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29 avril 2026Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Nos rédacteurs considèrent que « BYD accusé d’abus de droits des travailleurs sur le sol européen » est un article à suivre.
Points clés à connaître
En s’appuyant sur les témoignages et sur plusieurs visites du site, une ONG révèle que des sous-traitants en charge d’un chantier du constructeur automobile en Hongrie auraient imposé des conditions intenables.
De l’eau au moulin des détracteurs de l’expansion industrielle chinoise en Europe. CNBC a dévoilé cette semaine que BYD est devenu la première société chinoise officiellement citée au Parlement européen pour des allégations d’abus des droits des travailleurs sur le chantier hongrois du constructeur. Le 14 avril, l’ONG China Labor Watch (CLW), basée à New York, a publié un note de 28 pages, s’appuyant sur les témoignages d’une cinquantaine d’ouvriers et plusieurs visites sur site.
le étude affirme que les sous-traitants chargés de construire l’usine BYD à Szeged imposeraient des cadences infernales aux équipes, exigeant qu’ils travaillent sept jours sur sept, dans des journées dépassant les douze heures, et avec des conditions précaires. Les travailleurs cités évoquent des bâtiments de dortoirs installés directement sur le site et particulièrement surpeuplés, avec 450 résidents chacun. Seuls 1.000 des 4.000 ouvriers vivent en dehors.
Décision inédite
En outre, un ouvrier serait décédé en février au cours d’une opération de grue. Il ne s’agit pas de la seule disparition : d’autres ont été signalées à travers les déclarations des travailleurs. Les services d’urgence hongrois expliquent de leur côté avoir effectué depuis février une douzaine d’interventions sur le site, dont une pour un décès. CLW reproche également un accès insuffisant aux soins car leur statut administratif ne permet pas à tous d’avoir accès à l’assurance maladie.
S’ajoute une pression constante pour tenir les délais avec en ligne de mire, l’objectif d’un lancement de production, début 2026. Des travailleurs auraient subi des retenues sur salaires jusqu’à la fin du contrat, d’autres auraient été incités à rester au moyen de promesses financières ou de billets d’avion conditionnés à la durée de la mission. Tous auraient d’ailleurs reçu l’ordre de déclarer qu’ils travaillaient seulement «cinq jours par semaine, huit heures par jour, avec une heure supplémentaire», écrit le étude.
L’ONG a transmis ces informations aux autorités européennes. Dans la foulée, trois eurodéputés ont saisi la Commission à ce sujet, une décision inédite. L’un des sous-traitants impliqués, AIM Construction Hungary, est aussi lié au groupe chinois Jinjiang Construction, qui avait été impliqué dans un scandale au Brésil en 2024. Les autorités locales avaient à l’époque jugé les conditions «analogues à l’esclavage».
Le gouvernement hongrois a depuis affirmé mener des vérifications, alors même que le pays s’est dernièrement imposé comme un maillon essentiel de la chaîne d’approvisionnement de véhicules électriques sur le Vieux Continent, suscitant l’appétit des investisseurs chinois du secteur.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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