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29 avril 2026On a vu « Le Diable s’habille en Prada 2 », et c’est bien mieux que ce à quoi on s’attendait
Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « On a vu « Le Diable s’habille en Prada 2 », et c’est bien mieux que ce à quoi on s’attendait ».
Points essentiels de l’article
• Anne Hathaway, désormais journaliste émérite, revient chez Runway pour relever « le niveau éditorial » du magazine.
• Le film, réussi selon nous, intègre plein de références actuelles, des caméos de célébrités et explore les tensions entre journalisme traditionnel et rentabilité.
Lunettes noires sur le nez, escarpins aux pieds et répliques acerbes du bout des lèvres : la terrible Miranda Priestly est (enfin) de retour. Vingt ans après la sortie du Diable s’habille en Prada, Meryl Streep revient, ce mercredi 29 avril, dans la peau de la redoutable héroïne à l’occasion de son deuxième volet au cinéma.
Deux décennies plus tard, celle-ci n’a pas bougé d’un iota. Toujours aussi stylée, mais non moins infecte, la rédactrice en chef de Runway (magazine fictif de mode inspiré de Vogue, ndlr) dirige aussi de la même main de fer ses équipes. En revanche, le monde des médias n’est, lui, plus tout à fait le même. Le papier ne vend plus. Il faut penser le magazine différemment : contenus sponsorisés, vidéos pour scroller « sur la lunette des WC » (pour reprendre les mots de l’indéboulonnable bras droit de Miranda, Nigel), omniprésence des réseaux sociaux… À cela s’ajoute l’inévitable : un bon gros bad buzz.
En pleine tempête, le big boss de Miranda lui trouve une issue de secours. Son nom ? Andy Sachs (Anne Hathaway). Fini le travail d’assistante, cette dernière est aujourd’hui une observateur émérite. Chez Runway, où elle vient de prendre la tête du service reportages, elle a pour mission de remonter le niveau éditorial, n’en déplaise à Miranda.
Découvrez ci-dessous la bande-annonce :
Fidèle aux rivalités du premier opus, ce nouveau Diable s’habille en Prada a su également conserver ce qui a fait de son prédécesseur un classique : une plongée mordante dans l’univers de la mode à travers une série de « roasts », de caméos (dont ceux de Lady Gaga et Donatella Versace) et de looks flamboyants à gogo.
« Le journalisme compte encore, putain »
De nouveau aux manettes, David Frankel a, lui, fait le très bon choix, ici, d’ancrer plus que jamais ce second volet dans la réalité en multipliant les clins d’œil (plus ou moins appuyés, certes) à l’actualité, à commencer par la crise des médias. « Le journalisme compte encore, putain », s’emporte Andy, à la remise d’un prix. Son cri du cœur est compréhensible : à peine récompensée pour une série d’enquêtes, cette dernière apprend par texto qu’elle vient d’être virée de son job. La faute à quoi ? Un secteur tristement habitué à voir ses rédactions fermer les unes à la suite des autres.
Concentration des médias, coupes budgétaires, pression des annonceurs… Le Diable s’habille en Prada 2 n’évite aucun sujet. Le « vrai journalisme », comme le dit l’héroïne, existe-t-il encore ? Ce n’est pas là-dedans, en tout cas, qu’elle fera fortune. « La mode, c’est tout ce qui est rentable. Le seul secteur. Oublie le reste », la coupe Emily (Emily Blunt).
Celle qui a aussi fait ses armes auprès de Miranda en a fini avec les magazines féminins. Regardez plutôt comme la vie lui sourit chez Dior, d’où elle peut décider à sa guise de retirer la grande maison des pages publicitaires de Runway au moindre désaccord avec sa rédactrice en chef. Pour l’ancienne laissée-pour-compte, la revanche a sonné.
Jeff Bezos et Lauren Sánchez moqués
Dans cette mission, elle peut compter sur le soutien sans faille (et surtout financier) de son nouveau petit ami : le richissime Benji Barnes. Depuis qu’il a fait fortune dans le milieu de la tech, le milliardaire incarné par Justin Theroux est un autre homme, en partie grâce à Ozempic, la muscu et la chirurgie esthétique. Tout l’inverse de son ex-femme, une bienfaitrice discrète dans la presse campée par Lucy Liu, qui parcourt le monde pour aider son prochain grâce à l’argent du divorce. Vous voyez la ressemblance ? Elle serait Mackenzie Scott, lui Jeff Bezos. Sa nouvelle copine, la prétentieuse Emily ? Ni plus ni moins que Lauren Sánchez.
Depuis plusieurs années, les deux Américains tentent une incursion chez les people, comme en a témoigné leur fastueux mariage à Venise, leur financement du Met gala en 2026 ou un cliché de la mariée en Une de Vogue. Un dernier point que n’omet pas le film, dont une intrigue ravive aussi la rumeur du rachat de Condé Nast par le couple « bankable ».
Le retour de Dolce & Gabbana
À l’image de la promotion que zyeute Miranda, les clins d’œil au géant américain des médias lifestyle sont nombreux. Celle-ci n’est effectivement pas sans faire écho au nouveau poste de la star dont elle s’inspire, Anna Wintour. Libérée de ses fonctions de rédactrice en chef de Vogue, elle est passée à la direction éditoriale mondiale des marques du groupe, en 2025.
Plus loin, c’est à un autre sujet brûlant dans l’industrie de la mode auquel le film renvoie : le retour controversé de Dolce & Gabbana. Pourtant en disgrâce après de multiples scandales racistes, sexistes et homophobes, la griffe italienne a récemment opéré une refonte médiatique, en partie grâce aux Kardashian.
Kim s’est alliée aux créateurs italiens le temps d’une collection, Kourtney les a entièrement missionnés pour son mariage avec Travis Barker, en Italie, où les invités avaient reçu le mémo d’être vêtus de noir. Marrant : dans le film, leur tour de force se joue dans le dress code d’une cérémonie mortuaire. Prada ou Dolce & Gabbana ? Le diable a, ici, l’embarras du choix.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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