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28 avril 2026Production, IGP, prix, vols : en amont de la Fête de l’Artichaut 2026 ce 1er mai sur le littoral catalan, Laurianne Pallure, la présidente de l’association, fait le point
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Notre équipe analyse l'article « Production, IGP, prix, vols : en amont de la Fête de l’Artichaut 2026 ce 1er mai sur le littoral catalan, Laurianne Pallure, la présidente de l’association, fait le point » pour en tirer les points essentiels.
Ce qu'il faut retenir
Une quarantaine de stands de producteurs d’artichauts de la Salanque, cinq variétés ex labellisées de qualité, dégustations et ambiance garanties : vendredi 1er mai, la commune de Sainte-Marie-la-Mer accueillera la 31e édition de la Fête de l’Artichaut qui avait attiré l’an dernier plus de 10 000 visiteurs. Ce mardi 28 avril, la présidente de l’association de cet évènement local incontournable accordait à L’Indépendant un entretien sur la production de ce fleuron de la Salanque bourré de vertus.
Laurianne Pallure, vous êtes la fille de l’ancien président des Jeunes Agriculteurs de la Salanque et cela fait 34 ans – vous en avez 44 – que vous participez à cette grande fête de l’artichaut mettant à l’honneur ce légume particulièrement prisé en Pays catalan (notre département avec ses 500 hectares cultivés se place à la seconde place derrière la Bretagne (2 200 ha). Que représente pour vous cet événement ?
Cette fête est l’occasion de redonner chaque année une nouvelle visibilité, une autre vitrine de cette production qui fait vivre nos agriculteurs salanquais ; même si, hélas, de nombreuses exploitations ont fermé au fil de ces dernières années et ferment encore. Elle attire malgré tout chaque année entre 8 000 et 10 000 visiteurs, d’ici et d’ailleurs – dont plus de 10 000 en 2025 – venus découvrir ou redécouvrir, et déguster cru, cuit, accommodé, ce délicieux produit typique du terroir. Sans oublier les nombreuses animations qui, dès 8 h et jusqu’à 18 h (heure de la fermeture), attendent les publics sur le front de mer. Cette 31e édition devrait, si la pluie ne s’invite pas au bal, être à nouveau un beau succès. Ce, malgré les difficultés actuelles…
Justement, vous évoquiez à l’instant une activité dure, parfois ingrate mais passionnante (en témoignent celles et ceux qui en ont fait leur métier) qui n’attire plus tout à fait comme avant, notamment la jeune génération. Quelle est votre analyse de cette situation ?
Dans le désordre, les caprices de la climatologie auxquels cette culture est particulièrement sensible. La concurrence que nous estimons déloyale et ses effets néfastes engendrés par les accords du Mercosur, notamment par rapport à nos voisins espagnols. Des revenus a minima et des charges de plus en plus lourdes à assumer. le occurrence également que les fils et filles de producteurs d’artichauts préfèrent se diriger vers d’autres voies professionnelles et ne prennent plus la suite de l’exploitation familiale. Tout cela a conduit, depuis, disons, une quinzaine d’années, à cette lente désaffection pour la profession.
Qu’en est-il également de l’IGP (indication géographique protégée) Artichaut du Roussillon obtenue le 31 juillet 2015 et perdue depuis ? D’autres demandes de labellisation sont-elles en cours ?
Ce label concernait quatre variétés de blancs : le Macau ou Blanc Hyérois, le Calico, le Pop Vert, le Salambo ainsi que l’artichaut violet du Roussillon (VP 45). Ces variétés ont répondu durant huit ans, point par point, aux exigences du cahier des charges de l’IGP. Mais depuis 2023, année de la perte de l’IGP, la filière salanquaise, tributaire des aléas climatiques (stress hydrique, fortes pluies qui ont engorgé les terres agricoles), de la situation géopolitique (guerres successives) et, plus récemment, de la hausse des carburants, a du mal à remonter la pente. Conséquences : chute des prix de l’artichaut avec un prix producteur actuellement à 0,45 centime l’unité en moyenne, commercialisé entre 1,50 et 1,80 euro en GMS*. Depuis deux ans, le groupement de nos producteurs d’artichauts ne lâche rien et tente de redonner un second souffle à ce label via une nouvelle homologation…
Il semblerait par ailleurs que des exploitations maraîchères soient régulièrement « visitées » et que les vols se multiplient. Mythe ou réalité ?
C’est une réalité qui remonte à loin. Les vols se sont en effet accrus ces dernières semaines : on est en pleine période de récolte de l’artichaut (entre mars et mai, NDLR), et les gens viennent, nuit et jour et carrément en voiture, se servir ! Les exploitations les plus ciblées sont celles sans clôture, mais même équipées en sus de caméras de vidéosurveillance elles n’y échappent pas. Dernièrement c’est un producteur de Pia qui en a fait les frais.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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