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29 avril 2026Après l’affaire Fillon, Robert Bourgi met en cause Dominique de Villepin avec des cadeaux de plus de 100 000 euros
Analyse : L’équipe de rédaction a sélectionné les éléments clés à retenir.
L'équipe éditoriale a étudié « Après l’affaire Fillon, Robert Bourgi met en cause Dominique de Villepin avec des cadeaux de plus de 100 000 euros » et partage son avis.
Les éléments principaux
Un intermédiaire bien connu des réseaux entre Paris et plusieurs capitales africaines revient dans le débat public avec de nouvelles accusations. Robert Bourgi, avocat longtemps associé aux circuits informels de la « Françafrique », affirme avoir servi de relais pour remettre à Dominique de Villepin des cadeaux de grande valeur lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères.
Les faits, dévoilés par l’émission « Complément d’Enquête » qui sera diffusée jeudi 30 avril sur France 2, portent sur deux statuettes de Napoléon reçues au début des années 2000, à l’époque où Dominique de Villepin dirigeait le Quai d’Orsay. Selon les journalistes, ces objets auraient été financés par deux figures extérieures au gouvernement français : l’ancien président burkinabè Blaise Compaoré et l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci. Leur valeur totale dépasserait les 100 000 euros.
Dans cette version, Robert Bourgi aurait servi d’intermédiaire pour faire parvenir ces cadeaux. L’intéressé qui revendique ce rôle, précise que Nicolas Sarkozy n’a, selon lui, aucun lien avec ces éléments. De son côté, Dominique de Villepin conteste la lecture qui en est faite. Il affirme avoir toujours cru que ces objets provenaient directement de Robert Bourgi et assure qu’il ne les aurait « jamais » acceptés s’il en avait connu l’origine. Il se dit prêt à les restituer.
Autour de l’ancien Premier ministre, la déclaration est plus offensive. Son entourage dénonce un « écran de fumée », pointant la proximité ancienne entre Robert Bourgi et Nicolas Sarkozy. Ces accusations interviennent alors que se tient en parallèle le procès en appel sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, dans lequel l’ancien chef de l’État est mis en cause.
Le « farfelu » récit d’un « merveilleux conteur »
Robert Bourgi ne cache pas, de son côté, ses différends personnels avec Dominique de Villepin. Il explique son initiative par des tensions remontant à l’an dernier, après des déclarations liées à l’incarcération de Nicolas Sarkozy, et dit vouloir peser sur l’avenir politique de l’ancien chef du gouvernement, qui laisse entrevoir une candidature en 2027. Il dit clairement vouloir « l’empêcher d’aller à l’Élysée ».
Ce n’est pas la première fois que son nom surgit dans des affaires mêlant argent, influence et responsables politiques. Il avait notamment été associé à l’épisode des costumes offerts à François Fillon en 2017, qui avait fragilisé la campagne du candidat de la droite, même si la procédure judiciaire s’était conclue par un non-lieu.
Plus tôt encore, en 2011, Robert Bourgi avait affirmé avoir transporté des fonds en liquide entre certains dirigeants africains et des responsables politiques français, dont Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Des déclarations qui avaient déclenché une enquête, finalement classée sans suite.
Dominique de Villepin balaie ces accusations d’un revers de main. Dans « Complément d’Enquête », il évoque un récit « parfaitement farfelu » et décrit Robert Bourgi comme un « merveilleux conteur ». Reste que ces nouvelles révélations surgissent à un moment clé, alors que l’ancien Premier ministre commence à se positionner dans la perspective de la prochaine présidentielle.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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