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28 avril 2026pour lutter contre le chômage des jeunes, des associations organisent des ateliers pour révéler leurs « talents » – franceinfo
Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Quelques points clés à retenir concernant « pour lutter contre le chômage des jeunes, des associations organisent des ateliers pour révéler leurs « talents » – franceinfo ».
Ce qu’il faut garder en tête
De plus en plus de jeunes, sortis des radars scolaires et professionnels sont particulièrement en difficulté sur le marché du travail. Pour les aider à trouver un emploi, des associations mettent en place des ateliers, en partenariat avec des entreprises.
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On les appelle les NEET. Ces jeunes « ni scolarisés, ni en emploi, ni en formation », constituent une source d’inquiétude alors que le ministère du Travail doit publier mardi 28 avril le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à France Travail au 1er trimestre 2026. Depuis un an, trimestre après trimestre, le chômage poursuit sa lente hausse. Pour remotiver les 15-29 ans, particulièrement en difficulté, les missions locales et les associations mettent en place des actions et des formations rapides.
À Nanterre, une douzaine de jeunes sont suivis par l’association Konexio. Parmi eux, Jémira, 20 ans. Il y a quelques mois, ce jeune a abandonné ses études en économie et s’est retrouvé au chômage, déboussolé. « Cela m’a beaucoup inquiété parce que je pensais vraiment que j’allais rester comme ça toute ma vie », raconte-t-il. Jémira envisage alors une reconversion. « Je m’intéresse beaucoup au domaine de l’informatique mais je sais qu’aujourd’hui le métier de développeur est assez bouché« , explique-t-il.
« On a des jeunes qui ne sont plus en emploi ni en formation depuis très longtemps, qui parfois ont quitté leur parcours depuis le collège. »
Andreea, directrice de projet chez Big Bloom, collectif d’experts de hackathonà franceinfo
Sa mission locale l’oriente vers l’association Konexio, pour laquelle travaille Zoé Coleou. Elle coordonne une formation de deux mois pour démocratiser l’accès aux compétences numériques pour les publics éloignés de l’emploi. « On revoit les bases en mathématique, en physique et en français. On s’assure également que tout le monde sait se servir correctement d’un ordinateur, notamment envoyer des mails », détaille-t-elle.
L’association accompagne des jeunes de 16 à 25 ans, de niveau bac ou inférieur au bac, « qui sont en recherche de leur parcours ». « On travaille aussi sur le projet professionnel avec un accompagnement personnalisé, des ateliers sur le CV, sur les entretiens », détaille la coordinatrice de la formation « Explore ton Talent » chez Konexio. « On a des jeunes qui ne sont plus en emploi ni en formation depuis très longtemps, qui parfois ont quitté leur parcours depuis le collège. Il y a parfois une perte de confiance, parce qu’ils ont l’impression d’avoir vécu de l’échec et ils se disent qu’ils ne sont pas capables », raconte Zoé Coleou.
Ils travaillent notamment avec eux la prise de parole en public à travers un « hackathon », une compétition où ils doivent débattre pour trouver des solutions. Le sujet du jour tiré au sort par la formatrice, Andreea, ce jour-là est : « Imaginez une solution simple et innovante qui permette de lutter contre les écrans chez les tout petits ». « On leur donne un sujet qu’ils ne connaissent pas et l’idée c’est de les faire réfléchir sur un sujet de société, mais aussi de les faire travailler en groupe, de leur donner le courage de parler en public, de s’écouter entre eux et de défendre leurs idées, explique-t-elle. Ils se disaient sûrement que c’est quelque chose qui ne les concerne pas, qui est loin de leur univers, mais progressivement avec des questions, ils prennent peu à peu la parole, s’écoutent et se montrent vulnérables. »
Cet exercice permet en effet à Ayoub de sortir de sa zone de confort. « Ça me pousse à m’exprimer davantage, ça me rend moins timide », dit-il. « Ça me donne envie d’en apprendre plus », ajoute cet adolescent de 17 ans qui a quitté le lycée après sa Seconde. « Normalement je suis en première, mais on m’a refusé tous mes vœux et je me suis retrouvé sans lycée. Je me suis inscrit à ma mission locale, j’ai cherché longtemps une formation. C’est une découverte, pour voir si c’est ce que je veux faire plus tard », raconte Ayoub. « Au début, c’était bizarre, je n’avais plus l’habitude de me réveiller tôt, maintenant je reprends l’habitude », explique ce jeune, bien décidé à poursuivre « des formations certifiantes pour obtenir quelque chose qui rivalise avec le bac ».
Ce hackathon, organisé par le collectif Big Bloom, doit en effet permettre aux jeunes retrouver confiance en eux, se réjouit Andreea, directrice de projet. « L’idée, c’est vraiment qu’ils se rendent compte des talents qu’ils ont et qu’ils ne soupçonnent pas », explique-t-elle. « Puis il y a aussi un second aspect : le réseau et de contact avec les entreprises », complète Andreea. « Ce sont souvent des jeunes qui ont eu des parcours de vie un peu compliqués », dit-elle. « C’est aussi l’occasion pour ces entreprises de poser un regard différent sur ces jeunes, de les connaître dans un contexte différent, de voir ce dont ils sont capables hors d’un parcours de recrutement classique », raconte Andreea. Cet exercice a aussi pour but de « tenter d’enlever les préjugés du côté des entreprises aussi parce qu’entre juger des compétences de quelqu’un sur une lettre de motivation, sur un CV et le voir en action dans un groupe, voir sa capacité à fédérer, à interagir, il y a un monde ».
Des employés sont en effet présents à chaque atelier, à l’image d’Alizée, cheffe de projet chez Manpower Groupe. Cette dernière se dit impressionnée par ces jeunes. « On a échangé sur nos passions, ça nous a tout de suite rapprochés », partage-t-elle, assurant qu’elle garde le contact d’un des participants « avec des possibilités de stages derrière et mettre mon réseau à son service ».
« Cela va au-delà des ateliers, parce qu’on peut les accompagner en tant qu’entreprise », explique Alizée. « On se met au même niveau qu’eux, il n’y a pas de différence de niveau et c’est très intéressant. Il n’y a pas de frontière qui se met et pourtant ils vivent des difficultés qu’on ne connaît pas. On est là aussi pour ça, pour les accompagner et leur montrer qu’il y a un après, et surtout un mieux », dit-elle. « Ne serait-ce que les voir heureux, c’est magique », se réjouit la cheffe de projet. Une formule qui fonctionne. Six mois après leur formation chez Konexio, la majorité des jeunes reprennent des études ou décrochent un stage ou un emploi.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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