toujours confidentielles avant la numéro, Jérémie Patrier-Leitus explique que « c’est important que les Français puissent prendre connaissance de ce rapport, que vous puissiez vous aussi (les journalistes, ndlr) en juger par vous-même : il y a des insinuations dans ce rapport, qui mettent en cause mon indépendance et mon intégrité. Il dit que la présidente de l’Assemblée nationale a voulu entraver son travail parlementaire. Les mots sont forts. Et c’est pour cela que j’ai souhaité la diffusion du rapport ».
Problème, cela entre en contradiction directe avec ce que Jérémie Patrier-Leitus confie dans l’article du Monde. Il y affirme que « les mises en cause institutionnelles, notamment de la présidente de l’Assemblée et de la fonction de président de commission, ayant été retirées in extremis du rapport ».D’où son vote positif.
« Je ne pensais pas que le rapporteur utiliserait dans son rapport la méthode qu’il avait utilisée tout au long de la commission d’enquête. Je pensais que le publication serait l’occasion de prendre de la hauteur de vue. Je ne pensais que dans le bilan il porterait, et c’est du jamais vu je crois dans l’histoire d’un étude parlementaire, des accusations contre la présidente de l’Assemblée nationale », s’est également insurgé le président sur France inter.
« J’espère que les Français qui liront ce rapport pourront se forger un avis et une opinion sur les méthodes de l’extrême droite », a-t-il fini par ajouter. Relancé par Florence Paracuellos sur le possible caractère diffamatoire des insinuations portées dans ce rapport, Jérémie Patrier-Leitus botte en touche. « Ce sont les personnes incriminées dans ce rapport qui le diront », dit-il, tout en reconnaissant en faire partie.
Désormais, le député espère que les contenus problématiques du rapport fassent bouger les lignes, car cela « pose la question de l’impunité parlementaire ». « Est-ce qu’on peut remettre en cause ce qui est écrit dans un dossier parlementaire ? Est-ce qu’on peut porter plainte contre des propos tenus dans un synthèse parlementaire ? Ça pose beaucoup de questions, et ça implique d’ailleurs de revoir les règles de fonctionnement des commissions parlementaires », a-t-il fini par conclure.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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