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29 avril 2026Disparition de Manon Relandeau : « L’Algérie le considère comme Algérien »… Suspecté du meurtre de la jeune femme, Abdelakim B. peut-il être extradé vers la France ?
Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide et concise.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « Disparition de Manon Relandeau : « L’Algérie le considère comme Algérien »… Suspecté du meurtre de la jeune femme, Abdelakim B. peut-il être extradé vers la France ? ».
Récapitulatif des informations
L’affaire du féminicide présumé de Manon Relandeau prend une tournure diplomatique. L’arrestation du suspect en Algérie bloque toute extradition vers la France et complique la coopération judiciaire entre les deux pays.
Lundi 27 avril, le compagnon de Manon Relandeau a été arrêté en Algérie, trente-cinq jours après son départ du territoire français avec leur enfant. Cette jeune agricultrice de 31 ans a disparu le 27 mars dernier à Saint-Etienne-de-Montluc, dans la Loire-Atlantique.
Après une cavale de plus d’un mois, l’homme suspecté du féminicide de la jeume mère de famille est désormais entre les mains des autorités de l’Algérie. Si une enquête a été ouverte le 7 avril par le parquet de Nantes pour des faits d’enlèvement et de meurtre, l’arrestation du suspect en Algérie complique considérablement la procédure. De nationalité algérienne, il échappe en effet à une éventuelle extradition vers la France, une hypothèse pourtant encadrée par la convention bilatérale signée entre les deux pays en 2021.
Ce texte prévoit en principe la remise réciproque des personnes poursuivies ou condamnées. Mais une exception majeure s’applique : un État peut refuser d’extrader ses propres ressortissants. Autant dire que le contexte diplomatique entre la France et l’Algérie pourrait peser sur la poursuite de l’enquête. « Qu’il soit algérien uniquement ou binational, l’Algérie le considère comme algérien et ne l’extradera pas », explique Me Abderrazak Boudjelti, président de l’Union des avocats franco-algériens, interrogé par Ici Pays de la Loire. La réciproque est tout aussi vraie : la France n’extrade pas ses ressortissants.
Dans ces conditions, le suspect devrait être jugé en Algérie. « Tout ce que peut faire l’Algérie, c’est le juger. Et les peines y sont souvent plus sévères qu’en France », souligne l’avocat. Pour autant, une coopération judiciaire reste possible. Des enquêteurs français pourraient se rendre sur place et travailler avec leurs homologues algériens, mais sous l’autorité exclusive d’un juge local. « Comme en France, c’est le juge d’instruction qui dirige les investigations. Toutes les demandes devront lui être adressées », précise le juriste.
Reste la question du sort de la petite Inaya, âgée de 15 mois. Avec un père désormais arrêté et une mère toujours introuvable, l’enfant devrait être confiée au « parent lésé », selon une ancienne convention franco-algérienne des années 1990. Toutefois, le droit algérien prévoit des règles spécifiques en matière de garde : en priorité, la grand-mère maternelle. À défaut, la garde revient à la grand-mère paternelle.
Considérée comme algérienne, la fillette devrait donc relever pleinement du droit local, une situation qui ajoute une dimension humaine particulièrement sensible à un dossier déjà juridiquement et diplomatiquement délicat.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation sera observée de près par nos journalistes.

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