Regarde le monde du mercredi 29 avril 2026
29 avril 2026
L’Ukraine risque de se voir appliquer des conditions de prêt plus strictes de l’UE pour obtenir des aides
29 avril 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « “Il ne faut pas surinterpréter », préviennent les économistes ».
Ce qu'il faut retenir
Le nombre de chômeurs, sans aucune activité, a baissé de 2,4% au premier trimestre 2026 après avoir augmenté l’an dernier. Des chiffres encourageants, mais les économistes veulent rester prudents.
Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à France Travail a baissé de 2,4% au premier trimestre 2026, par rapport au 4e trimestre 2025. Une baisse de 58.000 demandeurs d’emploi en moins sur le trimestre selon la Dares, le service statistique du ministère du Travail.
On parle ici des demandeurs d’emploi de catégorie A, sans aucune activité. Sur l’année, l’évolution serait même de moins 0,2% pour cette catégorie.
Une bonne surprise au vu de la conjoncture économique actuelle, mais les économistes veulent rester prudents parce qu’il y a plusieurs explications à cette baisse du nombre de demandeurs d’emploi, selon Eric Heyer, économiste à l’OFCE.
D’abord, certains chômeurs ne sont plus pris en compte dans la catégorie A alors qu’ils n’ont signé qu’un contrat court. “Attention, ça ne veut pas dire que ces personnes sont sorties durablement de cette catégorie A”, souligne l’économiste.
Les effets de la guerre en Iran visible à l’été?
Il y a peut-être aussi un effet rattrapage, selon lui, après le dernier trimestre 2025 marqué par une hausse de 2,6%. Il ajoute enfin, que certains jeunes ne sont pas comptés dans cette catégorie. “Lorsque que vous êtes en étude, on vous met plutôt dans la catégorie D. C’est peut-être une stabilisation en trompe-l’œil”, appuie-t-il.
C’est aussi l’avis d’Anthony Morlet-Lavidalie, économiste au sein de Rexecode.
“Il ne faut pas surinterpréter cette baisse en se disant que c’est une amélioration à contre-courant du marché du travail. Ce n’est pas le cas”, pointe-t-il.
Il s’inquiète des conséquences de la guerre au Moyen-Orient. “Le risque, c’est que chaque secteur finisse par geler à minima leur intention d’embauche ou alors de délaisser d’effectif quand l’activité n’est plus au rendez-vous”, insiste-t-il.
Selon lui, les premiers effets de la guerre se feront sentir sur le marché du travail d’ici cet été.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Un regard constant de notre équipe permettra d’éclairer cette situation.

9999999
