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29 avril 2026Analyse : Notre rédaction met en avant les points essentiels à retenir.
Selon notre équipe, l'article intitulé « Avec ses résultats dopés par la guerre au Moyen-Orient, TotalEnergies indigne la gauche » mérite un regard attentif.
Ce qu'il faut connaître
Des « profits de guerre ». Alors que les Français payent le prix fort de la guerre au Moyen-Orient à la pompe et qu’ils réduisent leur consommation de carburant, plusieurs responsables politiques de gauche ont dénoncé les résultats en forte hausse de TotalEnergies, publiés ce mercredi 29 avril.
Le bénéfice net trimestriel du géant pétrogazier français s’est affiché à 5,8 milliards de dollars (4,96 milliards d’euros), en hausse de 51 % sur un an. Le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, a vanté une « capacité à capturer la hausse des prix » dans un communiqué.
Fort de ces performances du premier trimestre, TotalEnergies a décidé de gratifier ses actionnaires en augmentant le dividende de 5,9 %. C’est la « plus forte croissance de dividende parmi les majors pétrolières », a relevé le groupe. Un choix qui n’a manqué de faire réagir à gauche du spectre politique.
Proposition de loi pour taxer les « superprofits »
« Le gouvernement nous dit que ce n’est pas possible (de bloquer les prix du carburant) car les pauvres pétroliers ne pourraient pas s’en sortir », a ironisé sur X le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard, ajoutant : « Quand va-t-on arrêter de nous prendre pour des imbéciles ? »
« Total profite de la guerre pour faire exploser ses bénéfices », a dénoncé, de son côté, l’Insoumise et vice-présidente de l’Assemblée nationale, Clémence Guetté.
Les socialistes ont annoncé leur intention de déposer une proposition de loi dès mercredi afin de taxer « les superprofits des profiteurs de crise, les pétroliers qui s’engraissent aujourd’hui sur le dos des Français qui payent des factures de carburant démesurées », a déclaré à la presse le député Philippe Brun, comme vous pouvez l’entendre dans la séquence ci-dessous.
« Il faut que cet argent revienne aux Français avec cette surtaxe de 20 % sur les bénéfices exceptionnels » liés aux crises « que nous proposons » a-t-il ajouté, avant d’appeler les députés de tous bords à venir cosigner leur texte, afin qu’il puisse être inscrit à l’agenda de l’Assemblée lors d’une semaine d’examen consacrée aux initiatives transpartisanes.
Le RN défend les grands groupes
Le candidat à la présidentielle François Ruffin (Debout !), ex-Insoumis, a regretté que les bénéfices ne servent pas plutôt « pour investir sur l’avenir » ou « pour sortir des énergies fossiles ». « Tout pour les actionnaires », a-t-il fustigé.
« Ces grands groupes ne sont pas dans une entreprise philanthropique », a, quant à lui, jugé sur franceinfo le député Rassemblement national Thomas Ménagé, nuançant : « il faut que ces actionnaires touchent des dividendes, mais il ne faut pas que ces dividendes soient disproportionnés au détriment des Français ». Et d’ajouter que le RN saura « aller les chercher avec la taxation des superprofits ».
Le contexte de flambée des prix des hydrocarbures, provoquée par la guerre au Moyen-Orient, a relancé le débat politique en Europe sur la taxation des superprofits pétroliers, idée à laquelle le Premier ministre français Sébastien Lecornu a dit début avril ne pas avoir « d’objection de principe ». « Personne ne doit profiter de cette crise et aucun superprofit ne doit être réalisé a fortiori en France. Partant de ce principe-là, on [le gouvernement] ne s’interdit rien », a, elle, assuré mercredi Maud Bregeon, tout en appelant à ne pas « tomber dans le Total bashing ».
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L'équipe suit cette actualité de près pour mieux vous informer.

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