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28 avril 2026Levée de boucliers à l’hôpital de Lézignan-Corbières face à la délocalisation de son service magasin
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Les journalistes partagent leur point de vue sur « Levée de boucliers à l’hôpital de Lézignan-Corbières face à la délocalisation de son service magasin ».
À ne pas oublier
Ce mardi 28 avril, les représentants syndicaux du centre hospitalier de la ville, Force ouvrière et CGT, se sont réunis devant le magasin de l’hôpital avec les élus locaux. Tous dénoncent l’annonce du déménagement sans concertation d’une partie de ce service sur le site hospitalier de Narbonne.
Lundi 20 avril, les agents de l’hôpital de la ville apprenaient par mail que le transfert de l’activité du magasin serait opérationnel le 2 mai, au plus tard. Une surprise pour les syndicats de l’établissement, alors que rien n’a été décidé en Conseil de surveillance et que le personnel s’y est opposé lors de précédentes réunions en Conseil social et économique.
Stéphane Leroy, secrétaire du syndicat Force ouvrière majoritaire au centre hospitalier, a réagi immédiatement avec sa consœur de la CGT, Myriam Colas : « Dès le lendemain, j’ai alerté le maire, Gérard Forcada, et la vice-présidente chargée de la santé à la communauté de communes, Isabelle Géa-Peris, ainsi que les conseillers départementaux, Valérie Dumontet et Sébastien Gasparini, qui siègent au Conseil de surveillance, pour les informer du déménagement imminent sur le site de Narbonne d’une partie du magasin, ce qui correspond à tout le matériel nécessaire au quotidien de l’hôpital et à sa réactivité (hors stockage alimentaire) ».
Crainte d’un démantèlement
Pour bien comprendre le fond du problème, il faut revenir à l’obligation faite par l’Agence régionale de santé d’agrandir et de mettre aux normes la pharmacie de l’hôpital, jouxtant le magasin : « Nous devons faire ces travaux pour que notre autorisation de Pharmacie à usage interne (PUI) soit renouvelée. Mais cela ne doit pas être au détriment du magasin, que nous devons garder sur site pour des raisons évidentes de fonctionnalité et d’autonomie. Aller à Narbonne est un non-sens, à la fois économique (avec le coût et le temps de déplacement et la mobilisation du personnel), écologique (impact carbone) et sanitaire (réactivité pour le personnel et les patients), expliquent les concernés. L’agrandissement de la pharmacie apparaît comme un prétexte pour la direction qui reste opaque. Elle veut déplacer le magasin alors que nous avons fait des propositions alternatives. Nous craignons un démantèlement progressif de notre centre hospitalier, qui, rappelons-le, est autonome avec un budget propre et des finances à l’équilibre, contrairement à Narbonne. On sent poindre la volonté d’une fusion avec Narbonne, que nous ne voulons pas. Nous avons certes une direction commune qui nous a permis d’avoir des médecins, mais nous tenons à rester un hôpital d’appui et de proximité en gardant l’ensemble de nos services« .
« Manque de transparence »
Chez les élus locaux, même discours : « Cet hôpital représente une attractivité pour le territoire avec l’arrivée de médecins et participe à la lutte contre la désertification médicale. Plusieurs propositions ont été faites par les syndicats pour le maintien du magasin sur site ou du moins sur la ville, tout en agrandissant la pharmacie (lire en encadré). Il faut les écouter et en discuter ensemble collectivement. Ce manque de transparence amène des questions sur l’avenir de notre hôpital« .
Le Conseil de surveillance, qui indique bien sa mission, a donc été convoqué par son président, le maire Gérard Forcada, après avoir été informé de la situation par Stéphane Leroy. « Le 23 avril, explique-t-il, le directeur de la logistique est venu nous annoncer que le transfert serait effectif le 28 avril. J’ai alors informé les membres du Conseil de l’urgence de réunir cette instance. En ma qualité de représentant du personnel, je demande la suspension immédiate de ce transfert, puisqu’il n’a fait l’objet d’aucune présentation détaillée ni d’aucun chiffrage précis, et c’est une obligation de passer par le Conseil, surtout quand il y a des financements publics en jeu (lire en encadré) ».
Quid des alternatives et des financements
Les syndicats ont proposé plusieurs alternatives concernant l’agrandissement de la pharmacie, impliquant la réorganisation du magasin. Le relocaliser à la maison de retraite de la Capounade, ou rester là où il est : « La pharmacie peut s’agrandir sur un terrain jouxtant le bâtiment de nos deux services. Il y a la place de le faire, sachant que l’ARS a octroyé 200 000 € de budget sur les 280 000 € du coût total d’une PUI. Si par contre l’agrandissement se fait sur l’emprise du magasin, cela coûterait 100 000 € de moins. Il resterait de l’argent pour construire un simple hangar de stockage à la Capounade, où nous avons déjà nos anciennes archives médicales en conteneur. Quoi qu’il en soit, le financement doit être vu en Conseil de surveillance. La direction ne peut pas faire sans« .
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : L'équipe continuera de suivre cette situation et partagera les développements.

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