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29 avril 2026Le « Collectif 1er mai » à Narbonne a un gros problème avec l’alcool : il n’y en aura pas vendredi
Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Selon nos experts, « Le « Collectif 1er mai » à Narbonne a un gros problème avec l’alcool : il n’y en aura pas vendredi » mérite une attention particulière.
Ce qu’il faut observer
Le maire de Narbonne s’est montré intraitable avec les organisateurs du rassemblement militant et festif de ce vendredi : il n’est pas question de vendre des boissons alcoolisées sur la voie publique. C’est un coup dur pour le Collectif 1er mai qui remplira moins ses caisses avec du jus de fruits qu’avec de la bière et du vin…
Ce mercredi après-midi, le Collectif narbonnais a lancé ce qu’il appelle un « appel citoyen à sauver le 1er mai ». « La municipalité multiplie les obstacles pour empêcher la tenue de notre rassemblement populaire et pacifique au Palais du Travail. Refus brutal du vin (et de la bière, NDLR) à la buvette, interdiction d’installation de coffrets électriques, injonction d’embaucher une sécurité privée onéreuse. En nous piégeant financièrement à 10 jours de l’échéance, le Maire de Narbonne ne gère pas l’ordre public, il organise l’asphyxie d’un manifestation gratuit et bénévole », s’énervent les organisateurs.
Les militants voient là un « sabotage logistique », dicté par une forme de dogmatisme. « L’an dernier, notre mobilisation a réuni 8 000 personnes dans un climat irréprochable, À cette occasion, les services municipaux avaient eux-mêmes acté la qualité exemplaire du rendu des lieux le soir de l’évènement. Née en riposte au meeting du Rassemblement National à Narbonne, cette fête est devenue un rendez-vous citoyen de conférences et de débats. Incapable d’interdire légalement un rassemblement aussi responsable, et alors même qu’aucun risque de confrontation n’existe cette année, la mairie a choisi d’appliquer un dogme autoritaire pour ruiner l’événement », affirment-ils.
Tags et troubles éventuels : pour la Ville c’est « non merci »
Ce n’est pas du tout l’avis du maire, Bertrand Malquier. « L’année dernière, nous avons dû gérer deux événements simultanés : le meeting du RN et le rassemblement de ce collectif. Clairement, on ne peut pas gâcher le 1er mai tous les ans des agents municipaux, pour lesquels c’est aussi la fête du Travail ! Ces militants devraient le comprendre », réplique-t-il.
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Dans un courriel adressé aux organisateurs l’édile s’explique : « L’an dernier déjà, des effectifs municipaux supplémentaires avaient dû être mobilisés à l’occasion des événements organisés ce jour-là. Des constatations précises avaient alors été faites : tags sur plusieurs espaces publics, personnes en état d’ivresse manifeste, troubles au voisinage et à l’ordre public. Dans ces conditions, autoriser un débit d’alcool reviendrait à renforcer objectivement les risques de dérives sur un rendez-vous de cette nature. Une telle décision imposerait, en conséquence, la mobilisation de 12 policiers municipaux supplémentaires, en plus des effectifs déjà engagés. Je considère que les agents municipaux n’ont pas à vivre en fonction de (leurs) idéaux, pas davantage que le contribuable narbonnais n’a à supporter la charge induite par (leurs) organisations idéologiques ».
Requête rejetée par le tribunal
« Cette conception propriétaire de l’espace public menace l’ensemble de la vie démocratique locale. La mairie porte une doctrine redoutable dans laquelle les moyens municipaux seraient réservés aux seules initiatives du pouvoir en place ou aux structures obéissantes. […] Nous offrons pourtant à la ville une animation gratuite d’intérêt public », affirme le collectif. Or, rétorque la ville, le Palais du Travail est mis gratuitement à disposition.
En outre, les règles ont été fixées lors d’une réunion en sous-préfecture en date du 23 mars. L’arrêté qui a été pris dans la foulée a fait l’objet d’un recours devant le tribunal administratif en « référé liberté » qui a rendu son ordonnance ce mercredi. Le Tribunal a rejeté la requête de l’association au motif qu’elle « n’établit pas l’existence d’une atteinte grave et manifestement illégale de sa liberté fondamentale ».
En plus de servir beaucoup de sirop, il reste aux organisateurs le recours à une cagnotte pour honorer ses engagements envers les producteurs de musique et s’acquitter des frais de justice.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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