
Entre Washington et Téhéran, l’impasse perdure
29 avril 2026
Sébastien Lecornu « fait du bricolage mais surtout il n’a pas d’idées », estime Sébastien Chenu (RN)
29 avril 2026Analyse : Les rédacteurs ont identifié les éléments essentiels de cette actualité.
Un résumé concis de « quand la Maison Blanche imagine Donald Trump en monarque aux côtés de Charles III » selon notre équipe.
Récapitulatif des informations
Alors que le souverain britannique est en visite d’État à Washington au côté du président américain, le compte X de la Maison Blanche a partagé un cliché des deux hommes souriants avec un message: « Deux rois » et une couronne. De quoi alimenter un peu plus le mouvement « No Kings », dénonçant le goût grandissant de Donald Trump pour la personnification du pouvoir.
Un monarque britannique et un prétendant au trône des États-Unis? La Maison Blanche a publié, ce mardi 28 avril, sur son compte X une photo de Donald Trump et de Charles III avec le commentaire « DEUX ROIS » (sic) accompagné d’une petite couronne.
Un nouveau message du président américain, aussi bien provocateur vis-à-vis de ses détracteurs lui reprochant de personnifier de plus en plus le pouvoir, que révélateur de « l’admiration béate » que porte Donald Trump « à la monarchie et aux Windsor », comme le confiait à BFMTV ce lundi Marc Roche, correspondant à Londres pour Le Point et auteur de Ma vie chez les Windsor, Les derniers secrets de Buckingham .
« No Kings »
Le président américain est souvent accusé de tendances autoritaires par ses opposants, qui se réunissent lors de manifestations ayant pour mot d’ordre « No Kings » (Pas de rois en français, NDLR) rappelant que l’Amérique est née du rejet de l’absolutisme.
Les adversaires de Donald Trump lui reprochent de dénaturer la présidence, en allant contre l’équilibre des institutions, en personnifiant sa fonction à l’excès et en lançant des chantiers clinquants, qui vont à l’encontre de la relative sobriété observée par ses prédécesseurs.
Interrogé par une reporter américaine quelques heures après la tentative d’assassinat dont il a été la cible lors du dîner de gala des corresponsants de la presse étrangère, Donald Trump s’était emporté et avait qualifié de « honteuse » cette dernière après qu’elle avait cité le manifeste du suspect et évoqué la participation de ce dernier à l’une des manifestations « No Kings » dans le passé. « Je ne suis pas un roi. Si j’étais roi, je ne m’occuperais pas de vous », avait glissé le président américain à la journaliste spécialisé.
« Regarde, le jeune Charles, il est si mignon »,
Dans un discours ce mardi à la Maison Blanche, le dirigeant républicain a évoqué les pères fondateurs des États-Unis, qui ont rompu avec la Couronne britannique. George Washington et John Adams « seraient absolument scandalisés, mais seulement pour un instant », en voyant le roi d’Angleterre reçu avec autant de faste, a lancé Donald Trump.
Ce dernier a également évoqué ce trait de famille qui semble le lier à sa propre mère, immigrée écossaise, qui était toujours « rivée à la télé » pour suivre la famille royale britannique et assure qu’elle avait même un « faible » pour le fils de la reine Elizabeth II.
« Je me souviens très clairement l’entendre dire ‘Charles, regarde, le jeune Charles, il est si mignon' », se remémore Donald Trump devant le souverain britannique, balançant entre le rire et la gêne.
Charles III, lui, a en tout cas visiblement bien en tête le sort réservé par les Américains à ses aïeuls royaux ayant conquis et dirigé le pays avant sa déclaration d’indépendance il y a tout juste 250 ans.
Ce dernier, entre autres plusieurs piques ayant fait rire la salle du dîner d’État de mardi soir, a taquiné ses alliés d’outre Atlantique en considérant que ce repas était « une amélioration considérable par rapport à la Boston Tea Party », précédant la guerre d’indépendance américaine, lorsqu’en 1773 des colons avaient jeté à la mer des cargaisons de thé britannique.
Ou encore plaisanté au sujet des « réajustements » de la Maison Blanche concernant le projet coûteux de salle de bal défendu par le milliardaire républicain. « Je suis au regret de dire que nous, les Britanniques, avons bien sûr tenté notre propre projet de réaménagement immobilier de la Maison Blanche en 1814 », a-t-il lancé. Cette année-là, les Tuniques rouges avaient incendié le bâtiment.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Notre rédaction vous tiendra informés des changements importants.

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