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Notre rédaction partage quelques remarques sur « le roi Charles III, très en verve, lors de sa visite aux États-Unis ».
Résumé rapide
Lors de deux discours de haut niveau, le roi Charles a évoqué avec humour certains épisodes historiques marquants de la tumultueuse relation anglo-américaine.
Si Donald Trump aime ponctuer ses discours de blagues et de sarcasmes d’un genre souvent potache, il a reçu chez lui un sérieux concurrent, en la personne du roi Charles III. Invité à prononcer un discours au Congrès et à la Maison-Blanche, le souverain britannique a multiplié les traits d’esprit, dans un style, cette fois, purement british.
La visite d’État du couple royal britannique, organisée à l’occasion du 250e anniversaire des États-Unis, s’est muée en «offensive de charme», selon la BBC, visant à réparer une relation anglo-américaine un peu rabougrie ces derniers temps. Conscient des assauts réguliers de Donald Trump contre la Grande-Bretagne et son premier ministre Keir Starmer, le roi Charles a entrepris de lui répondre, avec tact et un esprit souvent taquin.
«Il y a 250 ans… autrement dit hier»
Lors de son discours au Congrès, censé célébrer les 250 ans de la Déclaration d’indépendance des colonies américaines de la couronne britannique, Charles III a fait quelques rappels historiques. «Les Pères fondateurs étaient des rebelles courageux et dotés d’une grande imagination, animés d’une juste cause… Il y a 250 ans… C’est-à-dire hier, comme on dit au Royaume-Uni», a-t-il lancé, devant un parterre de parlementaires hilares. Il soulignait par là la longévité du royaume britannique, en comparaison à la jeune nation états-unienne.
«Oserais-je dire que sans nous vous parleriez français»
Dans la même volonté de resituer les États-Unis à leur juste place, Charles III a souhaité répondre à une pique lancée par Donald Trump aux Européens en janvier dernier, au forum de Davos. Il déclarait sans élégance : «Sans le soutien des Américains pendant la Seconde Guerre mondiale, vous parleriez allemand et un petit peu japonais». N’ayant pas oublié cette provocation, Charles III a cru bon de répliquer. «Oserais-je dire que sans nous vous parleriez français», a-t-il glissé, faisant référence à la colonisation de l’Amérique du Nord par les Britanniques au XVIIIe siècle. Ces derniers ont écarté progressivement la France, qui avait pris l’ascendant sur ce territoire au XVIIe siècle.
«Tout en commun avec l’Amérique, sauf la langue»
Évoquant encore la fraternité linguistique des Anglais et des Américains, Charles III s’est permis de citer Oscar Wilde qui disait, avec son célèbre sens de la formule : «Nous avons vraiment tout en commun avec l’Amérique de nos jours, sauf, bien sûr, la langue.» Une blague visant à souligner la différence entre l’anglais parlé par les Britanniques et celui des Américains, réputé moins sophistiqué. Les premiers jugent parfois la prononciation de leurs cousins d’outre-Atlantique un peu grossière.
Des efforts en matière d’hospitalité depuis la Boston Tea Party
Lors de son discours à la Maison-Blanche, Charles III a tenté une autre référence historique, mettant en valeur la puissance britannique. «Merci pour ce splendide dîner, qui représente une amélioration très considérable par rapport à la Boston Tea Party», a-t-il ironisé. Cet événement datant de 1773 est une révolte politique des habitants des colonies américaines contre les Britanniques. Pour protester contre une taxe sur le thé, 150 colons déguisés en Amérindiens prirent d’assaut trois navires de la Compagnie britannique des Indes orientales arrivant au port de Boston, passant par-dessus bord 40 tonnes de marchandises britanniques. Un sens de l’hospitalité douteux que n’a pas oublié Charles III.
«Un réagencement architectural de la Maison-Blanche depuis 1814»
Le monarque, décidément féru d’Histoire, est revenu avec humour sur l’incendie de la Maison-Blanche par les Britanniques en 1814, lors de la seconde guerre d’indépendance. «Je ne peux m’empêcher de remarquer les réajustements apportés à l’aile Est du bâtiment, a-t-il affirmé. Je suis désolé de dire que nous, Britanniques, avons également tenté, à notre petite échelle, un réagencement architectural de la Maison-Blanche en 1814.»
«Si un jour vous avez besoin de nous joindre, n’hésitez pas à nous sonner»
Nonobstant ces multiples boutades, Charles III a su se montrer digne de l’accueil des Américains en leur faisant cadeau de la cloche d’un sous-marin de la Royal Navy au nom opportun, le HMS Trump. «Puisse ce présent témoigner de l’histoire commune de nos nations et de leur brillant avenir. Et si un jour vous avez besoin de nous joindre, n’hésitez pas à nous sonner», a lancé le roi, impassible.
«Pas d’action d’arrière-garde sournoise !»
Habitué des États-Unis, Charles III a indiqué qu’il visitait Washington pour la 20e fois à titre personnel, mais pour la première fois «en tant que roi et chef du Commonwealth». Une différence notable avec son prédécesseur et lointain grand-père, le roi Georges (souverain britannique au moment de la déclaration d’indépendance, NDLR), qui «n’a jamais posé le pied en Amérique». Et le monarque d’ajouter : «Soyez rassurés, je ne suis pas ici dans le cadre d’une quelconque action d’arrière-garde sournoise ! »
Convoquant de nouveau le souvenir de ses ancêtres, Charles III a mentionné à la Maison-Blanche sa défunte mère, Elizabeth II, qui a connu «pas moins de treize présidents américains en exercice…» «Heureusement tous étaient entièrement vêtus», a-t-il immédiatement précisé, suscitant un puissant éclat de rire dans la salle. Si à l’issue de son voyage, le monarque britannique ne parvient pas à réconcilier durablement les États-Unis et la Grande-Bretagne, il aura réussi, avec un talent indéniable, à détendre l’atmosphère.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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