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29 avril 2026À son procès, Nicolas Sarkozy au défi de contredire Claude Guéant sans l’accuser de mensonge
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DIMITAR DILKOFF / AFP
Nicolas Sarkozy, arrivant au Palais de Justice de Paris ce 29 avril 2026.
Nicolas Sarkozy en plein exercice d’équilibriste. De retour à la barre ce mercredi 29 avril dans le cadre du procès en appel pour le financement libyen de sa campagne de 2007, l’ancien président de la République a été confronté aux écrits assassins pour sa défense de son ancien collaborateur Claude Guéant. Nicolas Sarkozy les a contredits, mais cette fois, il a ménagé son ex-bras droit.
Au début de l’audience, le président de la Cour d’appel a relu les deux attestations écrites de Claude Guéant. Ces lettres, datées du 14 et du 21 avril, étaient une réponse aux déclarations de Nicolas Sarkozy qui a choisi, pour s’innocenter, de renvoyer la responsabilité des échanges avec le régime Kadhafi sur son ancien secrétaire général à l’Élysée. « Outré », Claude Guéant a donc livré sa version accablante. Son témoignage le plus important concerne un dîner de 2007 entre Nicolas Sarkozy élu président et Mouammar Kadhafi et à l’issue duquel le dirigeant français lui aurait demandé de s’occuper du sort d’Abdallah Senoussi. « Claude, voyez cela », aurait lancé le président français à son numéro 2.
le note est central : l’accusation soupçonne que le « pacte de corruption » conclu entre le camp Sarkozy et les autorités libyennes porte justement sur un financement de la campagne en échange de contreparties, dont l’examen du sort judiciaire d’Abdallah Senoussi, beau-frère du dictateur et condamné en France à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’attentat de 1989 contre le DC-10 d’UTA.
À la barre, Nicolas Sarkozy a opposé un démenti formel. « La seule fois où M. Kadhafi m’en a parlé (d’Abdallah Senoussi, ndlr), c’est en 2005 » , lors d’une visite qu’il effectuait en tant que ministre de l’Intérieur, a-t-il déclaré. L’ancien président avait déjà expliqué avoir alors formulé une fin de non-recevoir à cette requête. Mais il s’est bien gardé d’attaquer frontalement son ancien bras droit.
Sarkozy pointe « les trois versions » de Guéant mais lui donne un aspect clé
Alors que Claude Guéant avait raillé dans ses lettres « l’hypermnésie » de Nicolas Sarkozy, celui-ci lui a renvoyé la pique. « Pour des faits de 19 ans, je ne prétends pas être hypermnésique, mais la mémoire de chacun peut évoluer », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par BFMTV. Il a insisté sur les « trois versions » de Claude Guéant sur le cas Senoussi. « En 2018, il dit que c’est Bechir Saleh qui lui en a parlé. Une deuxième fois, il dit c’est peut-être Kadhafi. Une troisième fois, il dit que c’est moi qui lui en ai parlé en disant : “Voyez ça, Claude” », a souligné Nicolas Sarkozy. Mais hors de question d’accuser Guéant de mensonge. « Je ne dis pas que M. Guéant ment » mais « sa mémoire a évolué », a-t-il déclaré à propos de cet épisode.
L’ancien président a aussi donné un note à son ancien allié, reconnaissant s’être trompé lorsqu’il affirmait n’avoir pas été informé de quatre déplacements en Libye de Claude Guéant entre 2008 et 2010. « Ces voyages ont existé », étaient officiels, la presse en a fait état, dit-il désormais. Mais leur importance était relative à une époque où la Libye était retombée « en bas de la pile des relations internationales françaises ». Ils lui étaient donc sortis de l’esprit.
Interrogé sur le coffre de Claude Guéant dans une banque proche de l’Opéra, l’ancien locataire de l’Élysée s’est montré tout aussi délicat. Était-ce pour y stocker du liquide provenant des fonds du ministère de l’Intérieur ? « Je n’y crois pas, je ne peux pas l’imaginer et je ne le pense pas », répond Nicolas Sarkozy. Et « Claude Guéant a le droit à la présomption d’innocence. »
Ces précautions vis-à-vis de Guéant témoignent d’un changement de stratégie dans le camp Sarkozy, qui s’était montré très offensif à l’égard de son ancien allié dès le début du procès en appel. Le changement a-t-il été motivé par la crainte de ne pas être audible, face à un tribunal au fait de la relation professionnelle longue entre les deux hommes ? Ou par la crainte d’une nouvelle réplique dévastatrice de Claude Guéant ? « Vous pensez que monsieur Guéant a encore des choses à dire à cette cour ? », a interrogé l’avocat des parties civiles, maître Vincent Brengarth. Réponse de Nicolas Sarkozy, cité par BFMTV : « Vous poserez la question à monsieur Guéant ».
Source : www.huffingtonpost.fr
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