
La délégation iranienne annule sa présence au congrès de la Fifa après des « insultes » à l’aéroport de Toronto
29 avril 2026
Nicolas Sarkozy de retour à la barre pour répondre aux accusations de Claude Guéant
29 avril 2026Analyse : Une équipe d'experts a étudié cette information et partage son avis général.
Notre équipe analyse l'article « retour sur des siècles de combat contre les « patois » » pour en tirer les points essentiels.
Faits marquants
Blocages de lycées en Corse, revendications sur l’enseignement immersif : la mobilisation pour les écoles « Scola Corsa » remet sur le devant de la scène la question des langues régionales. Une lutte qui s’inscrit dans une histoire de France marquée par une volonté de centralisation, de la Touraine royale à la Révolution de 1789.
Mardi, plusieurs établissements scolaires corses ont été bloqués par des lycéens pour soutenir l’avenir des écoles immersives, baptisées « Scola Corsa ». Au-delà de cette revendication locale sur le financement des salaires des enseignants, ce mouvement remet en lumière le combat historique de la France contre ses langues régionales.
Les lycéens corses ont fait entendre leur voix cette semaine. En bloquant les accès aux établissements avec des poubelles et en déployant des banderoles proclamant « Lingua faci populu » (« La langue fait le peuple »), ils ont dénoncé l’inquiétude grandissante concernant l’avenir des écoles où l’enseignement est dispensé en langue corse. Le cœur du problème: l’État ne serait pas prêt à payer les salaires des enseignants, alors qu’il s’y était engagé.
L’imitation du roi: l’origine du mépris pour les « patois »
Cet épisode n’est qu’un énième chapitre de la bataille pour les langues régionales en France, un pays qui a toujours entretenu une relation difficile avec ses diversités linguistiques.
L’origine du français, que l’on appelait autrefois le « Françoy », puise ses racines en Touraine. Pourquoi cette région? C’est là que les rois passaient le plus clair de leur temps, notamment pour chasser. La règle était simple: le « bon » français était celui que le roi parlait. Ses sujets devaient alors imiter sa prononciation, ses mots et son accent. C’est de cette époque que vient le mépris historique pour les patois.
L’anecdote d’Henri IV, arrivé sur le trône à la fin du XVIe siècle, illustre bien cette centralisation. Originaire de Pau, le souverain débarque à Paris avec un accent du Sud-Ouest et des expressions gasconnes si prononcées qu’il était parfois incompris. Pourtant, en tant que roi, il a fini par imposer son usage et son accent, devenant le modèle à imiter.
1789: la Révolution ou l’uniformisation linguistique
Mais le vrai tournant de cette uniformisation est politique. En 1789, à l’aube de la Révolution, la France est loin d’être un pays unilingue. Sur 28 millions d’habitants, seulement 3 millions parlaient le français (environ 10%). Le reste de la population s’exprimait dans des dialectes locaux.
Le français était alors la langue des riches et des citadins. Pour centraliser le pouvoir politique autour de Paris, la Révolution décide d’imposer le français sur tout le territoire, jusque dans les campagnes. La méthode est radicale: en 1794, un décret est adopté pour « anéantir tous les patois » et impose la rédaction de tous les actes officiels en français. Une stratégie qui a porté ses fruits, bien que lentement. En 1900, 25% des Français parlaient encore une langue régionale. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 3%.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

9999999
/2026/04/29/69f26399cac14460987850.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)