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29 avril 2026« Une guérilla, c’est extrêmement difficile à combattre pour une armée traditionnelle », dit Anna Sylvestre-Treiner
Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « « Une guérilla, c’est extrêmement difficile à combattre pour une armée traditionnelle », dit Anna Sylvestre-Treiner ».
Ce qu’il faut observer
« L’armée malienne, ça fait très très longtemps qu’elle est en difficulté », explique Anna Sylvestre-Treiner, cheffe du service Afrique du journal Le Monde, sur France Inter, mercredi 29 avril, quatre jours après une attaque sans précédents de groupes armés contre la junte militaire, imputées aux djihadistes du JNIM alliés aux indépendantistes touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA). « C’est une guérilla, ce sont des centaines et des centaines d’hommes, un peu partout dans le pays, qui ne sont pas organisés comme une armée traditionnelle, et qui vont tout à coup se rassembler, attaquer une ville, puis se disperser. C’est extrêmement difficile à combattre pour une armée traditionnelle », souligne la correspondant.
Le chef de la junte au Mali, Assimi Goïta, s’est exprimé mardi, pour la première fois depuis le début des attaques. « La situation est maîtrisé », a-t-il assuré, tout en reconnaissant une situation d’« extrême gravité » pour le pays et en appelant la population à ne pas céder à la « division ». « Il est réapparu, il est allé rendre quelques visites, et puis il est réapparu à côté d’un homme qui s’appelle Igor Gromyko et qui est l’ambassadeur de Russie au Mali, et il nous a dit ‘voilà, tout va bien’, difficile cela dit de le croire », affirme Anna Sylvestre-Treiner.
« Quand un capitale tombe, un pays tombe »
Les groupes paramilitaires russes se sont retirés d’une partie du nord du Mali. « Il y a eu cet accord entre les indépendantistes du Nord et les mercenaires russes pour qu’ils puissent quitter Kidal, cette ville qui vient d’être prise, avec les armements, et selon nos informations, ils ont quitté Kidal en laissant leurs alliés de l’armée malienne derrière eux », explique la cheffe du service Afrique du Monde. « Cela dit, la junte au pouvoir au Mali dit que oui, ils leur sont utiles et que leur partenariat va extrêmement bien, pour eux pas de souci », poursuit-elle.
Le JNIM a menacé, mardi, d’imposer un blocus sur les entrées de la capitale malienne Bamako, selon une vidéo d’un de leurs porte-paroles. « En général, quand une capitale tombe, un pays tombe », souligne Anna Sylvestre-Treiner.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

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