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29 avril 2026Municipales 2026 : Bédarieux, Lespignan, Cers, Magalas, ou encore Pézenas… Plus d’un mois après le scrutin, les recours sont dans les mains de la justice
Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « Municipales 2026 : Bédarieux, Lespignan, Cers, Magalas, ou encore Pézenas… Plus d’un mois après le scrutin, les recours sont dans les mains de la justice ».
Points essentiels de l’article
Plus d’un mois après le deuxième tour des élections municipales 2026, plusieurs recours sont dans les mains de la justice, qui les traitera avant la fin du mois de juin. Tour d’horizon dans l’Ouest Hérault.
Pézenas : Agnès Carlin s’est engouffrée dans la brèche
La cité de Molière et Boby Lapointe est la plus grande commune de l’Ouest Hérault concernée par un recours à la suite des élections municipales. Au soir du premier tour, le maire sortant Armand Rivière a été largement réélu à la tête de Pézenas, avec presque 60 % des voix. Mais c’est une erreur de l’équipe municipale, lors de la saisie des résultats, qui a provoqué un déféré de la part de la préfecture de l’Hérault elle-même : alors qu’elle a hérité de deux sièges au conseil municipal, la liste conduite par Agnès Carlin n’aurait dû en avoir qu’un, selon les résultats.
La candidate, arrivée en dernière position avec moins de 7 % des voix, a tout de même déposé un recours pour faire annuler le résultat de ces élections. « Vu qu’on remet en cause notre deuxième siège, nous avons voulu dénoncer plusieurs irrégularités, explique-t-elle. À savoir que mon fils qui a demandé procuration n’a jamais reçu de réponse, plusieurs personnes qui avaient procuration ont vu leur signature être manuscrite sur les registres alors qu’elles n’avaient pas encore voté, nous avons des photos avec deux personnes dans un isoloir… L’objectif, c’est simplement de faire respecter les règles. »
L’instruction a été clôturée le 24 avril et la date d’audience doit encore être fixée par le tribunal administratif de Montpellier, compétent pour juger les recours en la matière. « Nous avons répondu point par point au dossier de madame Carlin, souligne le maire, Armand Rivière. Nous ne sommes pas du tout inquiets, surtout quand on voit le score de l’élection. Les tribunaux ont peut-être autre chose à faire que juger ce genre de choses. »
Bédarieux : Dimitri Estimbre conteste « la sincérité du scrutin »
Un peu plus au nord du département, le candidat Dimitri Estimbre a, lui aussi, déposé un recours pour contester le résultat final de ces élections municipales à Bédarieux. Le postier de profession a été seulement battu de 22 voix par le maire sortant, Francis Barsse, alors que le dernier candidat, Alexandre Gesp-Lahugt (RN), n’a pas dépassé les 6 %.
« Nous ne contestons pas le faible écart de voix. Nous n’avons pas demandé de recomptage car nous avons pu observer que les opérations s’étaient bien déroulées lors du deuxième tour, précise Dimitri Estimbre. Mais 22 voix d’écart, ce n’est pas beaucoup tout de même et il suffit que certaines voix ne soient pas obtenues de manière propre pour faire pencher la balance d’un côté. On considère que notre dossier est suffisamment étayé pour contester la sincérité du scrutin. On aurait perdu de beaucoup, on aurait admis notre défaite, mais là, de ce que j’ai constaté, on ne peut pas le laisser passer. »
Dans les détails, il est reproché au camp Barsse d’avoir fait usage d’informations erronées lors de la campagne avec, notamment, des amalgames entre les idées de La France Insoumise et celles de Dimitri Estimbre. « Je suis très serein et ça ne m’inquiète pas plus que cela, fait savoir le maire de Bédarieux. Ce n’est que le jeu des élections. »
Lespignan : la fin de campagne pointée du doigt par Pascal Loubet
La nouvelle ère, à Lespignan, n’a pas débuté dans les meilleures conditions pour la nouvelle maire, Géraldine Escande. L’ancienne première adjointe du maire sortant qui ne s’est pas représenté, Jean-François Guibbert, a vu le résultat de son élection faire l’objet d’un recours. « M. Loubet a la défaite amère et ce n’est pas très constructif. Lespignan n’avait pas besoin de ça, nous verrons ce qu’en dira la justice », estime-t-elle, élue avec 50 voix d’avance sur Pascal Loubet, au soir du premier tour.
« Il y a eu un certain nombre d’actions virulentes en fin de compagne, dénonce ce dernier. Notamment dans le dernier jour, où nous avons été pris dans la nasse, sans la possibilité de répondre aux attaques de nos adversaires. Du contenu mensonger a été diffusé auprès de la population. Nous avons donc demandé l’annulation du scrutin pour que les habitants de Lespignan puissent retourner aux urnes afin de faire un choix éclairé. On n’a jamais contesté les résultats, mais nous estimons que, moralement, il y a quelque chose à défendre. »
Alors qu’elle devait également se terminer le 24 avril dernier, l’instruction du dossier a été prolongée jusqu’au 30 avril. « M. Loubet avance des éléments qui lui appartiennent mais qui ne sont pas fondés, se défend la nouvelle maire de Lespignan. Il parle d’attaques mais c’était seulement des réponses à des choses qu’il a lui-même dites. À aucun moment, nous n’avons été injurieux ou irrespectueux. »
Des recours à Cers, Magalas mais pas aux Avants Monts
Du côté de Cers, un recours a également été déposé par le maire sortant, Didier Bresson, battu par Olivier Palanque lors du deuxième tour de… huit voix. « On est dans l’attente, la date d’audience n’est toujours pas donnée », souffle l’ancien édile, sans donner davantage d’explications sur le fondé de son recours. À Magalas, où le nouveau maire Jean-Philippe Lapanouse a été élu grâce à une avance de 34 voix sur le sortant, Jean-Pierre Simo-Cazenave, un recours aurait également été déposé par ce dernier. Aucun des deux hommes n’a répondu aux sollicitations de Midi Libre pour s’expliquer.
La communauté de communes des Avants Monts – dont dépend Magalas – a aussi fait l’objet d’une contestation concernant l’élection du maire de Murviel-lès-Béziers, Sylvain Hager, à la tête de la collectivité. Un simple courrier a effectivement été envoyé, par un administré, au tribunal administratif qui n’a pas donné suite, a fait savoir la communauté de communes.
Les recours ont-ils une chance d’aboutir ?
Eclairage Concernant les communes de moins de 9 000 habitants, le tribunal administratif (TA) a trois mois pour se prononcer à compter de la réception de la protestation. Pour les plus grandes communes, le TA doit attendre la décision de la commission des comptes de campagne et des financements politiques pour se prononcer. Laquelle interviendra le 22 juillet, au plus tard. « Il faut que les vices et les manquements soient assez significatifs pour avoir une incidence sur le scrutin, éclaire Me Clément Crespy, avocat spécialisé en droit public, au barreau de Montpellier. Par exemple, si cela concerne une chronique sur les réseaux, est-ce que l’adversaire a eu le temps d’y répondre ? Si c’est un élément nouveau sur lequel on ne peut pas répondre, ça peut poser soucis. Si ces irrégularités altèrent la sincérité du scrutin, oui ça peut conduire à une annulation pure et simple. »
Source : www.midilibre.fr
Conclusion : L’équipe continuera à analyser les points saillants.

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